A la Société Générale, le nombre de banquiers millionnaires a baissé en 2025
C’est une première depuis 2020. L’an dernier, la Société Générale a compté moins de salariés millionnaires que lors de l’exercice précédent.
Dans son dernier rapport sur les politiques et pratiques de rémunération publié mi-avril, la banque a recensé 654 «personnes régulées», autrement appelées «preneuses de risques matériels», dont 184 ont gagné au moins un million d’euros en 2025. C’est sept de moins qu’un an plus tôt alors que leur nombre n’avait cessé d’augmenter depuis le début de la décennie.
Parmi eux, 155 ont touché entre 1 et 2 millions d’euros, contre 161 en 2024, et 17 ont été rémunérés entre 2 et 3 millions d’euros, soit sept de moins que l’année précédente. Ils ont en revanche été deux fois plus nombreux à toucher plus de 3 millions d’euros, avec 12 preneurs de risques de la Société Générale payés entre 3 et 5 millions d’euros.
Slawomir Krupa reste dans le top 2
Le directeur général, Slawomir Krupa, reste a priori la personne la mieux payée de la banque, avec un salaire total de 4,94 millions d’euros, mais un autre salarié a également été rémunéré entre 4,5 et 5 millions d’euros. Chez BNP Paribas, qui a révélé ses propres chiffres il y a quelques jours, Jean-Laurent Bonnafé est de son côté dépassé par au moins sept de ces collègues.
Les banquiers millionnaires de la Société Générale ne sont que 79 à être localisés en France. Le groupe ne donne pas le détail des lieux d’activité des 105 autres.
Au global, les «personnes régulées» identifiées par la banque de la Défense sont 16 de plus qu’en 2024 et leur rémunération globale a augmenté de 5,7%, à 540,9 millions d’euros. La banque d’investissement représente toujours l’essentiel des preneurs de risques avec 375 salariés recensés qui ont touché au total 375,7 millions d’euros. Les fonctions indépendantes de contrôle comptent de leur côté 122 salariés régulés pour 40,6 millions d’euros de rémunération. La branche «banque de détail, mobilité et financements spécialisés» en héberge pour sa part 65 pour des salaires s'élevant à 30,6 millions d’euros.
Après BNP Paribas et la Société Générale, le Crédit Agricole et BPCE-Natixis devraient publier leur propre rapport sur les rémunérations dans les jours à venir. Historiquement, ces deux banques mutualistes comptent beaucoup moins de preneurs de risques millionnaires que leurs consœurs capitalistes. En 2024, elles en avaient ainsi recensé 104 à elles deux, soit près de deux fois moins que la Société Générale et quatre fois moins que BNP Paribas.
A lire aussi : Le Crédit Agricole et Natixis comptent une centaine de banquiers millionnaires
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