Le Conseil des gouverneurs ne modifiera pas son taux de dépôt lors de sa réunion monétaire jeudi. Les marchés ont même annulé, avec les derniers chiffres sur l’économie allemande, les faibles anticipations de baisse de taux qu’ils avaient valorisée à cause de discours un peu plus «accommodants» depuis trois semaines.
L'activité du secteur privé dans la zone euro a accéléré sa croissance en octobre, selon les données provisoires publiées vendredi par S&P Global et la Hamburg Commercial Bank. L'Hexagone reste en difficulté.
La croissance se fait attendre outre-Rhin. Le sentiment général plutôt positif autour des plans de relance budgétaire historiques ne se manifeste pas encore dans l’économie. Le quatrième trimestre 2025 pourrait en voir les premiers effets, sans certitude.
La Banque centrale européenne va renouveler quatre des six membres de son «executive board» entre mai 2026 et décembre 2027, avec notamment d’importants enjeux de politique monétaire.
L’Eurosystème a lancé le 16 juin une plateforme unique de gestion des garanties aux opérations de refinancement en banque centrale, une avancée réussie, importante pour l’harmonisation du système financier au sein de la zone euro.
Le Conseil des ministres italien a approuvé jeudi le Document de planification des finances publiques, et va pouvoir s’atteler à proposer un budget pour amener le déficit public en dessous de 3% en 2026. Avec cependant le défi de soutenir une croissance économique structurellement faible.
L'indice PMI composite pour la zone monétaire est conforme à la première estimation publiée en septembre et fait ressortir une légère expansion. La France reste en retrait.
A l'occasion de l'émission Patrimoine Online spéciale Patrimonia 2025, Jean-Philippe Mas a interrogé Hervé Guez, directeur des gestions cotées de Mirova et Louis Bersin, gérant actions internationales chez La Financière de l'Echiquier, sur le comportement des marchés boursiers américains et européens.
Cette hausse de l’inflation annuelle de 2% en août à 2,2% en septembre devrait conforter la Banque centrale européenne dans son argumentation en faveur d’un statu quo sur les taux le 30 octobre prochain. Les risques à six mois sur l’inflation sous-jacente via les services et les salaires semblent néanmoins plutôt baissiers.
Les indices manufacturiers de la zone monétaire ont été revus en hausse par rapport à l'estimation provisoire, avec un écart important pour l'Allemagne et limité pour la France.
Le secteur privé de la zone monétaire est de nouveau en croissance au mois de septembre. Les indices PMI pour la période dépassent les prévisions en dépit de chiffres inférieurs aux attentes dans l’Hexagone. Le secteur manufacturier reste le principal point noir.
Avec 6 milliards d’euros collectés en une dizaine d’années, le marché hexagonal dépasse ses voisins anglais et allemands, mais reste loin des Etats-Unis, pionniers du secteur. Confrontés à des perturbations importantes depuis deux ans, l’ensemble des acteurs prend le pli de la diversification.
Eurostat a révisé de 2,1% à 2% le taux d’inflation pour la zone euro en rythme annuel en août, et de 0,2% à 0,1% en rythme mensuel. Et a confirmé que la croissance des salaires a encore été tirée par l’Allemagne et les Pays-Bas au deuxième trimestre.
Les indicateurs de l’institut Zew perçoivent un frémissement d’optimisme concernant les perspectives économiques de toutes les zones couvertes. La perception de la situation, elle, bégaie.
Au-delà de cette nouvelle attendue, la question du Conseil des gouverneurs était de savoir si la BCE a terminé son cycle d’assouplissement ou si elle prolonge seulement la pause initiée en juillet avec l’atteinte du taux neutre théorique. Les projections économiques présentées jeudi font plutôt pencher pour la deuxième option.