La RBA a relevé son taux directeur de 3,85% à 4,10%. Elle risque de le faire à nouveau en mai, ce qui annulerait les trois baisses de taux effectuées l’an dernier et continue à porter le dollar australien.
L’envolée des prix du pétrole à plus de 100 dollars accroît la crainte d’un nouveau choc inflationniste et pour la croissance mondiale. Peu d’actifs résistent.
La flambée des prix de l’énergie et la détérioration du sentiment des investisseurs ont directement affecté les actifs émergents, plus particulièrement les devises. En Asie, plusieurs banques centrales ont dû intervenir.
La question de garantir un accès aux espèces en quantité suffisante et ainsi d’assurer la pérennité du franc suisse comme devise nationale sera posée aux citoyens dans un prochain référendum prévu le 8 mars.
Une fois passé le choc initial, les indices ont relativisé l’impact des attaques en Iran. Les professionnels misent sur une résolution du conflit à court terme comme scénario le plus probable. Mais un choc pétrolier prolongé aurait de sévères conséquences pour l’économie mondiale.
Les gérants interrogés par L'Agefi anticipent assez peu de changement de taux directeurs dans les six prochains mois, en dehors de la hausse de la Banque du Japon et d’une à deux baisses de la Banque d’Angleterre.
Entre la tentation du « Sell America » stimulée par les tensions géopolitiques et l’arbitrage technique envers des bons du Trésor aux propriétés moins refuges qu’auparavant, les investisseurs obligataires se tournent vers des pistes de diversification.
La Première Ministre Sanae Takaichi aurait exprimé ses réserves sur la possible hausse des taux auprès du gouverneur de la banque centrale. De quoi agiter les marchés, soucieux d'une dette publique déjà lourde.
Les investisseurs anticipent deux baisses de taux cette année, voire trois avec un taux à 3%, alors que la désinflation se poursuit et que le marché de l’emploi se durcit. Et ce malgré le bond des ventes au détail et de bons indices PMI.
Saluant la résilience de l’économie chinoise, le Fonds monétaire international pointe aussi ses défauts bien identifiés : faible demande intérieure et exportations excessives. Autant de déséquilibres à rectifier, ce que la Chine admet, avec des nuances.
L’institution de Francfort a annoncé vouloir proposer au troisième trimestre un dispositif plus efficace et plus flexible des lignes «repo» en euros, avec un accès permanent pour un large éventail de banques centrales. De quoi potentiellement renforcer l’attrait de la monnaie unique.
Un groupe d’experts a réévalué en décembre les avantages pour le pays d’adopter la monnaie unique, et semble avoir convaincu le gouvernement et les chefs d’entreprises. Mais l’opinion publique y reste opposée, de même qu’une majorité des partis politiques.