La Société Générale va augmenter le salaire de Slawomir Krupa
Les excellentes performances boursières de la Société Générale vont profiter à son directeur général en 2026.
En 2025 en revanche, Slawomir Krupa a vu sa rémunération rester quasiment stable en dépit de l’envolée de l’action de la banque. Au titre de l’an dernier, il va en effet toucher 3,897 millions d’euros, dont 2,247 millions d’euros de variable, après 3,889 millions en 2024. En ajoutant l’intéressement, l’homme fort du groupe au logo rouge et noir a même vu ses émoluments reculer légèrement. Celui-ci ressort en effet à 1,038 million d’euros, contre 1,081 million un an plus tôt, pour une rémunération globale de 4,94 millions d’euros après 4,97 millions en 2024.
Il pourrait toutefois obtenir nettement plus cette année. Le conseil d’administration va en effet proposer lors de la prochaine assemblée générale d’augmenter le salaire fixe de Slawomir Krupa de 45%, à 2,4 millions d’euros. Depuis sa nomination en 2023, il était fixé à 1,65 million d’euros. La part variable est de son côté toujours plafonnée à 140% du fixe. Le directeur général pourrait ainsi toucher jusqu’à 5,76 millions d’euros en 2026 s’il dépasse l’ensemble de ses objectifs et hors intéressement.
Inférieur à la moyenne
Le conseil a justifié cette augmentation par sa décision de proposer un renouvellement du mandat de Slawomir Krupa pour quatre ans lors de l’assemblée générale de mai 2027 mais aussi par la «performance exceptionnelle de la banque depuis [sa] nomination», par «l’exécution réussie du plan de transformation» ou encore l’atteinte en avance d’objectifs financiers. Le conseil d’administration considère aussi ce choix comme un moyen de «stabiliser dans la durée le leadership de sa direction générale dans un marché international où les profils de dirigeants de haut niveau sont rares et dans lequel Slawomir Krupa jouit d’une reconnaissance internationale».
Jusqu’à présent, le salaire fixe du directeur général se situait également 28% sous la médiane d’un panel de banques européennes considéré comme de référence, soit Barclays, BBVA, BNP Paribas, Crédit Agricole SA, Deutsche Bank, ING, Intesa, Nordea, Santander, UBS et UniCredit, indique le conseil. A 2,4 millions d’euros, Slawomir Krupa se situera 4% au-dessus de la médiane et 15% sous la moyenne.
A lire aussi : La Société Générale veut supprimer 1.800 postes d’ici à fin 2027
Plus d'articles du même thème
-
Stanislas Barthelemi (Adan) : «Il y a une diversification des acteurs dans l’écosystème des crypto»
A l’occasion de la première édition de Bank Acceleration, Stanislas Barthelemi, président de l’Adan, a fait le point sur les évolutions en cours au sein de l’écosystème des professionnels des actifs numériques. Il souligne notamment une diversification à la fois dans la typologie des acteurs, avec l’arrivée des banques traditionnelles, mais aussi dans les univers d’investissement ciblés. -
Les BFI américaines dominent et creusent encore l'écart avec les européennes
L'IA était vue il y a un an comme un moyen de réduire les frais généraux de tous les groupes bancaires. Jusqu'ici, elle a surtout contribué à faire bondir les revenus grâce à la frénésie d'opérations réalisées, surtout outre-Atlantique. -
Bertrand Hassani (Quant AI Lab) : «Le futur de la banque, c’est la connexion de tous les systèmes d’information»
Interviewé à l’occasion de l’événement Bank Acceleration, qui s’est tenu le 6 octobre, au Palais Brongniart, Bertrand Hassani, directeur général de Quant AI Lab, a évoqué les avantages d'une IA distribuée pour répondre notamment aux besoins du secteur bancaire.
ETF à la Une
Schroders crée le poste de responsable du développement ETF pour la France, la Belgique et le Luxembourg
- Les gestions anticipent une résistance modérée des Bourses
- Worldline s'assure une place dans la course à l'agentique
- Schneider Electric rachète l'américain PTC pour 20 milliards d'euros
- La France a encore des raisons de croire en son économie
- La France ne peut pas encore miser sur une intervention de la BCE
Contenu de nos partenaires
-
L'Odyssée de l'IAXavier Boileau (Oliver Wyman) : « Tout “souverainiser” coûte très cher, ne rien “souverainiser” crée une dépendance dangereuse à terme »
Le cabinet de conseil Oliver Wyman a publié des enquêtes « IA Agentique » auprès de 200 dirigeants de grandes entreprises en août 2026 -
Palestine : Mahmoud Abbas repousse les législatives d’une année, une présidentielle convoquée pour septembre 2027
Pour justifier sa décision, la présidence palestinienne évoque des « obstacles imposés par les mesures israéliennes qui empêchent la tenue des élections à la date initialement prévue ». L’Autorité palestinienne veut aussi « créer des conditions politiques, sécuritaires et concrètes appropriées afin de garantir des élections libres, équitables et inclusives » -
Intelligence artificielleLes 100 qui font l'IA en Europe (2026) : les constructeurs
Avec le cabinet de conseil Oliver Wyman, l'Opinion révèle les 16 personnalités de l'IA de la catégorie « constructeurs ». Ils se sont distingués cette année par leur influence sur l'essor de l'IA