Le patron de BNP Paribas a été mieux payé que celui de la Société Générale en 2025
Déjà (beaucoup) moins payés que leurs homologues américains, les patrons des banques françaises ne sont pas près de rattraper leur retard. Alors que Jamie Dimon, David Solomon, Jane Fraser et consorts ont vu leurs rémunérations bondir de plus de 20 % en moyenne l’an dernier pour des montants supérieurs à 40 millions de dollars, les dirigeants de BNP Paribas, du Crédit Agricole et de la Société Générale n’ont pas profité d’une telle aubaine.
Parmi eux, seul Jean-Laurent Bonnafé a bénéficié d’un important coup de pouce. Le directeur général de BNP Paribas s’est vu attribuer un total de 5,57 millions d’euros au titre de 2025, soit 31% de plus que les 4,24 millions d’euros touchés en 2024. L’an dernier, il s’est vu octroyer une hausse de salaire fixe de 25 %, à 2,3 millions d’euros, ce qui a également profité à sa rémunération variable qui a grimpé de 22 %, à 2,36 millions d’euros. Il a aussi touché 915.000 euros au titre du plan de rémunération à long terme.
De son côté, le salaire de Slawomir Krupa est resté stable l’an dernier, à 4,94 millions d’euros après 4,97 millions en 2024. Il pourrait toutefois repasser devant Jean-Laurent Bonnafé dès 2026 grâce une nette hausse de sa rémunération fixe, qui passera de 1,65 million à 2,4 millions d’euros. La part variable pourra représenter jusqu’à 140 % de ce montant, soit un maximum de 3,36 millions d’euros contre 2,25 millions attribués au titre de 2025. Hors intéressement, qui s’est élevé à 1,04 million d’euros l’an dernier, son salaire total approchera ainsi 5,8 millions d’euros s’il dépasse l’ensemble des objectifs fixés par le conseil d’administration.
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Une année partielle pour Olivier Gavalda
Au Crédit Agricole, la comparaison d’une année sur l’autre est rendue compliquée par le changement de directeur général survenu en mai dernier. Le nouveau patron, Olivier Gavalda, s’est vu attribuer une rémunération totale de 2,09 millions d’euros, contre 2,59 millions d’euros touchés par son prédécesseur Philippe Brassac en 2024.
Dans le détail, Olivier Gavalda a obtenu 521.000 euros au titre de ses fonctions de directeur général délégué, occupées jusqu’au 14 mai 2025, et 1,57 million d’euros pour son poste de DG. Au global, la partie fixe s’élève à 953.000 euros, le variable à 1,03 million d’euros et la rémunération à long terme à 111.000 euros.
Enfin, chez BPCE, Nicolas Namias a touché un total de 2,87 millions d’euros l’an dernier, en hausse d’un peu moins de 8 % par rapport aux 2,66 millions attribués en 2024. Le salaire fixe du président du directoire de la banque coopérative est resté stable, à 1,2 million d’euros, tandis que la part variable a augmenté de 11,5 %, à 1,42 million d’euros, et la rémunération pluriannuelle de 32 %, à 240.000 euros.
Nicolas Namias n’est toutefois pas le dirigeant le mieux payé du groupe BPCE puisque le directeur général de Natixis, Mohamed Kallala, s’est vu attribuer 3,03 millions d’euros l’an dernier, dont 1,2 million d’euros de salaire fixe et 1,83 million d’euros de rémunération variable. Il a pris ses nouvelles fonctions à la tête de Natixis le 1er janvier 2025.
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