Pour les banques françaises, la défaite de Donald Trump éclipse une décision de Fitch

L’agence de notation a dégradé ses perspectives sur le Crédit Agricole et BNP Paribas mais l’ensemble du secteur bancaire profite de la victoire éclatante des démocrates aux élections de mi-mandat aux Etats-Unis.
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Les banques françaises rebondissent en Bourse  -  AdobeStock
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  • Malgré la dégradation de leurs perspectives par Fitch, les banques françaises s’envolent en Bourse après la défaite de Donald Trump.
  • En fin de matinée, le titre de Société Générale bondissait de 4,4 %, BNP Paribas gagnait 4,1 % et Crédit Agricole prenait 3,3 %.
  • La victoire des démocrates fait baisser les taux obligataires et limite la capacité américaine à sanctionner les banques européennes.

Une décision sans conséquence boursière. Mardi soir, l’agence de notation Fitch a révisé les perspectives de crédit de BNP Paribas et du Crédit Agricole de «stable» à «négative» tout en maintenant leur notation à AA-.

Cette décision est la conséquence directe de la dégradation de la perspective de crédit de la France par l’agence vendredi dernier. La note de la Société Générale, à BBB+, était pour sa part déjà assortie d’une perspective négative.

Ces dégradations ne perturbaient pas les cours de Bourse des banques concernées mercredi, qui profitaient au contraire de la lourde défaite électorale de Donald Trump lors des élections de mi-mandat.

Dans le sillage de l’ensemble du secteur, la Société Générale bondissait de 4,4% en fin de matinée, BNP Paribas gagnait 4,1% et le Crédit Agricole 3,3%. L’indice Euro Stoxx Banks grimpait de son côté de 4%. Particulièrement à la peine depuis août dernier en raison de la flambée des taux souverains français, les groupes français se reprennent désormais de 4 à 10% depuis un point bas touché le 22 octobre.

A lire aussi : L’exposition à géométrie variable des banques françaises au risque souverain

Baisse des taux

La victoire des démocrates aux élections américaines entraîne une réduction des taux des obligations d’Etat des deux côtés de l’Atlantique, ce qui profite au secteur bancaire. Un certain blocage législatif pourrait limiter la capacité des Etats-Unis à augmenter les dépenses et donc leur recours à l’endettement.

La défaite des républicains pourrait aussi faciliter une résolution de la guerre en Iran, entraînant ainsi un repli des cours du pétrole et du gaz et donc une diminution de l’inflation. Le prix du Brent reculait d’ailleurs de 2% en milieu de journée, portant sa baisse à plus de 10% depuis fin octobre.

«Le fait que le Congrès soit désormais aux mains des démocrates signifie que la capacité de l’administration américaine à imposer des exigences ou des sanctions aux banques européennes aux Etats-Unis est limitée», a également estimé Michael Field, stratégiste en chef pour les marchés d’actions de la zone EMEA chez Morningstar, selon des propos rapportés par Reuters.

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