Le directeur des investissements du groupe Matmut défend dans une tribune, une gestion de conviction des obligations souveraines pour soutenir l'économie.
L’enthousiasme autour de l’IA qui tire les marchés financiers repose notamment sur une génération de profits exceptionnelle. Mais dans un contexte de tensions sur les taux d’intérêt, même l’excellence ne suffit pas toujours à empêcher un retour sur terre des valorisations.
Ce compartiment est ainsi passé d'environ 350 milliards de dollars il y a quatre ans à plus de 620 milliards aujourd'hui, retrouvant des niveaux inédits depuis le début des années 2000, calcule Nicolas Crémieux, responsable des obligations convertibles chez Mirabaud Asset Management. La fièvre de l'IA y joue un rôle. Elle n'est pas le seul facteur.
La révolution de l’IA accroît les besoins de financement, par la dette comme par les fonds propres, au moment même où les Etats doivent financer les transitions démographique, climatique, militaire et sociale. Cette concurrence croissante pour le capital modifie l’équilibre entre épargne et investissement et plaide pour des taux longs durablement plus élevés, estime Vincent Chaigneau, directeur de la recherche de Generali Investments.
La Commissaire Ribera souhaite renverser deux décennies de frein aux fusions pour bâtir des mastodontes européens capables de défier l’Amérique et la Chine, un pari politique et économique aux enjeux géostratégiques majeurs, estime Olivier Levyne, professeur associé à HEC Paris.
Passant de l’expérimentation à l’infrastructure de marché, la tokenisation gagne ses galons auprès des institutions financières, notamment chez les gestionnaires d'actifs, estime Djamila Cosme-Bayoud, directrice France de Broadridge. Mais des freins demeurent.
L'essor promis du commerce agentique passe par la capacité de garantir l'usage en confiance de tels agents. Les banques disposent d'une occasion rare sur ce terrain, celle de devenir la référence qui fixe le cadre du marché, estime Mung Ki Woo, directeur digital & innovation pour les services financiers de Sopra Steria.
L'Europe s'apprête à reproduire avec l'intelligence artificielle l'erreur qu'elle a commise avec le numérique, estime Francis Lelong, CEO d'Alegria.group.
A l'heure où l'Insee évoque un recul de la population française à l'horizon 2070, le virage démographique impose de ne pas négliger les conséquences économiques. Les champs de réformes qu'il induit sont nombreux, du budget à l'éducation en passant par les enjeux migratoires et intergénérationnels, estime José Bardaji, économiste chez BPCE
Ormuz constitue un goulet d’étranglement mondial. Un péage obligatoire imposé unilatéralement redéfinirait les flux commerciaux internationaux. Une taxe affecterait l'économie mondiale via un choc inflationniste. L'Union européenne et les Etats-Unis subiraient des effets asymétriques, relèvent William Thay,président du think tank Le Millénaire, et Antranig Kevorkian, analyste.
Pour s'assurer le monopole de l'introduction en Bourse historique de SpaceX, le Nasdaq a bousculé ses propres critères de sélection sur son indice phare. En modifiant ses règles sur mesure pour une entreprise lourdement déficitaire, l’institution privilégie son activité commerciale de place boursière au détriment de son rôle de fournisseur d'indices, estime Denis Alexandre. Ce conflit d’intérêts inédit fait peser un risque systémique sur l'épargne passive.
L’apprentissage automatique fonctionne merveilleusement bien pour les données stationnaires et peu bruitées. C’est pour cela que la reconnaissance d’images est un problème résolu, un chien aujourd’hui restant un chien demain.
Dans cette tribune, Christophe Jacomin et Nour Neggaz, avocats chez SCP Herald, font un tour d'horizon des changements induits par cette directive européenne relative aux risques et à la supervision bancaires qui a été récemment transposée dans le droit français.
Dans un contexte de marché perturbé, l’immobilier traverse des turbulences tout en demeurant l’un des postes d’investissement privilégiés en France. Toutefois, le secteur doit également composer avec la mutation constante de son environnement fiscal dont la loi de finances pour 2026 est la parfaite illustration.
Avec l'effet Golfe, les relais de croissance encore existants ne permettent plus de croire à un retour au potentiel en 2027, estime Sylvain Broyer, chef économiste EMEA, S&P Global Ratings.
La flambée du cours de l'or noir ne pénalise pas toutes les entreprises de la même manière. Dans cette tribune, Vincent Auriac, président d'Axylia, suggère de s'intéresser à leurs émissions carbone pour trouver leur dépendance au pétrole.
Le prochain patron de la Reserve fédérale incarne moins une rupture qu’une nostalgie, relève Gilles Moëc, chef économiste d’Axa, celle d’une Fed des années 1990, centrée sur la stabilité des prix, réticente aux bilans hypertrophiés, méfiante envers les outils non conventionnels et attachée à une séparation nette entre politique monétaire et politique budgétaire.