Toute l’actualité économique de la zone euro (PMI, inflation, croissance, chômage, confiance des ménages, dépenses) et de ses principaux membres (Allemagne, Espagne, France, Italie).
Les tendances du crédit se sont améliorées en mai, avec une croissance annuelle des prêts au secteur privé repassée à +3,3%, portée par une reprise des prêts aux entreprises.
L’indice Ifo du climat des affaires a progressé modérément pour le deuxième mois consécutif en juin. Toutefois, la hausse limitée des anticipations souligne la prudence des entreprises quant à une détente durable du conflit au Moyen-Orient.
Le ministre la Défense allemand a annoncé que le programme d'achat de frégates Rheinmetall serait remplacé par un autre programme de navires construits par TKMS, une autre entreprise allemande.
L'indice PMI composite de la zone euro est remonté à 49,5 en juin, contre 48,5 en mai, selon les données provisoires publiées par S&P Global et la Hamburg Commercial Bank. Le repli de l'activité s'est en revanche accentué en Allemagne.
A l’image du chef économiste Philip Lane, les dirigeants de la banque centrale ont cherché à justifier à la fois la première hausse de taux de juin et la deuxième attendue assez rapidement par les marchés.
Face à la fragmentation des marchés européens, la présidente de France Assureurs défend un marché unique accessible à tous plutôt qu’un produit unifié imposé.
Porté par l'espoir d'une fin prochaine du conflit en Iran et d'un reflux des prix de l'énergie, l'indice ZEW a fortement rebondi en juin, repassant en territoire positif.
La banque centrale a augmenté ses taux directeurs de 25 points de base, comme attendu. Une hausse présentée par Christine Lagarde comme un signal et non comme une hausse préventive. Elle ne donne pas d’indication sur ses prochains mouvements. Le marché en attend deux autres cette année.
La logique économique voudrait que la banque centrale remonte ses taux jeudi 11 juin de manière «préventive», sans annoncer la suite. Mais la logique monétaire amène plus souvent l'institution de Francfort à conforter ou orienter les marchés sur des vues restrictives pour lutter contre l’inflation.
Entre une moindre participation à l’économie en 2023 et 2024, et des niveaux d’épargne toujours aussi élevés, le secteur de l'immobilier et de la construction pourrait apporter une petite contribution positive par un simple effet de rattrapage en 2026 ou en 2027.
L'indice PMI composite de la région a nettement moins baissé le mois dernier qu'anticipé par une première estimation publiée le 21 mai. La dégradation reste particulièrement marquée en France.
L’inflation HICP a augmenté de 3% à 3,2% sur un an en mai, à cause d’effets de base liés aux prix de l’énergie, mais sans pratiquement bouger sur un mois. Sur la période, les prix de l’énergie ont même reculé de 1,1%.
Les banques européennes n’ont pas forcément beaucoup resserré leurs conditions de crédit, les prêts au secteur privé ayant continué à progresser à un bon rythme en avril. En revanche, les agrégats monétaires comme M3 ont vu leur rythme de croissance fortement ralenti pour des raisons techniques comme les transferts des dépôts vers de l’épargne longue.
Le dernier rapport de stabilité financière analyse le levier croissant des hedge funds sur les marchés obligataires souverains via les stratégies d’arbitrage dites «basis trade». Des positions massives financées par les marchés de «mise en pension» («repo»), qui font peser un risque de ventes forcées et de volatilité accrue en périodes de stress.
Avec l'effet Golfe, les relais de croissance encore existants ne permettent plus de croire à un retour au potentiel en 2027, estime Sylvain Broyer, chef économiste EMEA, S&P Global Ratings.
L’activité privée a même chuté en zone dangereuse en mai pour l’Hexagone, notamment pour l’indice PMI «flash» des services (42,9), tandis que le secteur manufacturier est retombé en territoire de contraction. La situation est un peu moins préoccupante en Allemagne.
Mais ce n’est pas encore le cas de l’inflation, pour diverses raisons. Et encore moins si le choc géopolitique devait se transformer en un véritable choc pétrolier, «à l’ancienne».