Revolut s’offre les services de l’ancien patron de la Société Générale
Revolut semble avoir un faible pour la Société Générale. Ou peut être pour sa banque en ligne Bourso Bank, dont le succès ne se dément pas depuis plusieurs années.
La néobanque britannique a en effet annoncé jeudi soir la nomination de Frédéric Oudéa à la présidence de son activité en Europe de l’Ouest qui a récemment ouvert un siège à Paris. Directeur général de la Société Générale jusqu’en mai 2023, Frédéric Oudéa est actuellement président du géant français de la pharmacie, Sanofi.
Chez Revolut, il retrouvera une autre ancienne de la banque au logo rouge et noir. En juin dernier, Béatrice Cossa-Dumurgier a en effet été nommée directrice générale de l’Europe de l’Ouest. Elle était auparavant membre du conseil d’administration de la Société Générale.
«Je suis convaincu que Revolut est à la pointe de la banque de détail en Europe, c’est pourquoi j’ai été très enthousiaste à l’idée de rejoindre l’équipe, alors que l’entreprise est en passe de devenir une véritable institution bancaire», a réagi Frédéric Oudéa dans un communiqué.
Outre ces deux nominations, le groupe dévoile un conseil d’administration et un comité exécutif dédiés à l’Europe de l’Ouest qui font la part belle à des personnalités avec d’importantes expériences au sein de grandes banques françaises et européennes.
Grandes ambitions
Ces recrutements, et notamment celui d’un président aussi connecté à l'écosystème que Frédéric Oudéa, devraient aider la néobanque à obtenir un agrément bancaire en France, en complément de celui qu’elle détient déjà en Lituanie et lui permet d’opérer dans la zone euro.
Dans le cadre de l’ouverture de son siège à Paris, Revolut a annoncé en mai son intention d’investir 1 milliard d’euros sur les trois prochaines années pour s’étendre en France. La société prévoit également d’embaucher au moins 200 personnes dans l’Hexagone.
Revolut est devenue une des principales néobanques européennes avec plus de 60 millions de clients dans le monde. En 2024, le profit avant impôt de la société a plus que doublé pour atteindre 1,1 milliard de livres (1,27 milliard d’euros). Des informations de presse ont rapporté ces derniers jours qu’elle serait engagée dans un processus de ventes d’actions par ses salariés à un prix la valorisant 75 milliards de dollars.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. Actuellement, l'économie mondiale et la Chine ressentent les effets de la guerre menée par M. Trump avec Israël contre l’Iran. M. Xi a réaffirmé jeudi le vœu chinois de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Lui et M. Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. Le président chinois a promis d’ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Avec l’excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l’accès au marché chinois sont l’un des grands griefs des Etats-Unis, comme d’autres pays développés, à l’encontre de Pékin. M. Trump a emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. 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