Nos articles d’actualité et d’analyse sur la banque centrale américaine (la Réserve fédérale ou Fed), sur les déclarations de ses principaux dirigeants, sur ses annonces de politiques monétaires (évolution des taux directeurs, programmes de liquidité ou de rachats d’actifs, suivi de l’inflation).
Les droits de douane imposés par l’administration Trump en 2025 auraient augmenté l’inflation «Core PCE» de 0,8 points de pourcentage sur un an. D’autres économistes restent cependant dubitatifs sur la fin des répercussions, notamment parce que les entreprises américaines ont continué à déstocker jusqu’en février ou mars des biens acquis avant l’été 2025.
Les marchés ont signifié leur déception vendredi après la visite à Pékin du président américain Donald Trump, dont ils espéraient une issue au blocage du détroit d’Ormuz. Entre la hausse des cours du pétrole et les possibles réactions des banques centrales, ou le risque de coûts budgétaires pour les Trésors aux Etats-Unis comme dans de nombreux autres pays, les taux ont grimpé à des plus hauts depuis un an.
Son mandat de président de la Fed se termine ce vendredi 15 mai. Il aura fait l’objet de critiques sur son biais plus «accommodant» en 2021. Des critiques cependant plus faciles a posteriori au vu de la complexité des chocs exceptionnels auxquels il a été confronté depuis 2020. Et que le banquier central a réussi à piloter en évitant les récessions.
Le prochain patron de la Reserve fédérale incarne moins une rupture qu’une nostalgie, relève Gilles Moëc, chef économiste d’Axa, celle d’une Fed des années 1990, centrée sur la stabilité des prix, réticente aux bilans hypertrophiés, méfiante envers les outils non conventionnels et attachée à une séparation nette entre politique monétaire et politique budgétaire.
Non contents d’avoir arrêté de valoriser des baisses de taux depuis mi-mars, les marchés à terme se sont même mis à valoriser une hausse partielle de taux d’ici à la fin de l’année 2026…
Les anticipations d’inflation mesurées sur les différents marchés, comme les swaps ou les obligations indexées, ont complètement divergé au début de la guerre en Iran. Cela traduit une demande institutionnelle accrue de protection contre l’inflation à court terme, mais sans changement notable des attentes à moyen et long termes.
La devise qui fait l’objet d’une spéculation depuis des mois s’était affaiblie après la décision de la Banque du Japon, le 28 avril, de laisser son taux inchangé. Or, la devise nippone semble avoir été soutenue ces derniers jours par des achats massifs. Mais les investisseurs doutent de l’efficacité d’une telle action.
Les prévisionnistes interrogés par L’Agefi ont relevé leurs prévisions de taux à 10 ans pour toutes les géographies dans six mois, mais pas toutes dans des proportions importantes. Ils annulent également a priori la perspective d’une baisse de taux de la Fed avant fin octobre. Et remontent un peu leurs espoirs pour le yen.
La Réserve fédérale américaine maintient ses taux inchangés mais conserve un « biais accommodant ». Jerome Powell restera gouverneur de l'institution pour une durée indéterminée à la fin de son mandat de président.
La réunion du dernier FOMC puis la dernière conférence de presse présidées par Jerome Powell seront scrutées de près mercredi. Moins pour la décision d’un très probable statu quo que pour les messages qui en ressortiront sur le positionnement plus ou moins restrictif de la Fed avant l’arrivée de Kevin Warsh.
L’audition devant la Commission bancaire du Sénat du candidat choisi par Donald Trump pour présider la Fed après le 15 mai a été animée mardi. Elle a confirmé que sa nomination officielle devrait être retardée en raison du différend concernant l’enquête pénale visant Jerome Powell, que le sénateur républicain Thom Tillis considère comme une attaque contre l’indépendance de la banque centrale.
Le candidat de la Maison-Blanche à la succession de Jerome Powell est a priori bloqué par la Commission bancaire du Sénat devant laquelle il sera auditionné ce mardi. Sa nomination ne semble pas pouvoir intervenir tant que le Département de la Justice maintiendra une procédure pénale contre Jerome Powell.
Les prix à la consommation ont grimpé en flèche en mars aux Etats-Unis, tirés par la flambée des tarifs de l’essence. Et l’inflation sous-jacente fait également montre de nouveaux soubresauts malgré la morosité de l’économie américaine.
Les grands investisseurs sont revenus massivement sur les taux mercredi, mais le rallye a suivi différentes stratégies : sur le plus court terme aux Etats-Unis, plus risqué en Europe avec la dette italienne. Et le mouvement ne semble pas devoir se poursuivre suffisamment pour revenir aux niveaux d’avant-guerre.