La Société Générale augmente sa cible de rentabilité et va racheter 1,5 milliard d’euros d’actions
La Société Générale a relevé jeudi son objectif de rentabilité pour 2026 après avoir enregistré un résultat net record au premier semestre et annoncé un programme de rachat d’actions exceptionnel de 1,5 milliard d’euros.
La banque a dégagé un bénéfice net en hausse de 13,9%, à 3,5 milliards d’euros en données publiées, sur la première partie de l’exercice. Il a progressé de 18,4% à taux de change et périmètre constants.
«Les résultats que nous publions ce jour illustrent à nouveau la solidité et la forte progression de notre performance financière, fruit de l’exécution rigoureuse de notre plan stratégique. Notre résultat net part du groupe enregistre une forte hausse sur le semestre atteignant un niveau record. Notre efficacité opérationnelle s’améliore avec à la fois une hausse de nos revenus et une forte baisse de nos coûts générant un effet de ciseaux particulièrement positif sur le trimestre», a commenté Slawomir Krupa, directeur général du groupe, cité dans un communiqué.
Plus de rentabilité, moins de coûts
La rentabilité sur actifs nets tangibles (ROTE) est en outre ressortie à 12% au premier semestre contre 10,3% sur la même période en 2025, permettant à la Société Générale de rehausser son objectif de ROTE 2026 de «plus de 10%» à «environ 11%». La banque est également plus optimiste sur sa capacité à réduire ses coûts, qui sont désormais attendus en repli d’environ 4% cette année contre une baisse d’environ 3% précédemment.
Forte de ces performances, la Société Générale prévoit par ailleurs la distribution de son capital excédentaire sous la forme d’un rachat d’actions exceptionnel de 1,5 milliard d’euros, qui sera lancé le 3 août 2026 au plus tôt. L’acompte sur dividende de 0,75 euro par action au titre du premier semestre, en hausse de 23% par rapport à l’année dernière, sera mis en paiement le 7 octobre 2026.
Sur le seul deuxième trimestre, la banque française a également généré un bénéfice net part du groupe record, en progression de 23,2% à 1,8 milliard d’euros. Il a augmenté de 25,5% à taux de change et périmètre constants.
La Société Générale a bénéficié de la poursuite de la diminution des frais de gestion (-4,1% sur un an) au deuxième trimestre, à 4,16 milliards d’euros alors qu’ils étaient anticipés à 4,23 milliards d’euros par le consensus. Le groupe affiche ainsi un coefficient d’exploitation, soit les coûts rapportés aux revenus, de 58,6% sur cette période, contre 63,8% un an plus tôt à la même époque.
Le coût du risque trimestriel est ressorti dans le milieu de la fourchette d’objectif annuel de 25 à 30 points de base confirmé jeudi par la banque : cet indicateur des mauvaises créances a représenté 27 points de base des encours de crédit.
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BoursoBank soutient le profit net
Le produit net bancaire (PNB) a progressé de 4,5%, à près de 7,1 milliards d’euros au deuxième trimestre. Il a augmenté de 6,1% à taux de change et périmètre constants. Les analystes prévoyaient en moyenne un résultat net part du groupe de 1,57 milliard d’euros et un produit net bancaire de 7 milliards d’euros sur le trimestre, selon un consensus compilé par la banque.
Par grande branche d’activité, la division réunissant la banque de détail en France, la banque privée et l’assurance s’est distinguée en affichant un résultat net, part du groupe, en progression de 38% à 674 millions d’euros et un produit net bancaire en progression de 12,6%, à 2,55 milliards d’euros. Elle a bénéficié de revenus nets d’intérêts en hausse de 14,9%, à 1,19 milliard d’euros. BoursoBank a contribué au résultat net part du groupe à hauteur de 84 millions d’euros au deuxième trimestre, en ligne avec un objectif pour 2026 supérieur à 300 millions d’euros.
La banque de financement et d’investissement a pour sa part vu ses revenus trimestriels augmenter de 2,7% (+4% à taux de change et périmètre constants) à 2,7 milliards d’euros. Au sein de cette division, les activités de marché ont vu leurs revenus reculer de 1% à 1,56 milliard d’euros, en dépit d’une augmentation de 5% à plus de 1,02 milliard d’euros des métiers actions.
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Des activités de taux en retrait
«Ce trimestre a été porté par une forte activité commerciale dans les produits dérivés, les financements ainsi que les activités de prime services», a détaillé la Société Générale dans un communiqué. En revanche, les activités de taux, crédit et changes ont vu leurs revenus chuter de 11,3%, à 545 millions d’euros, «dans un environnement qui reste défavorable pour le portefeuille d’activités, qui est largement concentré sur l’Europe et les activités de taux», a commenté la banque.
Dans la troisième grande division du groupe, qui réunit ses activités de mobilité, de banque de détail et de services financiers à l’international, les revenus ont reculé de 8%, à 1,87 milliard d’euros. Ils ont baissé de 4,9% à taux de change et périmètre constants.
Le ratio de solvabilité CET1 (common equity tier 1) est, lui, ressorti à 13,2% à fin juin, après déduction du rachat d’actions exceptionnel.
Enfin, la Société Générale présentera sa nouvelle feuille de route stratégique et financière le 21 septembre prochain.
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