Natixis porte les résultats de BPCE et change sa gouvernance
Après des résultats annuels 2023 décevants ayant eu des répercussions sur le premier semestre, BPCE a publié un bénéfice en hausse pour le troisième trimestre. Même si la progression n’est que de 1%, avec un résultat net part du groupe de 925 millions d’euros, le retour à la croissance est bien là.
En marge de la présentation des résultats, le groupe a aussi annoncé que Stéphanie Paix, en charge des métiers mondiaux du Groupe BPCE et directrice générale de Natixis, la banque de gros du groupe, quittait ses fonctions pour des raisons de santé. Elle sera remplacée par un tandem. Mohamed Kallala, actuellement responsable des métiers de Natixis Corporate & Investment Banking deviendra, au 1er janvier prochain, directeur général de Natixis, et Philippe Setbon, l’actuel directeur général de Natixis Investment Managers (NIM), deviendra directeur général délégué.
La BFI et la gestion d’actifs à l’honneur
Les revenus affichés par la banque au troisième trimestre ont progressé de 8% par rapport à la même période l’année dernière, à 8,6 milliards d’euros. «Tous les métiers ont contribué à cette performance caractérisée par des indicateurs financiers de très bon niveau (revenu brut d’exploitation en hausse de 13%), et par une activité commerciale particulièrement soutenue», s’est félicité dans un communiqué Nicolas Namias, président du directoire de BPCE.
Si tous les métiers ont effectivement contribué à la croissance, ils ne l’ont pas fait dans les mêmes proportions. C’est la BFI du groupe et la gestion d’actifs, qui constituent Natixis, qui affichent les progressions les plus remarquables ramenées au revenu qu’elles génèrent. Ainsi, la Banque de grande clientèle voit son revenu augmenter de 12%, à 1,1 milliard d’euros pour le trimestre, et la gestion d’actifs progresse de manière identique pour atteindre 858 millions d’euros de revenus. Avec des encours de 1.279 milliards d’euros, et une collecte nette de 24 milliards d‘euros sur le trimestre, la gestion d’actifs a atteint son «plus haut historique», assure Nicolas Namias.
La bonne surprise de l’assurance
De son côté, le produit net bancaire du pôle Banque de proximité et Assurance augmente de 4% au troisième trimestre pour atteindre 3,9 milliards d’euros. Les marges nettes d’intérêts ne baissent plus. Elles sont stables dans le réseau des Caisses d’Epargne et en hausse de 3% dans celui des banques Populaires. «Nous ne nous attendons pas à des évolutions fortes sur la marge d’intérêt, mais c’est une tendance longue et qui est là pour longtemps», a précisé Nicolas Namias lors d’une conférence de presse.
Mais c’est de l’assurance qu’est venue la bonne surprise. Même si son produit net bancaire de 217 millions d’euros reste bien inférieur à celui des deux réseaux bancaires, aux environs de 1,5 milliard d’euros chacun, ses revenus progressent de 19% d’une année sur l’autre. Au troisième trimestre, les primes augmentent de 54 % à 3,7 milliards d’euros, avec une hausse de 66% pour l’assurance-vie et prévoyance et une augmentation de 9% pour l’assurance dommages. Le modèle de bancassurance est efficace.
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