Inflation
Retrouvez toute l’actualité en lien avec la hausse des prix (publications de l’Insee, d’Eurostat, de l’indice IPH, du PCE américain) et nos analyses sur les causes de l’inflation, ses conséquences sur l’économie, sur la politique monétaire (BCE, Fed) et sur les marchés (Bourses, marché de taux, devises).
La Banque du Japon a maintenu son taux directeur inchangé vendredi, et tenu un discours volontairement «restrictif» en laissant entrevoir une hausse de taux en septembre ou en octobre, quelques heures seulement après que les autorités ont décidé de nouvelles interventions sur les marchés des changes, apparemment avec les Etats-Unis, pour soutenir le yen. Les effets réels sur la devise et sur les anticipations de taux apparaissaient toutefois encore limités.
L’inflation a légèrement augmenté en zone euro en juillet, moins rapidement que dans l’Hexagone. Dans les deux cas, la hausse des prix est notable dans les services - en parallèle du rebond des prix dans l’énergie - ce qui devrait renforcer les arguments en faveur d’une nouvelle hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) en septembre.
La croissance des moteurs que sont l’investissement et la consommation reste soutenue. Sans relancer l’inflation sous-jacente en juin, au vu des indices liés aux dépenses PCE également publiés jeudi. De quoi faire patienter les marchés et envisager un nouveau statu quo de la Fed en septembre.
Comme la quasi-totalité des analystes le prévoyaient, la Banque d’Angleterre (BoE) a maintenu inchangé son taux directeur à 3,75% jeudi, soit un statu quo pour la cinquième réunion consécutive. Mais le vote est passé à seulement 6 voix contre 3.
La salve de statistiques officielles publiées jeudi a apporté de bonnes nouvelles sur l’évolution générale de l’économie au deuxième trimestre. La Banque centrale européenne (BCE) sera d’autant plus attentive à l’évolution de l’inflation d’ici à sa réunion monétaire du 10 septembre.
La banque centrale américaine a maintenu mercredi ses taux directeurs inchangés, dans une fourchette de 3,5% à 3,75%, à l'issue d'un vote à neuf voix contre trois en faveur d'une hausse immédiate.
Certains décideurs de la Banque centrale européenne (BCE) s’alarment des risques d’effets de «second tour» via une boucle prix-salaires, après la hausse de l’inflation énergétique liée au conflit en Iran. Les hausses de salaires anticipées au travers du «wage tracker» publié mercredi resteraient pourtant a priori modérées.
Entre les discours plus restrictifs de Kevin Warsh et les tensions en Iran, les marchés ont relevé à près de 40% la probabilité d’une hausse de taux ce mercredi à l’issue de la réunion du Comité de politique monétaire de la Fed. Une telle hausse surprise, non téléguidée par le président de la banque centrale, serait une première en dehors des périodes de crise.
Les prêts aux entreprises non financières ont continué sur leur lancée en rythme annuel avec +4% en juin comme en mai, tandis que les prêts aux ménages ont progressé au rythme de 3% sur un an pour le septième mois de suite.
Les Etats-Unis ont arrêté leurs frappes sur l’Iran pour laisser sa chance à la diplomatie. Le cours du Brent s’éloigne des 100 dollars touchés la semaine dernière mais il demeure très volatil.
L’administration américaine a instauré de nouveaux droits de douane de 10% ou 12,5% au nom de l’article 301 du Trade Act contre le travail forcé. Un cadre juridique qui inscrit la guerre tarifaire dans la durée.
La banque centrale joue la montre avant une très probable hausse de taux en septembre, le temps d’avoir les données pour la justifier. Le Conseil des gouverneurs donne cependant l’impression de se satisfaire de voir les marchés anticiper, voire guider ses décisions. Malgré des taux à 10 ans au plus haut depuis longtemps.
La banque centrale laisse son principal taux directeur à 2,25% en dépit du récent rebond du prix du pétrole.
La devise nippone est au plus bas depuis 40 ans, malgré des interventions massives. La Banque du Japon ne semble pas en mesure d’y remédier de façon crédible. Les écarts de taux encouragent toujours plus les stratégies de portage sur les marchés mondiaux, avec les risques qu'un débouclage soudain comporterait.
Légèrement en dessous des attentes, l’indice des prix à la consommation britannique donne des signes de modération bienvenue alors que le nouveau premier ministre souhaite s’attaquer au coût de la vie.
Les marchés de taux intègrent un statu quo pour la réunion monétaire de jeudi, au motif que le Conseil pourrait se donner le temps d’évaluer la véritable transmission du choc énergétique à l’inflation. Ils sont cependant persuadés que la BCE procédera à deux hausses de taux ensuite.
Face à la répétition des vagues de chaleur, l’Europe subit un choc d’offre structurel qui détruit la productivité du travail à court terme et menace d’asphyxier l’investissement à long terme. En France, ce scénario de crise pourrait coûter plus de 270 milliards d’euros cumulés d’ici à 2030.
Les anticipations d’inflation à long terme des ménages japonais ont atteint un plus haut depuis 2006. Mais on sait que ces anticipations montent le plus souvent avec le constat de la hausse des prix au quotidien, notamment des prix de l’énergie et de l’alimentation. Le débat reste ouvert sur l’évolution des prix au Japon à long terme.
Kevin Warsh semble prendre un peu plus de distance avec le président Donald Trump à chaque sortie. Les marchés se montrent globalement convaincus, même si la baisse de l’inflation plus forte qu’attendue en juin a fait diminuer le risque d’avoir deux hausses de taux cette année.
La France subit une combinaison de facteurs climatiques et économiques qui auront pour conséquence une réduction importante de la production de maïs et une hausse probable des prix.