Les marchés ont signifié leur déception vendredi après la visite à Pékin du président américain Donald Trump, dont ils espéraient une issue au blocage du détroit d’Ormuz. Entre la hausse des cours du pétrole et les possibles réactions des banques centrales, ou le risque de coûts budgétaires pour les Trésors aux Etats-Unis comme dans de nombreux autres pays, les taux ont grimpé à des plus hauts depuis un an.
Son mandat de président de la Fed se termine ce vendredi 15 mai. Il aura fait l’objet de critiques sur son biais plus «accommodant» en 2021. Des critiques cependant plus faciles a posteriori au vu de la complexité des chocs exceptionnels auxquels il a été confronté depuis 2020. Et que le banquier central a réussi à piloter en évitant les récessions.
Le gestionnaire d’actifs américain va se concentrer sur les technologies de l'information, le secteur financier, les services discrétionnaires aux consommateurs et les services de communication dont les titres d'entreprises sont cotés sur le S&P500.
Donald Trump se rend en Chine durant deux jours pour rencontrer Xi Jinping. C’est un moment clé pour apaiser les tensions commerciales ou géopolitiques mondiales. Mais il est difficile d’en imaginer l’issue tant le rapport de force entre les deux pays s’est rééquilibré depuis la guerre tarifaire et le conflit en Iran.
Tiré par la flambée du cours du pétrole, l’indice CPI a augmenté de 3,8% en avril sur un an. Sur un mois, les prix ont progressé de 0,6% après +0,9% en mars.
Le département américain du travail a indiqué avoir enregistré 115.000 créations nettes de postes en avril alors que les économistes s'attendaient à un chiffre de 55.000 nouveaux emplois.
Non contents d’avoir arrêté de valoriser des baisses de taux depuis mi-mars, les marchés à terme se sont même mis à valoriser une hausse partielle de taux d’ici à la fin de l’année 2026…
L’annonce iranienne selon laquelle deux missiles auraient touché un navire de guerre américain lundi vers midi a ajouté un peu de pression à la baisse sur les marchés d'actions européens (-1 %) et à la hausse sur le pétrole Brent (+4 %). Concernant les droits de douane supplémentaires annoncés vendredi par Donald Trump, l’Europe souhaite toujours ratifier l’accord commercial, sans renoncer aux amendements possibles.
Mercredi, les cours du pétrole accéléraient sur la perspective d’un blocus prolongé, avec cessez-le-feu. Dans la nuit de mercredi à jeudi, les prix de l’or noir ont battu de nouveaux records sur la perspective de frappes «brèves et puissantes» de l’armée américaine sur les infrastructures iraniennes.
La réunion du dernier FOMC puis la dernière conférence de presse présidées par Jerome Powell seront scrutées de près mercredi. Moins pour la décision d’un très probable statu quo que pour les messages qui en ressortiront sur le positionnement plus ou moins restrictif de la Fed avant l’arrivée de Kevin Warsh.
Un protocole d’accord a été signé afin de coordonner les politiques commerciales et de sécuriser les approvisionnements. L’objectif est de s’émanciper de la domination chinoise sur la plupart de ces matières premières.
Une note de Goldman Sachs montre cependant une certaine avance, en termes de resserrement des spreads, pour le crédit en dollars, sur lequel ses stratégistes ont créé un indicateur de sentiment spécifique.
L’audition devant la Commission bancaire du Sénat du candidat choisi par Donald Trump pour présider la Fed après le 15 mai a été animée mardi. Elle a confirmé que sa nomination officielle devrait être retardée en raison du différend concernant l’enquête pénale visant Jerome Powell, que le sénateur républicain Thom Tillis considère comme une attaque contre l’indépendance de la banque centrale.
Le candidat de la Maison-Blanche à la succession de Jerome Powell est a priori bloqué par la Commission bancaire du Sénat devant laquelle il sera auditionné ce mardi. Sa nomination ne semble pas pouvoir intervenir tant que le Département de la Justice maintiendra une procédure pénale contre Jerome Powell.
L’indice de risque géopolitique (GPR) développé pour la Fed par les économistes Dario Caldara et Matteo Iacoviello à partir des mentions «guerrières» dans les grands journaux anglo-saxons a atteint en mars son plus haut niveau depuis 2001.
Selon Bloomberg, la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) a lancé une enquête autour de deux séries de transactions suspectes effectuées sur les contrats à terme sur pétrole juste avant de récents revirements du président concernant la guerre en Iran.
Cette voie maritime essentielle est quasiment fermée depuis le début du conflit, le 28 février. Après avoir réagi plutôt négativement lundi matin, après l’échec des négociations du week-end entre les Etats-Unis et l’Iran, les marchés se sont repris lundi après-midi, quand le président Trump a confirmé le blocus américain et évoqué la perspective d’un accord.
Les prix à la consommation ont grimpé en flèche en mars aux Etats-Unis, tirés par la flambée des tarifs de l’essence. Et l’inflation sous-jacente fait également montre de nouveaux soubresauts malgré la morosité de l’économie américaine.