Le mois de février est venu rappeler aux banquiers centraux et aux marchés que le processus de désinflation allait être probablement un peu plus chaotique qu’espéré. En particulier, l’inflation des services maintient toujours l’inflation globale à des niveaux élevés. En conséquence, les taux d’intérêt ont repris leur ascension alors même que les marchés actions restaient relativement robustes. Les volatilités actions ont rebondi périodiquement mais pour se situer néanmoins à des niveaux bien plus modestes que ceux connus en 2022. Les anticipations de taux pour la Réserve fédérale se sont ainsi drastiquement redressées, le marché anticipant alors des taux Fed funds bien au-dessus de 5% pour la fin de l’année 2023.
Le graphique ci-contre montre l’évolution du taux des Treasuries 2 ans (proxy des anticipations sur la Fed) et le Ted spread. Ce dernier mesure l’écart entre le taux auquel les banques se prêtent entre elles et le taux auquel emprunte l’Etat américain. Le Ted spread indique dans quelle mesure les grandes banques se font mutuellement confiance.
La banque centrale remonte son taux de dépôts à 3% et le taux de sa facilité de financement à 3,5%, en dépit des inquiétudes entourant le secteur bancaire et Credit Suisse.
Alors que les ONG s'inquiètent de voir la préservation de la biodiversité sacrifiée sur l'autel de la souveraineté, les Etats jurent être capables de tout concilier. Les deuxièmes Rencontres de la biodiversité organisées par L'Agefi le 16 mars à la Maison de l'Océan à Paris seront l'occasion de décrypter les plans d'actions des investisseurs sur ce thème.
Le ministre des Finances, vivement critiqué par l’opposition, a annoncé des mesures pour relancer l’emploi et l’investissement des entreprises et maintenu les aides aux ménages. Le pays échapperait à la récession cette année.
Les ménages français et européens ont adapté leur comportement à la forte hausse des coûts de l'alimentation, mais celle-ci aura à son tour un impact sur la dynamique globale des prix.
La chute de la banque californienne peut jouer sur les corrélations entre actifs en forçant à réévaluer les scénarios économiques, mais l'inflation restera le principal facteur de corrélation à court terme.
Prise entre une inflation élevée, les dissensions à son conseil et les interrogations sur le système bancaire, la Banque centrale européenne est toujours censée augmenter ses taux d'un demi-point ce jeudi.
La réforme du marché de l'électricité présentée mardi par la Commission européenne constitue une avancée mais ne modifiera pas le modèle de tarification marginale décrié par la France.
Les investisseurs anticipent désormais une pause de la Fed et une baisse des taux jusqu’à 4% en fin d’année. Une situation inconfortable dans le contexte d’inflation.
En réaction au choc SVB, son dispositif pour sauver les banques américaines s’apparente aux facilités déployées pendant le Covid, et à une forme de quantitative easing (QE).
Le secteur bancaire continue d’être durement touché par les craintes de répercussions de la défaillance de la Silicon Valley Bank. Les taux souverains chutent également.
Les nombreuses start-up clientes de la banque américaine en faillite pourront accéder à leur argent, ont assuré la secrétaire au Trésor et le président de Fed. HSBC a de son coté annoncé la reprise de la filiale britannique de la Silicon Valley Bank pour une livre sterling.
L'effondrement de Silicon Valley Bank ravive les craintes de liquidité dans le secteur bancaire. Les business models passent au révélateur de la hausse des taux.