BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
En matière de salariés millionnaires, l’écart entre banques mutualistes et capitalistes est pour le moins flagrant. Alors que BNP Paribas et la Société Générale ont recensé l’an dernier respectivement 476 et 184 preneurs de risque rémunérés plus d’un million d’euros, BPCE, le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel n’en ont compté que 161 à eux trois.
Dans le détail, le groupe des banques populaires et caisses d’épargne arrive en tête des banques mutualistes avec 87 personnes payées plus d’un million d’euros l’an dernier. Un chiffre en hausse de 43% par rapport à 2024. Historiquement, Natixis représente l’essentiel de ce contingent et la banque d’investissement de BPCE a encore pesé pour plus de 50 % des 530 millions d’euros alloués aux preneurs de risque de la banque l’an dernier. Ce montant, loin des 1,3 milliard d’euros dépensés par BNP Paribas pour le même type de salariés, est proche des 541 millions d’euros déboursés par la Société Générale.
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63 millionnaires au Crédit Agricole
Il est aussi supérieur à celui de Crédit Agricole SA. En 2025, la banque verte a versé 506,9 millions d’euros à son « personnel identifié », dont 344 millions à des salariés de sa banque d’investissement. Crédit Agricole CIB représente d’ailleurs 84 % des banquiers millionnaires du groupe. Au global, 63 preneurs de risque de Crédit Agricole SA ont touché plus d’un million d’euros l’an dernier, contre 59 en 2024. 92 % d’entre eux ont gagné entre 1 et 2 millions d’euros, quatre ont touché entre 2 et 2,5 millions et un seul entre 2,5 et 3 millions d’euros.
Chez BPCE, la répartition est assez similaire avec 87 % des millionnaires ayant obtenu moins de 2 millions d’euros. Dix salariés ont touché entre 2 et 3 millions et un seul plus de 3 millions d’euros.
De son côté, le Crédit Mutuel Alliance fédérale a recensé seulement 11 personnes rémunérées plus d’un million d’euros, soit une de plus qu’en 2024, et aucune n’a touché plus de 2 millions d’euros. La banque a versé au total un peu moins de 200 millions d’euros aux membres de sa « population identifiée », dont 63 millions à son organe de direction, 44,7 millions à sa banque d’investissement et 36,5 millions à sa banque de détail.
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