La Société Générale va continuer à réduire ses coûts après une excellente année 2025
La banque a fortement amélioré sa rentabilité et engrangé un profit net de 7 milliards d’euros l’an dernier. Elle annonce un nouveau programme de rachats d’actions de 1,46 milliard d’euros. En Bourse, le titre subit des prises de bénéfices.
L'action Société Générale a plus que doublé en un an
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FJ
La Société Générale publie pour l’exercice 2025 un produit net bancaire (PNB) à 27,25 milliards d’euros en hausse de 1,7% sur un an (+7,2% à périmètre et change constant). Le résultat net, à 7,03 milliards d’euros, progresse de 37,1% sur un an et le résultat net part du groupe (RNPG), à 6 milliards d’euros, augmente de 42,9% sur un an. La Société Générale annonce un retour sur capitaux tangibles (ROTE) pour 2025 à 10,2% contre 6,9% en 2024 et table sur un ROTE au-delà de 10% en 2026.
Le coefficient d’exploitation, qui mesure le rapport entre les charges d’exploitation et les revenus, est en nette amélioration, à 63,6% (contre 69% fin 2024). Le ratio CET1 s’établit à 13,5% contre 13,3% un an plus tôt.
La banque annonce que son conseil d’administration a décidé du versement d’un dividende en numéraire de 1,61 euro par action et d’un nouveau programme de rachat d’actions pour un montant de 1,462 milliard d’euros. La BCE a déjà autorisé cette opération qui sera lancée le 9 février 2026. Elle s’ajoute à deux rachats d’actions de 1 milliard d’euros lancés en 2025.
Au quatrième trimestre, le PNB de la banque progresse de 1,6% à 6,7 milliards d’euros, et le RNPG augmente de 30,6% à 1,66 milliard d’euros. Le coefficient d’exploitation s’établit à 64,6% en recul de 4,8 points sur un an. Ces chiffres trimestriels dépassent les attentes des analystes sondés par FactSet qui anticipaient en moyenne un PNB de 6,65 milliards d’euros, un RNPG de 1,17 milliard d’euros et un coefficient d’exploitation de 65,6%.
La progression globale des revenus du trimestre, à 1,6% en termes réels (+7,6% retraité des cessions et des effets change), masque des performances contrastées par métier. Le PNB de la banque de détail en France, de la banque privée et de l’assurance progresse de 4,6% sur un an et s’établit à 2,38 milliards d’euros, sous l’effet notamment d’un très fort redressement des marges d’intérêt. BoursoBank comptait 8,8 millions de clients à fin décembre 2025 grâce à 575.000 nouveaux clients gagnés sur les trois derniers mois.
A l’inverse, la banque de grande clientèle voit son PNB s’éroder de 2,3% sur un an à 2,41 milliards d’euros. Le recul sur les activités de marchés actions (-5,3%), taux, crédit et change (-13,3%) est dû en partie à un effet change dollar/euro défavorable.
Le PNB des activités mobilité, banque de détail et services financiers à l’international s’établit à 1,97 milliard d’euros, en hausse de 8,6% hors cessions d’actifs. La Société Générale a procédé à un recentrage de ses activités dans ce pôle en cédant notamment plusieurs filiales en Afrique.
La banque bénéficie au quatrième trimestre d’un effet ciseaux positif avec des frais de gestion du groupe à 4,34 milliards d’euros, en baisse de 5,5% sur un an (-1,4% hors cessions d’actifs et -0,4% à périmètre et change constants).
Pour 2026, la banque table sur des revenus en hausse de l’ordre de 2%, alors que les programmes de réductions de coûts doivent lui permettre d’afficher des frais en baisse accentuée, à environ -3%. Cette conduite doit permettre à la banque de bénéficier encore d’un effet ciseaux positifs pour abaisser son coefficient d’exploitation en deçà de 60%.
A la Bourse de Paris, l’action Société Générale subissait des prises de bénéfices vendredi après ces annonces. En début de matinée elle perdait 3% après avoir gagné plus de 110% en un an.
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