La tempête de froid aux Etats-Unis pourrait coûter des milliards de dollars aux assureurs
L’importante tempête hivernale frappant les États-Unis ces derniers jours devrait causer des milliards de dollars de pertes assurées, estiment les analystes d’UBS dans une note.
La violence de la tempête a plongé une grande partie du centre et de l’est du pays sous la neige, la glace et des températures inférieures à zéro. Au moins 38 personnes dans 14 États sont décédées à la date de mardi, selon les autorités locales et les rapports de presse.
La tempête a commencé à s’intensifier vendredi, la neige perturbant le trafic routier et entraînant des annulations de vols massives ainsi que des coupures de courant. Elle s’est calmée lundi, mais a laissé derrière elle un froid glacial qui devrait persister.
«Pour les assureurs, il y aura probablement des pertes assurées significatives provenant des polices d’assurance multirisques et de dommages aux biens commerciaux, des polices d’assurance habitation et de l’assurance automobile», ont écrit les analystes d’UBS plus tôt cette semaine. Le cabinet de courtage estime que la tempête hivernale de 2021 est l'événement comparable le plus proche de l'épisode actuel. A l'époque, elle avait entraîné des pertes comprises entre 15 et 20 milliards de dollars pour le secteur de l’assurance.
A lire aussi : Les obligations catastrophes, une classe d'actifs riche en subtilités
L’immobilier commercial en première ligne
Les sinistres liés aux catastrophes naturelles se sont intensifiés ces dernières années, pesant considérablement sur les bénéfices de l’ensemble du secteur en raison des indemnisations substantielles liées aux dommages matériels étendus, aux pertes d’exploitation et aux recours en responsabilité.
Il faut souvent plusieurs semaines après de tels événements pour parvenir à un chiffre plus précis des pertes assurées, au fur et à mesure que les déclarations de sinistres sont déposées et évaluées.
UBS s’attend à ce que la part la plus importante des pertes assurées de l'épisode en cours provienne des branches de l’immobilier commercial, suivies de l’habitation et de l’automobile pour les particuliers.
Les pertes en immobilier commercial surviennent généralement lorsque le froid extrême endommage les bâtiments et interrompt les activités, notamment par le gel des canalisations, les dommages aux toitures et les coupures de courant prolongées. Les demandes d’indemnisation en automobile pour les particuliers augmentent également, les routes verglacées et la mauvaise visibilité entraînant des accidents et des dommages aux véhicules.
(Avec Reuters)
Plus d'articles du même thème
-
Crédit Agricole Assurances fait ses premiers pas dans la finance tokenisée avec Amundi
Le premier assureur de France a réalisé un investissement de 100 millions d’euros dans un fonds tokenisé par le gérant maison. -
Il y a urgence sur la prévention des risques de pertes d’exploitation pour les entreprises
La sévérité moyenne des sinistres a bondi de 30% au cours de deux derniers exercices écoulés, selon Allianz Commercial. -
Tessi veut se refaire en santé
Le spécialiste de l'externalisation dans la banque veut passer à l’offensive dans la délégation de contrats d’assurance santé, un marché où il est entré il y a presque dix ans avec l’acquisition d’Owliance.
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Worldline s'assure une place dans la course à l'agentique
- La France a encore des raisons de croire en son économie
- Schneider Electric indispose les investisseurs en ciblant l’américain PTC
- Les banques européennes chutent avec le rebond des taux souverains
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
Contenu de nos partenaires
-
EditorialBudget 2027 : en finir avec le simulacre
Ce simulacre tournera-t-il au massacre ? Eviter le krach financier est désormais l'unique ambition de Matignon. A raison -
Chevalier blancPourquoi l'Etat monte au capital du groupe minier Eramet
L'Agence des participations de l'Etat (APE) va devenir premier actionnaire du groupe minier à l'occasion de sa prochaine augmentation de capital -
Salon de l'autoLe dilemme de l’automobile européenne : produire moins mais haut de gamme ou produire plus mais moins cher ?
Monter en gamme ou retrouver les volumes ? L’industrie européenne peut-elle encore jouer sur les deux tableaux ?