Le Crédit Agricole et Natixis comptent une centaine de banquiers millionnaires
Après BNP Paribas et la Société Générale, le Crédit Agricole et Natixis ont à leur tour dévoilé leurs rapports sur les politiques et pratiques de rémunération.
Un document qui révèle notamment le nombre de salariés des deux banques considérées comme «preneurs de risques» et, parmi eux, ceux qui gagnent au moins un million d’euros.
En 2024, ils ont été 45 au sein de la filiale de BPCE à obtenir une rémunération à six chiffres, contre 35 l’année précédente. Seuls 14 de ces banquiers millionnaires sont basés en France, le solde évoluant à l’étranger. La majorité, soit 26 sur 45, ont touché entre 1 et 1,5 million d’euros alors que 13 ont gagné entre 1,5 et 2 millions d’euros. Le «risk taker» le mieux payé a engrangé entre 2,5 et 3 millions d’euros. Les chiffres concernant l’ensemble du groupe BPCE devraient être dévoilés dans les prochaines semaines. En 2023, 76% des millionnaires de la banque travaillaient chez Natixis.
De son côté, le Crédit Agricole a vu le nombre de ses collaborateurs payés plus d’un million d’euros augmenter de 23% en 2024, à 59 personnes. Parmi elles, 36 sont situées hors de l’Hexagone. Plus des trois quarts, soit 45 salariés, ont touché entre 1 et 1,5 million d’euros et un seul, le directeur général Philippe Brassac, a gagné plus de 2,5 millions d’euros (2,597 millions exactement).
A lire aussi : Combien gagnent les patrons des plus grandes banques occidentales ?
Très inférieurs à BNP Paribas et à la Société Générale
Bien qu’en augmentation notable sur un an, ces chiffres des deux groupes mutualistes restent très loin de ceux présentés par leurs concurrentes capitalistes. L’année dernière, BNP Paribas a ainsi compté 439 banquiers millionnaires, dont 14 payés au moins 4 millions d’euros, et la Société Générale en a dénombré 191, soit respectivement 4,2 et 3,2 fois plus que le Crédit Agricole et Natixis.
Au total, la filiale de BPCE a recensé 388 preneurs de risque auxquels elle a versé 255,1 millions d’euros contre 1.036 du côté du Crédit Agricole pour une rémunération globale de 484,9 millions d’euros. Chez la banque verte, la banque d’investissement pèse 45% de ce «personnel identifié» et 316,1 millions d’euros, soit 65% de la rémunération attribuée. Le poids de la BFI est encore plus important chez Natixis avec 72% et 84% du total respectivement.
A la Société Générale, les «personnes régulées» étaient 638 l’an dernier pour une rémunération de 511,6 millions d’euros et 1.259 chez BNP Paribas payés près de 1,2 milliard d’euros.
Plus d'articles du même thème
-
L’IA générative s’interpose de plus en plus entre la banque et ses clients
L’IA générative devient partie intégrante des prises de décisions des clients bancaires et les usages évoluent vite, bousculant les modèles d’affaires des banques de réseaux généralistes. Si elles n’intègrent pas rapidement des agents IA dans leurs parcours, ces derniers pourraient devenir de nouveaux concurrents. -
A son tour, Barclays annonce des suppressions d’emplois sous couvert d’IA
La banque britannique, pénalisée par le trading obligataire, publie des résultats trimestriels en demi-teinte. Elle annonce un nouveau programme de rachat d’actions à hauteur de 500 millions de livres sterling. -
Les banques françaises restent très dépendantes de leur marché domestique
Les groupes mutualistes, BPCE, le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel, réalisent l’immense majorité de leurs revenus dans l’Hexagone. Les banques non mutualistes, BNP Paribas et la Société Générale, sont moins exposées mais la France demeure de loin leur premier marché alors que la situation du pays inquiète avec un taux souverain à dix ans qui vient de passer les 5%.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
La collecte des ETF obligataires bondit de 60% début octobre en Europe
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Les OAT décrochent après les troubles en France
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
Contenu de nos partenaires
-
Arrête-moi si tu peux« On ne va pas faire campagne six mois comme ça » : à Amiens, Raphaël Glucksmann cherche à contourner l’obstacle LFI
Le candidat social-démocrate a consacré son premier déplacement post-primaire à la jeunesse, tout en justifiant son choix de ne pas aller dans des manifestations lycéennes où il fait face à un climat d’hostilité entretenu, selon lui, par l’extrême gauche -
Tirs à Trappes et à La Verrière : Laurent Nuñez dénonce « un crime terroriste »
Le ministre de l’Intérieur s’est rendu à Trappes (Yvelines) après qu’un homme a abattu une personne et en a blessé cinq autres dans la matinée. Le maire dénonce un « attentat à connotation raciste ». -
EXCLUSIFSondage : Après les violences du 17 octobre, les Français rejettent massivement la faute sur le gouvernement
Selon un sondage exclusif de Cluster 17 pour l’Opinion, 80 % des personnes interrogées jugent que l’exécutif a une responsabilité importante dans les débordements, par sa mauvaise gestion du maintien de l’ordre