Quelques responsables de la Banque centrale européenne affirment que les progrès accomplis pour rétablir la stabilité des prix sont menacés et qu’il faudra réagir vite. Mais la plupart des gouverneurs restent raisonnables, appellent à la patience quant à l’évaluation des répercussions du conflit, qui pourrait également freiner la croissance économique.
Avec une exposition énergétique plus sensible que les autres pays européens, le gouvernement de Giorgia Meloni risque d’avoir plus de mal à sortir dès cette année de la procédure pour déficit excessif (PDE) de la Commission européenne. D’autant plus qu’il a déjà publié le 2 mars une croissance et un déficit provisoires décevants.
Jusqu’à présent, le sentiment mitigé des ménages, notamment aux Etats-Unis, n’a pas freiné la consommation qui reste soutenue outre-Atlantique. Une déconnexion qui rend ces données d’enquête moins fiables. En Europe, l’épargne est un plus, sachant que le conflit au Moyen-Orient peut changer la donne.
L’annonce de la suspension des échanges commerciaux entre les Etats-Unis et l’Espagne menace un certain nombre de secteurs dont la pharmacie et l’agroalimentaire. Avec Santander, le secteur bancaire n’est pas à l’abri.
Les cours du gaz européen ont atteint un plus haut de trois ans alors que la fermeture de l’usine de GNL qatarie et le blocage du détroit d’Ormuz perturbent ce marché au niveau mondial. Une hausse des prix durable pourrait à nouveau poser un problème d’inflation en zone euro.
L’inflation a progressé plus fortement que prévu au rythme annuel de 1,9% en zone euro en février, après 1,7% en janvier. L’inflation sous-jacente accélère à nouveau à 2,4%, à cause des services (3,4%), et avant même que la récente flambée des prix du pétrole se retrouve dans les prix à la consommation.
Des économistes ont constaté une meilleure relation entre l’inflation et le chômage à un niveau régional plutôt que national dans la zone euro. Ils suggèrent que des anticipations d’inflation communes aux zones considérées pourraient être le facteur du dysfonctionnement de la courbe de Phillips au niveau agrégé.
La présidente de la BCE, Christine Lagarde, craint de nouvelles perturbations après la réaction de Donald Trump à la sanction de la Cour suprême. Pour l’Europe, où la ratification de l’accord commercial de 2025 a été gelée, l’effet des tarifs douaniers américains s’apparente à un choc de demande négatif.
Les indices IFO du climat des affaires outre-Rhin ont légèrement augmenté en février, dans le secteur manufacturier, dans les services et dans la construction. Un signal positif pour l’année à venir.
Les indices PMI de la zone monétaire se sont améliorés en février, dépassant les attentes des économistes. L'Allemagne accélère et la France approche du niveau d'équilibre.
L’institution de Francfort a annoncé vouloir proposer au troisième trimestre un dispositif plus efficace et plus flexible des lignes «repo» en euros, avec un accès permanent pour un large éventail de banques centrales. De quoi potentiellement renforcer l’attrait de la monnaie unique.
Un groupe d’experts a réévalué en décembre les avantages pour le pays d’adopter la monnaie unique, et semble avoir convaincu le gouvernement et les chefs d’entreprises. Mais l’opinion publique y reste opposée, de même qu’une majorité des partis politiques.
Dans un article de blog, des économistes de la Banque centrale européenne (BCE) poussent pour une surveillance à l’échelle européenne pour éviter les «zones d’ombre en matière de supervision» par les autorités nationales.
La banque centrale a maintenu ses taux. Sa présidente, Christine Lagarde a minimisé l’impact de la force de l’euro. La progression de la monnaie unique n’est pas nouvelle et se trouve, selon elle, déjà intégrée dans les prévisions.
Constatant que l'économie de la zone euro continue de résister, l'institution de Francfort a maintenu jeudi ses taux directeurs entre 2% et 2,4% pour la cinquième fois de suite.
La Bourse de Francfort est pénalisée par la lenteur du déploiement des plans de relance et par la chute de SAP. Mais les stratégistes continuent de croire dans la surperformance de la première économie de la zone euro.