Le nouveau président de la Fed n’a pas déçu les attentes d’une hausse de taux après son revirement «restrictif» de Jackson Hole. De quoi renforcer sa crédibilité malgré les tweets toujours contradictoires de Donald Trump. Les autres membres du FOMC affichent encore pour la suite une certaine prudence, qui devrait quand même les amener à une hausse de taux supplémentaire jusqu’à 4,25%.
Après avoir annoncé le 19 août sa volonté de racheter davantage de bons du Trésor de maturité longue, le secrétaire au Trésor a dû tenter de rassurer après une première opération de ce type plutôt ratée le 10 septembre. Les experts s’attendent à ce que le Trésor supprime ses adjudications sur les titres à 20 ans entre début novembre et début février.
Alors qu’un ralentissement ou une stagnation de l’inflation en août aurait pu conduire à un Comité monétaire plus indécis le 16 septembre, la nouvelle publication en hausse a rallié les marchés à l’idée d'une hausse de taux quasi certaine, la première depuis trois ans.
Des parlementaires américains s’inquiètent des relations nouées par le groupe automobile avec CATL, Geely ou BYD. Mais le constructeur a reçu le soutien de Donald Trump.
L’intervention japonaise coordonnée avec les Etats-Unis et les anticipations d’une hausse de taux par la Banque du Japon ont renversé la tendance à l’affaiblissement du yen. Ce qui pourrait lancer le débouclage du carry trade.
Le rapport sur les créations d’emplois a dépassé les attentes en août, et renforcé la possibilité d’un resserrement monétaire de la Fed dès le 18 septembre, malgré d’autres chiffres mitigés.
Les taux montent, à près de 7% pour les prêts hypothécaires sur 30 ans, mais les prix ne diminuent pas, faute de biens à vendre. Les propriétaires, qui ne souhaitent pas contracter un nouveau prêt à un taux plus élevé, sont moins mobiles. La loi-cadre adoptée fin juin au Congrès sans le soutien de Donald Trump ne changera pas la donne à court terme.
La hausse des taux longs japonais et la pression des Etats-Unis vont dans le sens d’une hausse de taux plus rapide qu’attendu initialement, mais la Banque du Japon veut garder son propre tempo.
Le métal jaune a effacé la moitié de ses gains d’août, son meilleur mois depuis le début de l’année. Il est affecté par les anticipations de resserrement monétaire de la Fed, la hausse du dollar et le rebond des taux longs, principalement les taux réels.
Les échanges de tirs entre les Etats-Unis et l’Iran compromettent chaque jour un peu plus la trêve annoncée, même si le secrétaire américain à l’Energie affirme que 17 millions de barils de pétrole ont transité par le détroit d’Ormuz lundi. Les cours du Brent et du brut WTI ont atteint un plus haut depuis le 24 juillet.
La guerre au Moyen-Orient, l’inflation et les dettes publiques en hausse font grimper les taux longs des grandes économies. Les Etats-Unis font pression sur le Japon, leur principal bailleur, pour reprendre la main alors que la dette américaine atteint un record.
Les nouvelles tensions au Moyen-Orient ont fait remonter les cours des énergies fossiles lundi, de plus de 2% pour le pétrole et de près de 4,6% pour le gaz naturel européen TTF, qui supplante ainsi l’or noir comme risque inflationniste en Europe à l’approche de l’hiver. A moins que des prix ainsi trop élevés ne finissent par éliminer la concurrence asiatique sur la demande.
Les forces américaines ont frappé deux rampes de lancement iraniennes sur l’île de Larak, et le président Donald Trump a également parlé d’attaques sur l’île de Kharg. Les Gardiens de la révolution affirment avoir riposté contre deux bases aériennes américaines en Jordanie.
Les Etats-Unis multiplient les initiatives visant à empêcher le marché obligataire de dicter seul le prix de leur dette, relève Didier Borowski, responsable de la recherche sur les politiques macroéconomiques d’Amundi Institute. Un parfum de "répression financière", déjà observée au XXe siècle, plane.
Kevin Warsh, qui passait un «examen» en ouverture du Symposium de Jackson Hole après avoir été critiqué pour son manque de clarté sur l’inflation en juillet, a tenté de se rattraper. Et fait pencher le marché en faveur d’une hausse de taux dès la prochaine réunion.
Premier partenaire économique des Etats-Unis, le Mexique a réussi à se mettre à l’écart de la guerre tarifaire de Donald Trump grâce à une attitude conciliante. Mais la dépendance vis-à-vis de son voisin apparaît aussi comme une vulnérabilité.