Le yen a atteint un plus bas historique face au yuan «offshore» (CNH), alimentant les craintes d’inflation importée alors que la Banque du Japon (BoJ) se retrouve coincée entre une hausse des prix plus durable et une croissance molle également pénalisée par sa devise.
La devise indienne a enfoncé un seuil psychologique face au dollar, alors qu’elle reste affectée par l’absence d’accord commercial entre l’Inde et les Etats-Unis. La banque centrale reste en soutien.
Malgré un flou persistant sur l’économie américaine à cause du manque de données depuis la fin du «shutdown», les panélistes de L’Agefi continuent à suivre les mêmes raisonnements que les marchés concernant l’assouplissement monétaire, qui pourrait s’accélérer à la Fed et être terminé à la BCE. Avec les risques, respectivement à la hausse et à la baisse, de ne pas revenir à 2% d’inflation en 2026.
Effet papillon sur les matières premières. La principale Bourse mondiale sur les contrats à terme a été interrompue pendant une dizaine d’heures depuis le milieu de la nuit à cause d’une panne liée à des problèmes de refroidissement dans les centres de données de CyrusOne, un opérateur basé à Dallas.
Une fois passée la volatilité initiale liée à la publication prématurée de l’OBR, les rendements des Gilts se sont resserrés et la livre sterling s’est appréciée. L’augmentation de la marge budgétaire est bien accueillie. En Bourse, les banques, qui ne seront pas taxées, portent le marché.
La monnaie nippone a poursuivi sa dépréciation face au dollar, dépassant le seuil des 155 yens. Les tensions entre Tokyo et Pékin, autour de la question de Taïwan, et les menaces commerciales, ont pesé sur la devise.
Pour les investisseurs interrogés par L’Agefi, la situation sur les taux de la Fed demeure d’autant plus floue que le blocage administratif (shutdown) ne permet plus d’avoir de données précises sur l’économie américaine. Le prochain mouvement de la BCE dépendra des risques sur la croissance, donc aussi du contexte extérieur.
La stratégie transactionnelle du président américain génère une incertitude persistante. Mais au-delà de l’impact de court terme, les investisseurs doivent revoir leur approche d’investissement face à ce nouvel ordre mondial.
Le Conseil des gouverneurs a laissé ses taux inchangés jeudi. Et la présidente Christine Lagarde a réaffirmé plusieurs fois que la banque centrale se trouvait en bonne position pour rejoindre son objectif d’inflation de 2% à moyen terme. Même si les éléments permettant de s’en assurer manquent encore.