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Longtemps plus un marché d'offre que de demande, le véhicule électrique gagne en intensité en Europe. Mais cette accélération de la demande pour les modèles électrifiés sur le Vieux Continent a jusqu’à présent servi les intérêts des grands constructeurs chinois.
Leurs surcapacités de production poussent les groupes automobiles européens à explorer le relais de croissance que peut constituer la défense. Or, pour ces champions des grandes séries, la tâche est moins aisée qu'il n'y paraît.
Confrontés à des surcapacités croissantes sur les continents, plusieurs constructeurs européens font le choix de réduire leurs empreinte industrielle. Un choix qui n'est pas sans risque dans une industrie aux coûts fixes élevés. D'autant que les marges de manœuvre ainsi dégagé ne vont pas forcément ne sont pas toujours réinjectées dans le financement du renouvellement des plateformes, des logiciels ou les technologies de batteries.
Le premier tour de l’élection présidentielle se déroulait ce dimanche 4 octobre. Le second tour, trois semaines plus tard, s’annonce disputé. Il opposera l’actuel président Lula et le fils de Jair Bolsonaro, Flavio. Quel que soit le vainqueur, il sera attendu par les marchés sur sa capacité à stabiliser la dette publique et à réduire des taux prohibitifs.
Le pays a connu un important développement durant la dernière décennie, avec des entreprises solides issues de secteurs diversifiés. Pour les investisseurs, les opportunités ne manquent pas à condition d’étudier sérieusement les trajectoires de croissance.
Renault, Carrefour, Engie, TotalEnergies ou encore Vinci, les grands groupes français sont présents de longue date au Brésil. De l’automobile à la distribution en passant par l’énergie, ils y jouent gros.
Plus facile à aborder que la Chine mais tout aussi dynamique, le Brésil apparaît comme un vaste territoire de conquête encore en friche aux yeux des assureurs notamment étrangers. Pour les Français CNP Assurances et Axa, c’est même devenu un pays très stratégique.
En une dizaine d’années, le marché s’est profondément transformé avec la numérisation des services bancaires et des paiements. Des néobanques ont saisi la balle au bond et c’est ainsi que Nubank s’est hissée parmi les acteurs de catégorie mondiale.
Malgré l'essor des initiatives de paiement local et les pressions de Bruxelles, les géants américains engrangent des milliards de dollars en captant la majorité des flux européens. Dans cette course à la reconquête de souveraineté économique, l'Europe a fort à faire car Visa et Mastercard semblent toujours avoir un coup d'avance.
Après le paiement entre particuliers, l'European Payments Initiative (EPI) s’attaque au marché des commerçants, en commençant par la vente en ligne, avec Wero for Merchants. Cette brique est déployée progressivement en Europe grâce à l’adhésion de grands groupes comme Decathlon ou Air France KLM.
Le groupe chinois concentre sa stratégie sur l’accompagnement des touristes asiatiques, et le développement en France a connu des ratés en raison de la défaillance de la fintech Lyf.
Après une forte croissance entre 2022 et fin 2025, le marché des stablecoins stagne depuis octobre 2025 à 300 milliards de dollars. La majorité de ces jetons est utilisée pour le trading ou pour les transactions entre bots, plutôt que pour du paiement réel.
Les progrès réalisés par l’intelligence artificielle pourraient permettre l’avènement des robots humanoïdes, d’abord dans la logistique et l’industrie puis dans les services. Les freins à leur développement restent néanmoins nombreux.
La robotique suscite un engouement grandissant chez les investisseurs et s’impose comme un nouveau champ de bataille technologique entre les Etats-Unis et la Chine. En 2026, les start-up du secteur ont levé jusqu’à présent plus de 18 milliards de dollars. Mais pour plusieurs observateurs, le passage de l’IA au monde physique prendra du temps. Le secteur industriel est le plus avancé dans l’adoption de robots.
Portées par les avancées de l’IA, les entreprises testent également ces machines dont la morphologie facilite l’intégration à moindre coût dans le secteur industriel. Avec là aussi, au-delà des gains financiers possibles à court terme, des risques macroéconomiques liés à cette polyvalence à plus long terme.
Les start-up du secteur ont déjà levé cette année davantage que sur l'ensemble de 2025, selon Crunchbase. Longtemps pénalisé par son déficit de capital-risque, le continent européen parvient désormais à faire éclore des projets de catégorie mondiale.
Entre une inflation – pour l’instant surtout liée à un choc d’offre exogène pour la zone euro et le Royaume-Uni – et des taux longs très élevés qui durcissent naturellement les conditions financières, les grandes banques centrales pourraient sans doute être un peu plus patientes que ne l’attendent les marchés. Mais dans un contexte très favorable à la «dominance budgétaire», ces derniers ont besoin de certitudes sur l’indépendance des gardiennes des monnaies.
Ces derniers jours, plusieurs salariés de la tech ont alerté sur le risque existentiel que fait peser l’intelligence artificielle sur la société, alors que plusieurs firmes prônent l’avènement d’une «IA générale». A l’approche de l’entrée en Bourse d’OpenAI et Anthropic, Bill Gates, l’ONU, et même le Pape se sont déjà emparés du sujet. Il sera central lors du prochain G20 de Miami, à la mi-décembre.
Les perspectives de résultats et la valorisation plus raisonnable des actions rendent les investisseurs plus confiants. Ils entrevoient encore un potentiel de hausse, malgré les risques persistants.
Avec la rentrée revient la présentation du budget qui, cette année encore, risque d’être un exercice compliqué alors que le gouvernement n’a toujours pas de majorité à l’Assemblée nationale et que la campagne présidentielle a déjà commencé. Réaliste, l'exécutif ajuste sa prévision macroéconomique pour 2026 à 0,5% de croissance et à 1% pour 2027.