Toute l’actualité économique de la zone euro (PMI, inflation, croissance, chômage, confiance des ménages, dépenses) et de ses principaux membres (Allemagne, Espagne, France, Italie).
Trois instituts de conjoncture, dont l’Ifo, ont revu en nette hausse leurs prévisions de croissance pour 2026 et 2027. Une bonne nouvelle pour le chancelier Friedrich Merz, à quelques jours d’une élection régionale à haut risque.
L’institut de conjoncture économique prévoit désormais 1,4% de croissance cette année et 1,2% en 2027 grâce aux effets des plans de relance et à l’activité soutenue à l’international, permettant de compenser les effets des prix élevés de l’énergie.
L’inflation devrait rester bien au-dessus de la cible de 2% jusqu’au premier trimestre 2027, à cause de la hausse des prix effective sur l’énergie et celle à venir sur les denrées alimentaires. Malgré un ralentissement de l’inflation dans les services, cela confirme la probabilité d’une hausse de taux de la Banque centrale européenne dès le 10 septembre.
La croissance du secteur est repartie en Allemagne avec une hausse des carnets de commandes, selon les indices PMI, mais la reprise en France ne convainc pas tandis que l’activité se contracte en Espagne et Italie.
Les nouvelles tensions au Moyen-Orient ont fait remonter les cours des énergies fossiles lundi, de plus de 2% pour le pétrole et de près de 4,6% pour le gaz naturel européen TTF, qui supplante ainsi l’or noir comme risque inflationniste en Europe à l’approche de l’hiver. A moins que des prix ainsi trop élevés ne finissent par éliminer la concurrence asiatique sur la demande.
Bien qu’un peu plus faible qu’attendu, ce chiffre dépasse toujours la cible de 2% de la BCE, ce qui pourrait donner un argument supplémentaire à la banque centrale pour augmenter ses taux dès septembre.
Avec une croissance révisée de +0,2% à 0% pour le deuxième trimestre, l’Hexagone est passé tout proche de la récession technique. Avec une inflation en hausse en France comme ailleurs en Europe, la Banque centrale européenne (BCE) devrait remonter ses taux dès septembre, ce qui n’arrangera pas les finances publiques.
Le produit intérieur brut à fin juin a finalement été gonflé par des exportations nettes supérieures aux attentes. L’indice Ifo montre aussi une amélioration du climat des affaires, et un début de reprise de l’économie allemande après plusieurs années décevantes.
Les conséquences économiques des températures et de la sécheresse exceptionnelles cet été sont à venir. Les impacts sont multiples, du niveau bas des rivières à l’effet négatif sur la productivité en passant par les rendements agricoles. Elles touchent de nombreux secteurs, avec des répercussions sur la croissance et l’inflation, qui s’ajoutent aux prix élevés du pétrole et du gaz.
Les indices PMI flash montrent une légère accélération de la croissance en août, surtout portée par le rebond manufacturier, en dépit du Moyen-Orient et de la canicule en Europe. L’emploi se reprend tandis que les pressions sur les prix s’apaisent.
Les prix du gaz naturel sur le marché européen ont bondi à un plus haut depuis 2023, ravivant le spectre d’une nouvelle crise énergétique. Les stocks de cette source d’énergie toujours très importante pour l’Europe, car pilotable, sont au plus bas.
Les taux longs atteignent des niveaux inédits depuis parfois des décennies aux Etats-Unis, comme en Europe et au Japon, avec une repentification des courbes. La poursuite du conflit au Moyen-Orient fait craindre une inflation persistante tandis que les trajectoires budgétaires ne s’améliorent pas. Le rendement de l’OAT 10 ans a atteint 4,06%.
Le PIB a progressé de 0,4% au deuxième trimestre par rapport au premier, confirmant une première estimation et la résistance de l’union monétaire malgré le conflit au Moyen-Orient.
Les économistes ont revu en légère hausse leurs prévisions de croissance pour la France et l’Allemagne après les données du deuxième trimestre. Mais l’incertitude demeure. La sécheresse en Europe s’ajoute désormais au conflit au Moyen-Orient.
L’indice PMI manufacturier définitif confirme sa reprise en juillet à un plus haut depuis avril. Mais la croissance est surtout soutenue par les commandes passées. La dynamique reste faible notamment en France, en Italie et en Espagne. Point positif, les tensions sur les prix diminuent.
L’inflation a légèrement augmenté en zone euro en juillet, moins rapidement que dans l’Hexagone. Dans les deux cas, la hausse des prix est notable dans les services - en parallèle du rebond des prix dans l’énergie - ce qui devrait renforcer les arguments en faveur d’une nouvelle hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) en septembre.