A la Société Générale, les syndicats sont prêts à durcir le ton sur le télétravail
Les syndicats de la Société Générale n’ont pas renoncé à se battre pour le télétravail. Après que la direction de la banque a dénoncé, en juillet, l’accord signé avec les représentants des salariés en la matière, l’intersyndicale constituée de la CFDT, de la CGT et de la CFTC a appelé à une manifestation devant les tours du groupe à la Défense le jeudi 18 septembre entre 12h et 14h.
Le lendemain, les quatre organisations syndicales seront conviées à une réunion par la direction. «Le 19 septembre, l’intersyndicale CFDT CFTC CGT ira exiger de la direction qu’elle renonce à négocier sur la base d’un jour maximum de télétravail et que nous puissions discuter sur la base de l’accord existant faute de quoi nous entrerions dans un conflit dur dans lequel chacun assumera ses responsabilités», indiquent les syndicats dans un communiqué commun.
En parallèle, ils ont également lancé une pétition en ligne «Pour le maintien des régimes actuels de télétravail» qui comptait plus de 700 signatures en moins de 24 heures.
Les trois organisations syndicales comptent en outre «saisir la médecine du travail et l’inspection du travail pour connaitre leur position sur les conséquences et les risques que fait courir une telle dénonciation d’accord» ainsi que les «différentes instances représentatives du personnel».
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Une décision du directeur général
Elles ont informé la direction qu’elles ne participeraient pas à d’autres réunions tant que les négociations sur le télétravail n’auront pas «suffisamment évolué».
Contactée par L’Agefi, la Société Générale ne fait pas de commentaires. L’organisation syndicale SNB/CFE CGC SG, qui ne fait pas partie de l’intersyndicale, indique de son côté sur son site internet ne pas appeler à la manifestation devant le siège de la banque le 18 septembre. «Depuis que la direction s’est engagée à maintenir les dispositions actuelles de l’accord (sur le télétravail, ndlr) pendant quinze mois, quoi qu’il arrive, nous avons fait le choix de négocier un nouvel accord solide, équilibré et durable, dans l’intérêt des salariés», précise le syndicat.
Mi-juin, le directeur général du groupe, Slawomir Krupa, avait prévenu les salariés par mail qu’il avait pris la décision de ramener le nombre de jours de télétravail dans la banque à un par semaine maximum. En réaction, des salariés avaient fait grève le 27 juin dernier avec un taux de suivi relativement important dans les services les plus concernés par le travail à distance.
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