Revolut ouvre un siège à Paris et investira 1 milliard d’euros en France
La fintech britannique mise sur la capitale française pour grossir encore en Europe. Dans le cadre de l’évènement Choose France, Revolut a annoncé «la création d’un siège pour l’Europe de l’Ouest à Paris».
La néo-banque opère aujourd’hui dans l’Union européenne grâce à une licence lituanienne. Dans le cadre de cette implantation dans l’Hexagone, elle compte demander un agrément bancaire auprès de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR).
Ce nouveau siège à Paris permettra d’abord à Revolut de desservir «ses activités en France, puis des succursales en Irlande, en Allemagne, au Portugal, en Espagne et en Italie», indique la banque dans un communiqué. «La Lituanie restera une base clé pour la croissance de Revolut en Europe, avec les plans de développement de l’entreprise et sa gamme de produits en Lituanie, ainsi que dans le reste de la région», a précisé la société.
A lire aussi : Les profits de Revolut ont plus que doublé en 2024
200 personnes à recruter
La banque, qui revendique 55 millions de clients dans le monde dont 40 millions en Europe, compte investir plus d’un milliard d’euros en France et embaucher plus de 200 personnes au cours des trois prochaines années.
«La France est le plus grand marché de Revolut dans l’Union européenne avec 5 millions de clients, et le marché dans le monde connaissant la croissance la plus rapide (+1,6 million de clients en 2024), offrant d’importantes opportunités d’expansion et d’innovation», a indiqué Pierre Décoté, responsable risque et conformité de la banque. «Notre ambition est claire : nous voulons devenir le premier groupe bancaire en Europe», a de son côté avancé Antoine Le Nel, directeur croissance groupe.
Quelques jours après que JPMorgan a annoncé l’ouverture de nouveaux bureaux à Paris, ces annonces sont encourageantes sur l’attrait de la place financière française. «Le choix de Revolut d’implanter son second siège européen à Paris (…) prouve la confiance des investisseurs internationaux dans notre pays, mais aussi dans la place financière parisienne», s’est réjoui Eric Lombard, ministre de l’Economie, dans le communiqué.
Plus d'articles du même thème
-
Le ciel de Bank of America s'assombrit
La deuxième plus grande banque américaine a dévoilé des résultats trimestriels décevants après l’annonce d’une amende salée et alors que certains de ses cadres quittent le navire depuis plusieurs mois. -
Morgan Stanley bat les attentes au troisième trimestre grâce aux marchés actions
La banque américaine a révélé des résultats dans la lignée de ceux publiés par Goldman Sachs la veille mais elle peine à en profiter en Bourse. -
La liquidité des obligations en euros résiste à la crise
A l’occasion de l’événement Fixed Income Leaders Summit (FILS), du 13 au 15 octobre à Antibes (France), L’Agefi publie pour la première fois, en partenariat avec Propellant Digital, un observatoire de la liquidité sur les obligations libellées en euros.
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- L’exposition à géométrie variable des banques françaises au risque souverain
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
- Eutelsat bondit en Bourse alors que Starlink réduit ses services en Ukraine
- Les marchés monétaires recommencent à inquiéter en zone euro
Contenu de nos partenaires
-
Rupture de contratTransport maritime : comment Londres veut couper le robinet du GNL à Moscou
Limiter les services aux méthaniers russes, chargés de transporter le gaz naturel liquéfié, entraverait leur accès aux ports de livraison -
Liste de coursesNouveau nucléaire : les six verrous à lever d’ici à la fin de l’année
Face aux exigences tatillonnes de Bruxelles et aux impératifs budgétaires, le gouvernement et l'électricien jouent gros pour lancer la construction des nouveaux réacteurs -
LézardesBudget de la Sécurité sociale : des fondations fragiles
L'exécutif est-il trop optimiste dans ses prévisions macro-économiques ? L'exemple du dérapage cette année souligne la sensibilité du sujet