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Les panélistes interrogés par L’Agefi ont augmenté leurs attentes de hausses de taux pour les quatre grandes banques centrales. Et également pour les taux longs.
La BNS a acheté des devises étrangères afin de stabiliser le franc suisse qui s’est ainsi déprécié de 3% en quelques mois. La banque centrale, qui maintient son taux à 0%, estime que cette faiblesse est favorisée par l’écart avec les grandes zones économiques.
Le billet vert peut régulièrement se recorréler au cours du pétrole, cette fois-ci davantage en lien avec les pressions inflationnistes aux Etats-Unis que pour son rôle de valeur refuge. Mais cette «recorrélation» avec le cycle monétaire n’est par définition pas forcément durable.
Le fonds de pension public sud-coréen, qui gère l'équivalent de près de 1.200 milliards d'euros, va développer avec LG AI Research un outil d'analyse des mouvements de devises.
Entre une inflation – pour l’instant surtout liée à un choc d’offre exogène pour la zone euro et le Royaume-Uni – et des taux longs très élevés qui durcissent naturellement les conditions financières, les grandes banques centrales pourraient sans doute être un peu plus patientes que ne l’attendent les marchés. Mais dans un contexte très favorable à la «dominance budgétaire», ces derniers ont besoin de certitudes sur l’indépendance des gardiennes des monnaies.
L’intervention japonaise coordonnée avec les Etats-Unis et les anticipations d’une hausse de taux par la Banque du Japon ont renversé la tendance à l’affaiblissement du yen. Ce qui pourrait lancer le débouclage du carry trade.
Les panélistes interrogés par L’Agefi anticipent désormais des hausses de taux dans toutes les grandes banques centrales sauf la Banque d’Angleterre (BoE). Ils tardent cependant à aligner les taux longs sur la tendance en forte hausse de cet été.
Cette publication plus forte que prévu en juillet met en évidence des pressions persistantes sur les prix et a renforcé la probabilité d’un relèvement des taux par la Banque d'Australie en novembre.
Soucieuse de préserver la stabilité des changes, la Banque Populaire de Chine a fixé un taux pivot plus bas pour sa devise au plus haut depuis trois ans. Tous les regards se portent vers les Etats-Unis et sur les prochaines décisions concernant le dollar très affaibli.
La banque centrale japonaise devrait relever ses taux en septembre et probablement encore avant la fin de l’année. Mais le différentiel de taux continue de peser sur le yen qui a annulé la moitié de l’effet de l’intervention conjointe avec les Etats-Unis.
La banque centrale norvégienne a, comme attendu, laissé son taux directeur inchangé à 4,25%, tout en se montrant plus accommodante, avec le retrait de la mention d’une hausse supplémentaire, compte tenu d’une inflation plus faible. Elle reste toutefois vigilante, avec désormais les données économiques comme guide.