L’année 2025 se termine plutôt bien pour la zone euro avec une croissance à 1,3% et la France, bien que moins élevée, se défend à 0,9%. La dynamique devrait se poursuivre en 2026, selon la majorité des analystes.
L’écart entre les taux des emprunts d'Etat italiens et français est repassé en positif en faveur de la France depuis vendredi 23 janvier. En parallèle, l'écart entre les taux français et allemands, le «spread OAT-Bund» est redescendu à un niveau qu’il n’avait plus connu depuis le 10 juin 2024, au lendemain de la dissolution.
Les indices PMI préliminaires montrent une croissance en Allemagne mais un affaiblissement en France en janvier, avec des perspectives et un emploi plus faibles et des prix plus élevés.
Avec le nouveau plan budgétaire allemand, et malgré des blocages politiques en France et en Espagne, les principaux Etats européens verront leurs emprunts bruts augmenter en 2026. Plus de 820 milliards de «nouvelle dette», hors remboursements, seront à absorber par les marchés avec la fin des achats de la BCE.
Les ministres des Finances des Etats de la zone euro ont voté lundi parmi les six candidats en lice pour le poste de vice-président de la banque centrale, en vue de prendre la succession de Luis de Guindos à partir de juin, pour huit ans. Cette nomination doit désormais être validée par les dirigeants des 27 Etats membres.
L’institution monétaire internationale estime que les risques pesant sur la croissance mondiale se réduisent, sans disparaître pour autant. La croissance mondiale reste donc bien orientée, notamment grâce aux investissements en technologie.
L’économie allemande a crû de 0,2% en 2025, après -0,9% en 2023 et -0,5% en 2024, grâce aux dépenses publiques prévues dans son plan de relance budgétaire annoncé au printemps et adopté cet été.
Ces dernières semaines, les banques d’investissement ont levé le voile sur leurs prévisions pour l’année qui s'ouvre. Cet exercice traduit plus de certitudes qu’au début de 2025 sur la poursuite de la croissance américaine et sur la reprise ailleurs. Même si certaines remarquent les écarts de trajectoires («forme de K») entre une forte demande liée à l’investissement dans la technologie et une stagnation des autres secteurs, de la consommation et de l’emploi.
L’inflation en zone euro est tombée à 2% en décembre, conformément à l'objectif de la Banque centrale européenne. Les prix des services ne devraient plus être un sujet de préoccupation dans les mois à venir.
Les PMI de l’industrie allemande enregistrent leur plus forte contraction depuis février, quand l’Espagne et l’Italie voient également la leur reculer. La France se démarque, affichant sa plus forte expansion depuis juin 2022 grâce aux exportations de l’aéronautique.
Les Bulgares vont remplacer le lev par l’euro ce jeudi 1er janvier, trois semaines après la démission du gouvernement. Si le pays respecte les critères de convergence, il lui reste de nombreux défis à relever.
Avec les annonces sur les droits de douane, l’indépendance de la Fed et les rééquilibrages tactiques des actions US vers les actions euros décotées et portées par le plan allemand, le billet vert s’est effondré entre janvier et mai 2025, pour ne quasiment plus bouger depuis. En dépit de taux directeurs qui devraient converger, les marchés s’interrogent pour 2026. Même le yen pourrait avoir du mal à se reprendre.
Tout en maintenant ses taux directeurs sans donner leur future direction, la banque centrale a très nettement relevé ses projections de croissance 2025-2028 par rapport à septembre. Sans remonter ses projections d’inflation dans les mêmes proportions.
Berlin a détaillé jeudi son programme de financement 2026, qui représente un nouveau record pour le pays engagé dans d'importants investissements. L'agence de gestion de la dette confirme le recours accru aux émissions courtes.
Les indices PMI flash pour décembre montrent une accentuation de la contraction dans le secteur manufacturier en Allemagne et un affaiblissement des services.
La BCE devrait maintenir ses taux d'intérêt ce jeudi. C'est surtout le relèvement de ses prévisions de croissance qui sera scruté, alors que le plan de relance allemand promet de porter la progression du PIB de la zone euro au-dessus de son potentiel.
L’Espagne a notamment profité, à un moindre degré que la Belgique, d’un repositionnement relatif des investisseurs qui ont délaissé la dette de la France depuis plus d’un an.
Une décennie après que le pays a frôlé l’exclusion de la zone euro, le ministre des Finances grec, Kyriakos Pierrakakis, a été élu jeudi à la tête de l’Eurogroupe. Une victoire surprise qui vient récompenser l'impressionnant redressement de l’économie hellénique ces dernières années.
La Banque Centrale Européenne (BCE) vient de lancer un appel d'offres pour sélectionner deux sociétés de gestion qui auront pour mission de piloter le fonds de pension de retraite de ses employés.