Malgré de bons résultats sur les neuf premiers mois de l’année, le deuxième réassureur mondial n’est pas au rendez-vous sur la branche vie santé et se voit sanctionné en Bourse.
La baisse de régime du troisième trimestre ne suffit pas à faire fléchir le réassureur allemand, qui est allé jusqu’à revoir ses perspectives de bénéfices à la hausse pour 2025.
Le réassureur français affiche un résultat net de 217 millions d’euros, au-dessus des attentes au troisième trimestre, mais manque la cible en matière de solvabilité. Malgré des résultats solides portés par la réassurance dommages, la sanction des marchés est sévère.
Après des rendez-vous de septembre placés sous le signe de la compétitivité entre réassureurs, les négociations outre-Rhin s’annoncent plus corsées que prévu pour les cédantes.
Le réassureur allemand, qui s’apprête à aborder la dernière année de son plan stratégique 2024-2026, s’est montré confiant et bien positionné pour atteindre l’ensemble de ses objectifs financiers lors de sa dernière journée investisseurs.
Captive d’assurance ou de réassurance et couvertures paramétriques ou structurées constituent autant de compléments à l’assurance traditionnelle. Disposant d’atouts spécifiques, notamment financiers, ces possibilités suscitent un regain d’intérêt de la part des entreprises, mais aussi des assureurs.
Le quatrième réassureur mondial affûte sa stratégie en matière de solutions de réassurance alternatives. Bien décidé à développer ses activités sur le marché des Insurance-Linked Securities (ILS), il multiplie les initiatives au travers notamment d'une obligation catastrophe d’un nouveau genre.
Les Rendez-Vous de Septembre de Monte-Carlo, grand-messe de la réassurance ouvrant le bal des négociations des traités pour l’année à venir, se sont tenus sous le signe de la quête de croissance. Un contexte de marché assoupli dont les cédantes devraient pouvoir profiter.
Entré en vigueur au 1er janvier 2025, le relèvement de la surprime Cat Nat a eu un effet bénéfique sur les résultats semestriels de la Caisse centrale de réassurance. Une amorce de rééquilibrage attendue, lequel méritera d'être pérennisé par la suite.
Haut lieu de négociation des traités de réassurance pour l’année à venir, les Rendez-Vous de Septembre de Monaco se tiennent à partir de dimanche dans un contexte plus tendu et concurrentiel pour les réassureurs, marquant la fin d’un cycle doré. Les agences de notation ont déjà revu les perspectives du secteur à la baisse.
Afin d’accroître sa présence sur les marchés internationaux à forte croissance et diversifier ses activités, l’assureur japonais fait l’acquisition du groupe d’assurance et de réassurance bermudien auprès d'Apollo.
Pour le premier réassureur mondial, l’afflux de capitaux privés, via les Cat bonds, alimentés par les Hedge Funds ou les family offices, induit davantage de volatilité pour les couvertures de réassurance.
Munich Re, Hannover Re et Scor voient leur activité consolidée tirée vers le bas par un billet vert faible. A l'inverse, le recul de l'activité de Swiss Re est amoindrie par le même effet devise. Ils font tous état de bonnes conditions de placement et parviennent le plus souvent à améliorer leur rendement moyen des investissements.
Plutôt épargné par le désastre des incendies survenus en début d'année dans la région de Los Angeles, le réassureur dégage de très bons résultats en réassurance dommages, ce qui lui permet de maintenir ses objectifs en dépit de performances décevantes par ailleurs.
Affecté par des effets de change négatifs, le premier réassureur mondial a revu à la baisse ses perspectives de revenus pour l’année 2025 mais maintient son objectif de résultat annuel à six milliards d’euros. Une annonce qui a provoqué la chute de l'action en Bourse.
Après avoir démarré fort l’année 2025, le réassureur signe un bon deuxième trimestre, confirmant la stratégie mise en place. Ces bons résultats sont toutefois éclipsés par une demande d'arbitrage de Covéa dans l'affaire qui oppose les deux groupes.
2025 sera-t-elle une année noire en termes de catastrophes naturelles ? La tendance observée sur la première partie de l’exercice par les acteurs de l'assurance n’est pas des plus réjouissantes avec un premier semestre qui coûte déjà 80 milliards de dollars au secteur au niveau mondial.
La cession totale de l'ancien CCR Re était prévue autant qu’attendue. Les agendas se sont finalement alignés sur 2025, à la satisfaction de SMABTP et MACSF qui détiendront ainsi 100% du capital du réassureur, mais également de la Caisse centrale de réassurance qui réalise une belle opération.