L’UE devrait échapper aux lettres douanières de Donald Trump
Les négociations entre Européens et Américains seraient proches d’aboutir. Plusieurs pays dont le Japon ou la Corée du Sud pourraient se voir imposer des droits supplémentaires à compter du 1er août.
Le suspense reste entier. Le président américain ne devrait pas augmenter les droits de douane imposés à de nombreux pays à compter du 8 juillet comme initialement prévu mais il a annoncé une possible application à partir du 1er août.
Donald Trump a ainsi envoyé des courriers d’avertissement aux pays concernés. La Corée du Sud et le Japon s’exposeraient ainsi à un renforcement des taxes commerciales imposées par les Etats-Unis à 25% dès le début du mois prochain.
L’Union européenne devrait en revanche être épargnée pour le moment. Bruxelles ne recevra pas de lettre des Etats-Unis détaillant des droits de douane plus élevés, ont déclaré lundi à Reuters des sources européennes familières avec le dossier. L’Union envisage même des exemptions pour la taxe de 10% qu’imposent actuellement les Américains et certaines sources ont indiqué à l’agence de presse que le bloc était proche d’un accord avec l’administration Trump.
Celui-ci pourrait impliquer des concessions limitées aux droits de douane de base américains de 10% pour les avions et équipements aéronautiques, pour certains équipements médicaux et pour les spiritueux dans le cadre d’un éventuel accord avec l’administration Trump, ont déclaré lundi à Reuters trois personnes proches du dossier.
Accord déséquilibré
Deux sources ont également déclaré que l’UE étudiait un arrangement qui permettrait aux constructeurs automobiles européens produisant et exportant des voitures depuis les Etats-Unis d’importer davantage de véhicules européens à des taux de droits de douane inférieurs aux 25% actuels. Un tel arrangement bénéficierait aux constructeurs automobiles allemands qui possèdent de grandes usines aux Etats-Unis.
La Commission européenne, qui visait un accord commercial équilibré et plus large avec les Etats-Unis, a informé tard lundi les envoyés de l’UE que les pays membres devaient choisir entre accepter un accord déséquilibré ou faire face à davantage d’incertitudes.
La Commission a également déclaré qu’il n’y avait aucune garantie que l’administration Trump n’imposerait pas de droits de douane supplémentaires ou ne demanderait pas de nouvelles concessions.
Ces annonces ont malgré tout profité aux marchés actions européens, qui ont terminé la séance du 8 juillet dans le vert, portés notamment pas les secteurs les plus visés par les droits de douane. Dans l’automobile, Stellantis a gagné 2,7% en Bourse, Mercedes 2%, BMW 2,3%, Forvia 5,3% et Valeo 3,5%. Les spécialistes des spiritueux Pernod Ricard et Rémy Cointreau ont également bondi de 3% et 4%, respectivement.
L’UE est actuellement confrontée à des droits de douane américains de 50% sur ses exportations d’acier et d’aluminium, de 25% sur les voitures et les pièces automobiles et de 10% sur la plupart des autres produits. Washington envisage également des droits de douane supplémentaires sur les produits pharmaceutiques et les semi-conducteurs.
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