Toute l’actualité économique de la zone euro (PMI, inflation, croissance, chômage, confiance des ménages, dépenses) et de ses principaux membres (Allemagne, Espagne, France, Italie).
Les prix à la consommation ont progressé de 4% sur un an dans la zone euro en octobre, portés par l’énergie. Mais l’inflation sous-jacente reste stable à 2,5%. Malgré l’absence d’effets de second tour, le marché et certains membres de la BCE anticipent une troisième hausse de taux en décembre.
Le PIB a augmenté de 0,4% au troisième trimestre, plus que le chiffre de 0,2% anticipé, mais ralentit par rapport à la croissance de 0,6% enregistrée au deuxième trimestre. Avec des situations très contrastées, notamment entre la France et l’Irlande.
Malgré une décision unanime de ne pas remonter les taux pour l’instant, les gouverneurs de la banque centrale ont envoyé le message d’un nouveau resserrement le 17 décembre. Sauf accident sur la croissance, le mouvement devrait même se poursuivre malgré les hausses de taux longs déjà restrictives.
Alors que la Banque centrale européenne a laissé ses taux inchangés le 29 octobre, l’économiste Europe de Bank of America (BofA) estime que la BCE, en étant trop restrictive, risque d’obérer la croissance de la région, si ce n’est pas déjà le cas.
La Banque centrale européenne a laissé jeudi ses taux inchangés à 2,5% lors de sa réunion de politique monétaire. La remontée des taux longs et l'écartement des spreads sur le marché obligataire effectuent le travail de resserrement monétaire à sa place.
La croissance annuelle des prêts bancaires aux entreprises est ressortie stable en septembre malgré une baisse des flux nets mensuels, notamment sur les prêts longs supérieurs à 5 ans. L’enquête trimestrielle sur les banques (Bank Lending Survey, BLS) de la Banque centrale européenne (BCE) signale un nouveau ralentissement pour le quatrième trimestre pour les prêts aux entreprises comme aux ménages.
D’un côté, la croissance résiste et l’inflation énergétique augmente. De l’autre, la hausse des taux longs prend le relais de la Banque centrale européenne dans le resserrement des conditions financières. L’institution devrait rester l’arme au pied jeudi, sans proposer d’intervenir sur les taux français.
Bruxelles conclura d’ici à fin décembre les versements de la Facilité pour la reprise et la résilience, pour un total de 573 milliards d’euros injectés sous forme de subventions et de prêts dans l’économie de l’Union européenne (UE) depuis 2021. Les Etats membres avaient jusqu’à fin septembre pour faire leurs dernières demandes.
Pour le troisième mois consécutif, la production industrielle a baissé en zone euro comme dans l’Union européenne. Les pays les plus touchés sont la Belgique, l’Irlande et le Portugal.
Le Fonds monétaire international a légèrement revu à la hausse ses prévisions de croissance grâce notamment à l'importance des investissements dans l'IA. Plusieurs éléments menacent toutefois la bonne tenue de l'économie mondiale.
Les marchés monétaires sont longtemps restés plutôt calmes en zone euro, sous l’effet des achats de la Banque centrale européenne (BCE) en 2020-2022. Aujourd'hui, la volatilité sur les taux interbancaires fait ressurgir le spectre d’une instabilité financière.
L’euro a touché lundi un plus bas depuis mai 2025, quand la région pouvait sembler affaiblie par les droits de douane imposés par le président Donald Trump. Entre les problèmes budgétaires de la France et la hausse des taux plus générale liée au pétrole, une équation plus compliquée se dessine pour la zone euro à court terme.
Alors que l’Etat néerlandais approche de la fin du processus de vente de ses parts dans ABN Amro, le nombre de banques encore détenues par des Etats à la suite d'une nationalisation est désormais réduit à peau de chagrin.
Certains économistes essaient de prendre du recul par rapport au pessimisme ambiant en France. Stéphane Colliac, chez BNP Paribas, rappelle notamment une série d’avantages structurels devant permettre de soutenir la croissance.
Les deux pays réclament l’activation en urgence des mesures de sauvegarde pour rétablir une concurrence normale, et espèrent entraîner d’autres pays de l’Union, afin de sauver des secteurs industriels en crise. Les derniers chiffres sont inquiétants.
Les conditions pour que la Banque centrale européenne utilise son outil anti-fragmentation ne semblent pas encore réunies. Lorsque cet instrument a été créé en juillet 2022, le spread entre les taux à 10 ans italien et allemand (BTP-Bund) avoisinait les 250 points de base, un niveau supérieur à l’écart actuel de 150 points de base entre la France et l’Allemagne.
Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a annoncé ce lundi 5 octobre au matin la dissolution des Cortes, le parlement national, et la convocation d’élections générales anticipées.