Chez BNP Paribas, 476 banquiers ont gagné plus d’un million d’euros en 2025
Comme chaque année, BNP Paribas est la première banque française à publier les rémunérations de ses salariés considérés comme des «preneurs de risques matériels» (material risk takers), dont l’activité est susceptible d’affecter les résultats de l’entreprise. Et la tendance à la hausse des dernières années se confirme.
En 2025, le nombre de material risk takers (MRT) au niveau du groupe de la plus grande banque française s’est élevé à 1.372 après 1.259 l’année précédente et parmi eux, 476 ont gagné plus d’un million d’euros. C’est 8% de plus qu’en 2024 et BNP Paribas devrait demeurer largement en tête dans l’Hexagone. La Société Générale, qui comptait 191 millionnaires en 2024, dévoilera ses propres chiffres dans les prochains jours.
Dans le détail, 374 employés de BNP Paribas ont gagné entre 1 et 2 millions d’euros, 66 entre 2 et 3 millions d’euros et 36 ont touché plus de 3 millions d’euros. Parmi eux, 10 MRT se situent au-delà de 5 millions d’euros de rémunération. Avec 5,6 millions d’euros obtenus en 2025, le directeur général, Jean-Laurent Bonnafé, est dépassé par au moins sept de ses collègues, dont un a obtenu entre 9 et 10 millions d’euros.
92 millionnaires en France
La grande majorité de ces millionnaires n’est pas située en France. 157 exercent leur activité aux Etats-Unis, 139 au Royaume-Uni et 54 en Asie-Pacifique, contre 92 dans l’Hexagone, soit 19% du total, comme en 2024.
Sans surprise, l’essentiel des 1.372 preneurs de risques identifiés au niveau du groupe évoluent au sein de la banque d’investissement. Avec 909 MRT, BNP Paribas CIB pèse ainsi 66% du total, devant les «fonctions indépendantes de contrôle» (16%) et la banque commerciale (10%). En termes de rémunération, la différence est encore plus marquée. La banque d’investissement représente 81% des 1,31 milliard d’euros versés à ces material risk takers l’an dernier.
Le poids des preneurs de risque dans la masse salariale totale du groupe est d’ailleurs loin d’être négligeable puisque leurs rémunérations cumulées représentent 8,8% des 14,8 milliards d’euros de salaires, traitements et autres rémunérations variables octroyés par BNP Paribas à l’ensemble de ses 180.000 salariés en 2025.
A lire aussi : Le Crédit Agricole et Natixis comptent une centaine de banquiers millionnaires
Plus d'articles du même thème
-
Les banques de la zone euro continuent à durcir l’accès au crédit
Les banques de la zone euro ont encore durci leurs conditions d’octroi de crédit au deuxième trimestre en raison de craintes liées à l’instabilité géopolitique notamment. Elles prévoient un nouveau resserrement de ces conditions au cours du troisième trimestre, selon la dernière Bank Lending Survey (BLS) de la Banque centrale européenne (BCE). -
Sophie Seugnet prend la tête des activités de transaction services d’ING France
La banque y accompagne les grandes entreprises dans la gestion des flux financiers, les opérations internationales et les besoins de financement. -
La BFI de Bred Banque Populaire veut tout avoir d’une grande
Après avoir rassemblé ses activités de banque de grande clientèle et de marchés, la BFI de Bred Banque Populaire a changé d’échelle. Toujours à la recherche de croissance, elle développe maintenant une activité de banque de restructuring.
ETF à la Une
La Corée du Sud suspend la cotation des ETF à effet de levier
- Les créanciers d’Altice International contre-attaquent
- L'Europe se prépare à alléger les exigences en capital de ses banques
- Axa sort du capital d’Ardian au profit des Assurances du Crédit Mutuel et de Wafra
- Le secteur du luxe amorce une reprise au deuxième trimestre
- Le secteur technologique donne des signes de craquements en Bourse
Contenu de nos partenaires
-
Shine a lightRoyaume-Uni : ce que disent les premiers choix d’Andy Burnham
Le nouveau Premier ministre britannique a surpris en nommant John Healey, l’ancien ministre de la Défense, aux Finances. Ce choix indique un accent mis sur la sécurité et sur la volonté de réindustrialiser le pays -
En Italie, la légitime défense sans limites redevient un marqueur identitaire de la droite
La condamnation du bijoutier Mario Roggero, qui avait tué deux braqueurs à l’extérieur de son magasin, a déclenché une mobilisation des partis de droite en sa faveur et relancé leur bataille législative en la matière, jusqu’au bras de fer avec le Quirinal -
#DigitalCitizenL'Etat-nounou, en matière numérique aussi
Alors que la France interdit l’accès des plateformes aux moins de 15 ans, le sevrage social ne saurait constituer un projet de société