Face aux difficultés croissantes à assurer certains risques ou secteurs, les professionnels doivent imaginer de nouvelles réponses et faire preuve de créativité en matière de gestion et de couverture des risques.
A la tête de l'association européenne des risk managers (Ferma) depuis octobre 2025, Philippe Cotelle revient sur la vision du métier et celle des risques en Europe et à l'international.
Avec près de 30 % de la production manufacturière mondiale, la Chine a atteint un niveau de domination industrielle inédit dans l’histoire moderne. Cette suprématie dépasse désormais la quantité pour s’étendre aux technologies clés, à l’énergie et aux chaînes de valeur avancées. Le fruit d'une stratégie centralisée, planifiée sur plusieurs décennies, destinée à faire de l’industrie un instrument majeur de puissance.
A mesure que l’intelligence artificielle s’industrialise, la compétition technologique se déplace vers les infrastructures physiques qui la rendent possible. En contrôlant une large part des équipements clés, la Chine a acquis un avantage industriel décisif, aux conséquences directes pour la compétitivité et la souveraineté des industries européennes et américaines.
En devenant le cœur industriel du véhicule électrique, la Chine a profondément rebattu les cartes de l’automobile mondiale. Cette bascule, davantage industrielle que technologique, expose l’Europe à un risque de décrochage stratégique inédit, au moment même où la transition énergétique redéfinit les chaînes de valeur.
Les banques sont nombreuses à avoir présenté leurs travaux dans l'intelligence artificielle pour expliquer comment cette révolution pouvait leur permettre de gagner en efficacité. Elles sont moins prolixes sur les effets sur l'emploi et sur les risques stratégiques liés au recours à l'IA.
Secrétaire générale de la fédération CFDT des banques et assurances, Béatrice Lépagnol est à la tête de la deuxième organisation syndicale représentative dans la branche. Pour L'Agefi, elle appelle les employeurs du secteur bancaire à intégrer l'IA dans le dialogue social.
A qui la faute en cas d’erreur induite par l’IA ? Dans un secteur régulé comme celui de la banque, la question doit être appréhendée et mise sous contrôle.
Sur un marché des échanges d’actions européennes de plus en plus complexe depuis la réglementation MIF en 2007, les opérateurs alternatifs cherchent désormais des moyens de se diversifier.
Deutsche Börse, Euronext, SIX et London Stock Exchange Group multiplient les initiatives pour diversifier leurs revenus et réduire leur dépendance aux marchés actions.
Après cinq années de vaches maigres, les transactions sur le marché de la santé ont spectaculairement rebondi l’an dernier. Mais la reprise est loin d’être uniforme : les investisseurs privilégient les actifs les plus avancés et les modalités thérapeutiques jugées prometteuses.
Longtemps perçue comme un terreau scientifique fertile mais incapable de transformer l’essai au stade commercial, la France de la biotech change de dimension. Thierry Abribat (Amolyt Pharma), Pierre d'Epenoux (ImCheck Therapeutics) et Marc de Garidel (Abivax) en fournissent des exemples éclatants.
Le laboratoire français voit arriver avec préoccupation, sinon appréhension, la fin de son médicament vedette, le Dupixent. Et jusqu'ici la stratégie de contournement, comme en témoigne sa fringale d'acquisitions, tarde à porter ses fruits. Conséquence, les investisseurs votent avec leurs pieds.
La structure est le fruit d’un partenariat entre le public, le privé et les acteurs de l’économie sociale et solidaire. Elle met en place une ingénierie financière innovante qui permet d’offrir un service indispensable dans des quartiers où personne ne pouvait le faire.
Renaud-Jean Chaussade, associé au cabinet Delsol Avocats, revient sur la portée de la loi de simplification du droit de l’urbanisme et du logement adoptée en novembre 2025. Ce texte, bien que répondant à des blocages bien identifiés, pourrait constituer une étape avant des réformes plus ambitieuses.
Ces dernières semaines, les banques d’investissement ont levé le voile sur leurs prévisions pour l’année qui s'ouvre. Cet exercice traduit plus de certitudes qu’au début de 2025 sur la poursuite de la croissance américaine et sur la reprise ailleurs. Même si certaines remarquent les écarts de trajectoires («forme de K») entre une forte demande liée à l’investissement dans la technologie et une stagnation des autres secteurs, de la consommation et de l’emploi.
La géopolitique est un risque à géométrie variable comme l’a montré l’intervention américaine au Venezuela. Tant qu’il n’a pas d’effet sur la croissance ou l’inflation, il n’en a pas non plus sur les marchés. Mais il est surveillé de près par les investisseurs.