L’indice Euro Stoxx 50 va perdre deux représentants de la Bourse de Paris
Le constructeur automobile Stellantis et le groupe de spiritueux Pernod Ricard seront évincés de l’indice Euro Stoxx 50 le 22 septembre prochain à l’ouverture des marchés, a annoncé lundi soir ISS Stoxx, filiale de l’opérateur boursier Deutsche Börse.
Les activités de Stellantis et Pernod Ricard sont lourdement pénalisées depuis le début de l’année par les tensions commerciales. Pour le géant de l’automobile né au début 2021 de la fusion entre Groupe PSA et Fiat Chrysler Automobiles (FCA), les nouveaux droits de douane mis en place aux Etats-Unis devraient avoir un effet négatif d’environ 1,5 milliard d’euros sur le résultat net de l’ensemble de l’exercice en cours.
La politique de droits de douane des Etats-Unis et celle de la Chine plombent également le chiffre d’affaires de Pernod Ricard, du fait du déstockage massif opéré par le groupe dans ces deux pays. En outre, la baisse de la confiance des consommateurs américains et chinois se traduit par une demande modérée dans ces deux marchés clés pour le propriétaire du whisky Chivas et du champagne Mumm.
Depuis le début de l’année, le titre Stellantis a reculé de 34,9%, tandis que l’action Pernod Ricard a perdu 9,9%. Dans le même temps, l’indice CAC 40 a gagné 4,4% et l’Euro Stoxx 50 a progressé de 9,1%.
A lire aussi : Euronext revisite son CAC 40 ESG
Deux entrants allemands
Le 22 septembre, l’action de l'équipementier télécoms finlandais Nokia sera également évincée de l’indice Euro Stoxx 50, tandis qu’y entreront les titres de la banque allemande Deutsche Bank, de la société belge de biotechnologies Argenx et du fabricant allemand d'équipements pour la production d'énergie Siemens Energy.
ISS Stoxx a, par ailleurs, annoncé lundi soir que le fabricant d’emballages en verre Verallia sortirait de l’indice Stoxx Europe 600 le 22 septembre. Le groupe a récemment été la cible d’une offre publique d’achat menée par Gestao de Investimentos (BWGI). A l’issue de cette opération, la société d’investissement brésilienne détenait 79,51% des actions et 71,23% des droits de vote de Verallia au 19 août dernier, selon l’Autorité des marchés financiers.
Plus d'articles du même thème
-
L’Indonésie se réforme afin de retrouver les faveurs des investisseurs
La décision de MSCI de classer le pays en catégorie marché autonome a provoqué un effondrement de la Bourse, auquel les autorités financières font face en instaurant davantage de contrôles et de nouvelles règles plus strictes. -
Les investisseurs de référence comptent de plus en plus lors des introductions en Bourse
Leur présence explique en partie le choix des offres à prix fixe pour quatre des cinq opérations de 2026. Si les parcours boursiers sont difficiles pour quatre des cinq IPO, cela ne devrait pas décourager les postulants à la Bourse. -
Les enchères de clôture battent des records sur les marchés d’actions européens
Les volumes d’échanges via les enchères de clôture ont notamment atteint un niveau inédit de 63,5 milliards d’euros le 18 septembre, notamment portés par des ajustements d’indices sur les actions grecques.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
Contenu de nos partenaires
-
La Fabrique de l'OpinionGaspard Koenig : « Il est insensé que les partis du centre et de la droite ne saisissent pas l’importance systémique de l'écologie et restent dans le paradigme productiviste du siècle dernier »
« A quoi bon parler des retraites ou de la croissance si notre milieu devient invivable, si les sols sont infertiles et les rivières asséchées ? Si les libéraux sont fidèles à l’ouverture intellectuelle et au respect de la science qu’ils revendiquent, les faits devraient les obliger » -
Choix publicsMidterms : God bless America ?
Aussi imparfaits qu’ils soient, les Etats-Unis sont une grande démocratie -
Midterms aux Etats-Unis : pourquoi ces élections pourraient être les plus chères de l’histoire ?
Porté par le déluge financier issu des super PACS, la folie financière de donateurs et un régulateur paralysé, le coût des campagnes des élections de mi-mandat atteint des sommets