Enfin des signes d’une reprise mondiale de l’activité dans le Private Equity
En dépit du coup d’arrêt du « Liberation Day », le marché témoigne de sa résilience, estime Andrea Mazzaferro, senior managing director, head of primaries chez Capital Dynamics.
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Andrea Mazzaferro
Andrea Mazzaferro, senior managing director, head of primaries chez Capital Dynamics
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Les marchés financiers publics et privés ont été éprouvés ces dernières années par une série de chocs économiques mondiaux.
Malgré ces vents contraires, des signes de reprise du marché se sont matérialisés durant les premiers mois de 2025. Le volume des sorties a augmenté au cours du premier trimestre, porté par la résilience des opérations de fusions-acquisitions et plusieurs introductions en Bourse notables, ce qui témoigne du fait que les investisseurs renouent avec l’optimisme. Cela dit, le deuxième trimestre a connu un net ralentissement des sorties, avec une baisse de 35% d’un trimestre à l’autre. Cette décrue significative de l’activité s’explique par le fait que de nombreux gérants de fonds ont fait le choix de suspendre les transactions en attendant que la situation des marchés se stabilise après le «Liberation Day» et l’entrée en vigueur des droits de douane décrétée par l’administration Trump.
Dans l’ensemble, malgré une forte volatilité des marchés, le volume mondial des sorties dans le secteur du private equity a augmenté de 41% sur un an, atteignant 545,9 milliards de dollars américains au premier semestre 2025, d’après Pitchbook.
Dans cet environnement difficile, les gérants de fonds n’ont eu de cesse de s’adapter pour continuer à assurer de la liquidité à leurs investisseurs, notamment en ayant recours à des solutions alternatives comme les fonds de continuation. Les transactions GP-led et les fonds de continuation ont, par exemple, représenté 44% du marché secondaire en 2024, et atteint un record de 75 milliards de dollars. Bien que les volumes globaux aient diminué, le nombre de fonds clôturés a augmenté de 8%, grâce au rebond d’activité constaté au premier trimestre 2025. La croissance a été particulièrement dynamique au sein des segments small et mid-cap.
Dans un tel contexte, le marché secondaire constitue un atout stratégique tant pour les investisseurs institutionnels que pour les gérants de fonds, en facilitant l’accès à la liquidité et en permettant de prolonger les périodes de détention des actifs de haute qualité.
Sur le front du marché primaire, le marché midcap continue d’offrir un profil rendement-risque attractif par rapport aux fonds large cap. Et ce pour trois raisons principales : une pression concurrentielle moindre, des valorisations plus modérées et un parti pris marqué en faveur de la création de valeur via des leviers opérationnels plutôt que financiers. Les entreprises de ce segment ont également tendance à être moins exposées à la volatilité systémique, offrant ainsi une meilleure résilience pendant les cycles économiques défavorables.
Nous anticipons une reprise progressive des transactions et des sorties au second semestre 2025, qui s’appuiera sur le retour à la stabilité de l’environnement macroéconomique et sur un regain de dynamisme sur le front des fusions-acquisitions et des introductions en Bourse. Dans un tel contexte, les investissements dans des secteurs portés par des tendances de fond et moins sensibles aux droits de douane, tels que la technologie, la santé, les services financiers et les services B2B, sont à privilégier.
Enfin, le marché mid-cap, négligé par beaucoup d’acteurs, recèle également des opportunités notamment en raison de sa taille même et du potentiel de création de valeur qu’il renferme.
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