Toute l’actualité du secteur de la réassurance, les grandes dynamiques à l'œuvre, le développement des captives de réassurance au sein des entreprises et les principaux acteurs du marché (Scor, Munich Re, Hannover Re etc.)
Le premier réassureur mondial a préféré protéger sa profitabilité plutôt que la croissance. Un pari osé sur un marché plus concurrentiel qui ne lui a pas valu les faveurs des investisseurs. Après publication, le titre perdait 4,45% pour tomber à son niveau le plus bas depuis un an.
Au premier trimestre 2026, le réassureur allemand voit son bénéfice net bondir de 48% à 710,6 millions d’euros et limite les pertes en réassurance dommages. Malgré cela, les marchés s’attendaient à mieux.
Le deuxième réassureur mondial voit ses bénéfices bondir de 19 % sur les premiers mois de l’année, mais son volume d’affaires décline notamment en réassurance dommages et responsabilités (P&C) sous l’effet du changement de cycle de marché. La situation qui s’enlise au Moyen-Orient incite aussi Swiss Re à accroître sa prudence.
Le réassureur, qui préfère protéger son résultat technique plutôt que de faire la course à la croissance sur un marché devenu plus concurrentiel, a continué à renforcer sa solidité financière au premier trimestre 2026. Il constitue de nouvelles provisions face au conflit dans le Golfe. Une stratégie qui plaît aux investisseurs.
Le réassureur a publié des résultats supérieurs aux attentes pour les trois premiers mois de l'année grâce à une bonne performance de l'assurance dommages.
Malgré les difficultés liées au taux de change et un environnement de marché plus concurrentiel, les réassureurs continuent de surperformer le marché. Depuis le début de l'année, le secteur s'est montré particulièrement résilient. Mais les renouvellements d’avril seront surveillés de près.
En 2025, les pertes assurées sur les catastrophes naturelles hors événements exceptionnels ont totalisé moins de 110 milliards de dollars, sous la moyenne à long terme. Dans son rapport sur les risques, Swiss Re estime cependant que ce montant pourrait facilement être triplé en cas d’année difficile.
Le réassureur public spécialisé dans la couverture des catastrophes naturelles a bouclé la vente d’Arundo Re. Son nouveau profil actif/passif lui permet de s’ouvrir à des classes d’actifs moins liquides pour améliorer son rendement.
Avec l’éclatement du conflit en Iran qui paralyse le transport maritime dans le Golfe persique, les entreprises dont les activités ou les marchandises se situent dans la zone ont vu leurs risques exploser, ce qui pose de nombreux défis assurantiels au marché.
Pour la deuxième année de son plan de redressement, le réassureur français confirme un retour à une situation saine et profitable. Scor enregistre un résultat net de 851 millions d’euros en 2025, un plus haut historique, mais le volume d’affaires est, lui, en repli de près de 7%.
Si les deux géants mondiaux de la réassurance ont publié des résultats 2025 de bon niveau et des performances financières élevées, les réactions boursières qui s’en sont suivies ont été radicalement opposées. Faut-il y voir un signal pour le cycle de marché ?
L'épisode actuel est comparable à la tempête de froid qui avait touché le pays en 2021 et avait entraîné des pertes supérieures à 15 milliards de dollars, estiment les analystes d'UBS.
Le réassureur a annoncé plusieurs changements. Le directeur général de la branche Scor Life & Health, Philipp Rüede, devient directeur financier et Laure Forgeron est nommée au sein du pôle de réassurance dommages.
Les capitaux mondiaux de réassurance ont atteint un nouveau record de 760 milliards de dollars en 2025 selon le courtier mondial Aon. Cette surabondance est d’abord due aux bénéfices non distribués des réassureurs mais aussi à l’engouement pour les marchés des capitaux tiers et notamment les sidecars, des structures de transfert de risque.
A l’aube du 1er janvier 2026, date clé du renouvellement des traités de réassurance, le courtier mondial Guy Carpenter fait le point sur l’évolution du marché.
Le premier réassureur mondial n’entend pas concéder sa position de tenant du marché. En s’armant d’un nouveau plan stratégique ambitieux, le groupe bavarois est au contraire prêt à disputer chaque part de marché à ses concurrents.
Face à la volatilité actuelle sur le secteur de l’assurance, la mutuelle, affiliée au groupe Aéma, a décidé de monter son propre véhicule de réassurance basé au Luxembourg pour couvrir une partie de ses expositions.
Malgré de bons résultats sur les neuf premiers mois de l’année, le deuxième réassureur mondial n’est pas au rendez-vous sur la branche vie santé et se voit sanctionné en Bourse.