L'indice PMI du secteur des services s'est inscrit à 49,5 en novembre
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L’activité du secteur privé dans la zone euro est repartie à la baisse en novembre, mais sa contraction est un peu moins marquée qu’estimé initialement, selon les données définitives publiées mercredi par S&P Global et Hamburg Commercial Bank (HCOB).
L’indice PMI composite de la zone euro s’est établi à 48,3 en novembre, son plus bas niveau depuis janvier dernier, après être ressorti à 50 en octobre. L’indice est légèrement supérieur à la première estimation publiée le 22 novembre par S&P Global et HCOB, qui se situait à 48,1.
Un chiffre supérieur à 50 indique une expansion de l’activité par rapport au mois précédent, tandis qu’un chiffre inférieur à 50 reflète une contraction.
Dans le détail, l’indice PMI du secteur des services s’est inscrit à 49,5 en novembre, son niveau le plus bas depuis dix mois, après 51,6 en octobre. L’indice est légèrement supérieur à l’estimation initiale, qui était de 49,2 pour le mois dernier.
L’indice PMI du secteur manufacturier, publié le 2 décembre, est ressorti à 45,2 en novembre, son plus bas niveau depuis deux mois, après 46 en octobre.
Moins mauvais que prévu en France
En France, l’indice composite s’est établi à 45,9 en novembre, après 48,1 en octobre, ce qui signale la plus forte contraction de l’activité du secteur privé français depuis janvier dernier. L’indice de novembre est toutefois supérieur à la première estimation de S&P Global et HCOB publiée le 22 novembre, qui était de 44,8.
Outre-Rhin, l’indicateur est ressorti à 47,2 en novembre, son niveau le plus bas depuis neuf mois, après 48,6 en octobre. L’indice allemand est légèrement inférieur à l’estimation provisoire, qui faisait état d’un niveau à 47,3 pour le mois dernier.
L’indice PMI manufacturier définitif confirme sa reprise en juillet à un plus haut depuis avril. Mais la croissance est surtout soutenue par les commandes passées. La dynamique reste faible notamment en France, en Italie et en Espagne. Point positif, les tensions sur les prix diminuent.
L’inflation a légèrement augmenté en zone euro en juillet, moins rapidement que dans l’Hexagone. Dans les deux cas, la hausse des prix est notable dans les services - en parallèle du rebond des prix dans l’énergie - ce qui devrait renforcer les arguments en faveur d’une nouvelle hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) en septembre.
La croissance des moteurs que sont l’investissement et la consommation reste soutenue. Sans relancer l’inflation sous-jacente en juin, au vu des indices liés aux dépenses PCE également publiés jeudi. De quoi faire patienter les marchés et envisager un nouveau statu quo de la Fed en septembre.
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