La Société Générale veut supprimer 1.800 postes d’ici à fin 2027
Après la réduction du télétravail, la Société Générale s’attaque à une nouvelle réorganisation de ses activités en France. Après avoir rencontré les différents syndicats, la direction a dévoilé un plan qui pourrait mener à la suppression de 1.800 postes d’ici à fin 2027, a indiqué la banque confirmant un tract de la CGT révélé par L’Agefi mercredi et dont les éléments avaient été confirmés par une autre source syndicale. Selon nos informations, les réseaux régionaux seraient affectés à hauteur de 1.000 postes et les sièges centraux à hauteur de 800 emplois, essentiellement en région parisienne.
Ces réductions d’effectifs devraient se faire par «attrition naturelle», sans départ contraint ni mises en œuvre de dispositifs d’accompagnement particuliers. La majorité des entités de la banque serait affectée, à l’exception des activités de marché, de Société Générale Securities Services, du «Group Chief Operating Office» et de la banque privée «qui ont déjà fait l’objet d’une présentation de transformation ces derniers mois», indique la CGT.
Près de 1.000 suppressions dans la banque de détail
Dans la banque de détail SG, 650 suppressions auraient lieu dans «les strates locales» et 340 au siège national. Le réseau serait par ailleurs recentré autour de neuf régions, contre 11 actuellement, selon les syndicats. La Banque Laydernier rejoindrait la région Auvergne Rhône Alpes et SG Tarneaud serait éclatée entre les zones Grand Ouest et Sud-Ouest.
L’objectif affiché par la direction est de rechercher une simplification accrue et davantage de responsabilisation, rapporte la CGT. Une diminution du nombre de strates hiérarchiques est au programme. Les directions commerciales sont notamment dans le viseur avec une remontée de leurs fonctions au niveau de la région ce qui devrait entraîner la suppression de postes de hauts managers et de fonctions transverses (risques, ressources humaines, conformité). Les agences ne devraient pas être affectées.
Dans le cadre de cette réorganisation, la Société Générale compte par ailleurs investir «dans la mobilité interne et le développement des compétences des collaborateurs», a précisé la banque dans un communiqué.
Fluidifier la mobilité interne
«La formation tout au long de la carrière serait renforcée grâce à l’Université Société Générale» et «un Campus Mobilité et Compétences verrait le jour pour fluidifier la mobilité interne, en créant des passerelles entre les différentes entités du Groupe, valorisant les parcours de carrière diversifiés et l’évolution vers les nouveaux métiers», a ajouté le groupe.
L’ensemble de ces éléments devrait être validé en réunion plénière exceptionnelle avec les représentants du personnel en avril prochain, après la nomination d’un expert et la remise de son rapport.
En février 2024, la banque avait déjà annoncé la suppression d’environ 900 postes au niveau de son siège, soit environ 5% des effectifs de l’époque. Plus récemment, le groupe dirigé par Slawomir Krupa a confirmé un plan de départs volontaires chez son courtier Bernstein et dévoilé la cessation d’activité de la société de Bourse Gilbert Dupont.
A lire aussi : La Société Générale dépasse le cap des 50 milliards d’euros en Bourse
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