Toute l’actualité du secteur de la réassurance, les grandes dynamiques à l'œuvre, le développement des captives de réassurance au sein des entreprises et les principaux acteurs du marché (Scor, Munich Re, Hannover Re etc.)
Les réassureurs mondiaux oscillent entre excitation et appréhension face aux nombreux défis que représente l’IA, tant en termes de potentiel de marché que d’agent de transformation pour leurs modèles économiques. Aux derniers Rendez-vous de Septembre, le sujet était sur toutes les lèvres.
Les Rendez-Vous de Septembre qui réunissaient près de 4.000 acteurs mondiaux de l’assurance et de la réassurance dans la principauté monégasque ont donné le ton des renouvellements de janvier prochain. Les réassureurs ne sont plus les seuls maîtres du jeu. Les baisses de tarifs vont se poursuivre.
Alors que les traditionnels Rendez-Vous de Septembre de la réassurance ont débuté ce week-end dans la principauté monégasque, courtiers et analystes s’attendent à voir la baisse du marché se poursuivre au profit des cédantes. Les négociations devraient être particulièrement centrées sur l’assouplissement des conditions contractuelles.
Le syndicat du Lloyd’s de Londres, marché spécialisé de l’assurance et de la réassurance, continue d’afficher une bonne performance financière. Toutefois, l’environnement tarifaire plus concurrentiel et la gestion désormais simultanée de plusieurs menaces géopolitiques, cyber ou réglementaires changent les règles du jeu.
Amorcé fin 2025, le changement de cycle se confirme en 2026. Alors que le niveau de capital n’a jamais été aussi élevé, les réassureurs devront choisir entre discipline et conquête. A moins que de nouveaux arbitrages ne se dessinent.
Le troisième réassureur mondial voit son bénéfice progresser de 7% mais ses revenus s'érodent de 3% sur le semestre, la réassurance dommages souffrant particulièrement du changement de cycle de marché.
Malgré des résultats financiers en hausse sur les six premiers mois de l’année, les deux premiers réassureurs mondiaux ont été sanctionnés en Bourse à l’issue de leurs publications semestrielles. Ils n’ont pas su répondre aux attentes des investisseurs, particulièrement exigeants sur les perspectives.
Le réassureur français enregistre un résultat net ajusté de 188 millions d’euros sur le trimestre, en baisse par rapport à l'année dernière mais au-dessus des attentes des analystes qui tablaient sur 150 millions d'euros.
Par une décision rendue jeudi 25 juin, le tribunal arbitral met un terme à près de quatre ans de conflit entre Scor et Covéa portant sur des accords de rétrocession en réassurance vie. Une avancée pour le réassureur dont le cours de Bourse avait souffert de l’affaire, mais pas la fin de l’histoire. D’autres procédures liées sont encore en cours.
En tenant compte des provisions déjà prises sur ce dossier, la décision du tribunal affectera les comptes trimestriels du réassureur à hauteur de 50 millions d'euros.
Après trois mois de conflit dans le Golfe et de blocage du détroit d’Ormuz, les pertes assurées liées restent pour le moment cantonnées à une partie restreinte du marché de l’assurance et de la réassurance dommages, selon les analystes de l’agence de notation de crédit Morningstar DBRS. Mais il n’en va pas de même dans un scénario de long terme.
Le premier réassureur mondial a préféré protéger sa profitabilité plutôt que la croissance. Un pari osé sur un marché plus concurrentiel qui ne lui a pas valu les faveurs des investisseurs. Après publication, le titre perdait 4,45% pour tomber à son niveau le plus bas depuis un an.
Au premier trimestre 2026, le réassureur allemand voit son bénéfice net bondir de 48% à 710,6 millions d’euros et limite les pertes en réassurance dommages. Malgré cela, les marchés s’attendaient à mieux.
Le deuxième réassureur mondial voit ses bénéfices bondir de 19 % sur les premiers mois de l’année, mais son volume d’affaires décline notamment en réassurance dommages et responsabilités (P&C) sous l’effet du changement de cycle de marché. La situation qui s’enlise au Moyen-Orient incite aussi Swiss Re à accroître sa prudence.
Le réassureur, qui préfère protéger son résultat technique plutôt que de faire la course à la croissance sur un marché devenu plus concurrentiel, a continué à renforcer sa solidité financière au premier trimestre 2026. Il constitue de nouvelles provisions face au conflit dans le Golfe. Une stratégie qui plaît aux investisseurs.
Le réassureur a publié des résultats supérieurs aux attentes pour les trois premiers mois de l'année grâce à une bonne performance de l'assurance dommages.
Malgré les difficultés liées au taux de change et un environnement de marché plus concurrentiel, les réassureurs continuent de surperformer le marché. Depuis le début de l'année, le secteur s'est montré particulièrement résilient. Mais les renouvellements d’avril seront surveillés de près.
En 2025, les pertes assurées sur les catastrophes naturelles hors événements exceptionnels ont totalisé moins de 110 milliards de dollars, sous la moyenne à long terme. Dans son rapport sur les risques, Swiss Re estime cependant que ce montant pourrait facilement être triplé en cas d’année difficile.
Le réassureur public spécialisé dans la couverture des catastrophes naturelles a bouclé la vente d’Arundo Re. Son nouveau profil actif/passif lui permet de s’ouvrir à des classes d’actifs moins liquides pour améliorer son rendement.