Les patrons des banques américaines obtiennent de jolies augmentations
La nouvelle flambée des cours de Bourse des grandes banques américaines en 2025 ne profite pas qu’à leurs actionnaires. Leurs patrons sont également récompensés avec de fortes augmentations de rémunérations.
De Bank of America à Wells Fargo en passant par Citi, Goldman Sachs, JPMorgan et Morgan Stanley, ils ont obtenu entre 10% et 32% de hausses grâce à une revalorisation de leurs salaires variables, eux-mêmes liés à la performance économique et boursière de la banque.
Ted Pick, le PDG de Morgan Stanley, est le mieux loti avec une augmentation de 32% qui lui permet de passer devant le patron de JPMorgan, Jamie Dimon, avec une rémunération de 45 millions de dollars. Les trois quarts de cette somme sont toutefois «différés sur trois ans et pourront faire l’objet d’une annulation», indique la banque en précisant que la totalité de cette rémunération différée sera payée en actions de performance.
Le directeur général de Wells Fargo, Charlie Scharf, a de son côté bénéficié d’une augmentation de 28%, à 40 millions de dollars. Cette rémunération comprend une partie fixe de 2,5 millions de dollars et une partie variable de 37,5 millions, dont 9,4 millions en espèces et 28,1 millions en actions de performance et en droits sur actions gratuites.
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David Solomon détrône Jamie Dimon
Jane Fraser, patronne de Citi et seule femme de la sélection, a obtenu une hausse de 22%, à 42 millions de dollars. Une bonne partie de ce montant ne lui sera toutefois pas versée immédiatement. 14,2 millions de dollars seront payés en actions différées sur quatre ans et sous conditions de performance et 20,2 millions seront versés en titres de performance sur trois ans. Elle touchera un peu moins de 7,6 millions de dollars en cash, dont 1,5 million au titre de la rémunération de base.
De son côté, le directeur général de Goldman Sachs, David Solomon, a vu ses émoluments grimper de 20,5%, à 47 millions de dollars, ce qui le place en tête des patrons les mieux payés au sein des plus grandes banques américaines. Son salaire fixe est maintenu à 2 millions de dollars tandis que sa rémunération variable est payée essentiellement en actions de performance (31,5 millions) avec malgré tout une composante cash de 10,1 millions.
Dernier acteur à dévoiler le salaire de son dirigeant, Bank of America a indiqué vendredi soir que Brian Moynihan allait toucher 41 millions de dollars au titre de 2025, soit 17% de plus qu’en 2024. Son salaire fixe demeure à 1,5 million de dollars. Le solde, lié aux performances, sera payé à 30% en cash et 70% en actions, dont 20% progressivement pendant quatre ans.
Le patron de la plus grande banque américaine, Jamie Dimon, est en queue de peloton avec une augmentation de «seulement» 10%. Au titre de 2025, JPMorgan lui verse 43 millions de dollars, dont un salaire fixe de 1,5 million et un variable constitué d’actions de performance pour 36,5 millions de dollars et d’espèces pour 5 millions de dollars.
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