Olivier Gavalda imprime sa marque sur la gouvernance de Crédit Agricole SA
Olivier Gavalda ne deviendra officiellement directeur général de Crédit Agricole SA que le 14 mai, mais il remodèle déjà la gouvernance du véhicule coté de la banque verte. Lors du conseil d’administration du 29 avril présidé par Dominique Lefebvre, il a présenté sa future organisation. Le successeur de Philippe Brassac proposera en particulier au prochain conseil du 14 mai la nomination de Jérôme Grivet en tant que directeur général délégué unique et second dirigeant effectif.
«A compter du 1er juin 2025, la direction générale s’organisera autour de sept pôles, du secrétariat général et des fonctions de contrôle», précise un communiqué du groupe. Olivier Gavalda supervisera directement cinq pôles : les banques universelles de proximité (LCL et CA Italia), les banques et services à l’international - un nouveau pôle confié à Stéphane Priami et rassemblant notamment le leasing, la mobilité, BforBank -, les grandes clientèles (CA CIB et Caceis), un pôle client, développement et innovation sous la responsabilité de Gérald Grégoire, et enfin un pôle transformation, ressources humaines et transitions piloté par Grégory Erphelin. Au sein de ce cinquième pilier, la direction de la transformation technologique sera placée sous la responsabilité d’Olivier Biton.
Le futur DG coiffera aussi le secrétariat général, déjà assuré aujourd’hui par Véronique Faujour. Stéphane Priami, Gérald Grégoire et Grégory Erphelin auront chacun le statut de directeur général adjoint.
Figures montantes
Jérôme Grivet, pour sa part, supervisera les fonctions de contrôle et deux pôles. Le premier, finance et pilotage, est dévolu à Clotilde L’Angevin en tant que directrice générale adjointe. Le second, épargne et patrimoine, regroupera Amundi, Crédit Agricole Assurances et Indosuez Wealth Management, respectivement dirigés par Valérie Baudson, Nicolas Denis et Jacques Prost.
Cette nouvelle organisation parachève le passage de témoin en douceur entre Philippe Brassac et Olivier Gavalda, initié l’automne dernier lors d’un processus de succession mené sans coup férir. Ce choix d’une transition sans rupture se retrouve dans le futur organigramme. La plupart des patrons d’activité restent en poste, à deux exceptions près. Donné partant depuis quelques mois, Xavier Musca, directeur général délégué et ancien patron du Trésor, arrivé dans le groupe au moment de la crise grecque, laissera le 6 mai les rênes de CA CIB à son numéro deux Jean-François Balaÿ. Jean-Paul Mazoyer, directeur général adjoint et par ailleurs président du Groupement Carte Bancaire, qui faisait partie des candidats à la succession de Philippe Brassac, a quant à lui annoncé son départ dans un message sur LinkedIn, «en accord avec Olivier Gavalda (...) que je remercie et à qui je souhaite tout le succès possible», «afin de favoriser la transmission et l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants».
Le triumvirat de DG délégués avec lesquels travaillait Philippe Brassac est désormais resserré autour d’un seul homme, Jérôme Grivet, tandis que la nouvelle gouvernance est l’occasion de faire monter une génération de dirigeants quadragénaires. C’est le cas de Grégory Erphelin, 49 ans, qui occupait depuis mai 2022 les fonctions de directeur général de la Fédération Nationale du Crédit Agricole, un poste stratégique au sein du «parlement» des caisses régionales de Crédit Agricole. Ou de Clotilde L’Angevin, 46 ans, passée comme Grégory Erphelin par Polytechnique et les ministères, et qui exerçait depuis 2023 en tant que directrice générale adjointe du Crédit Agricole d’Ile-de-France, la caisse qu’Olivier Gavalda a dirigée. A 61 ans, ce dernier doit aussi préparer l’avenir, puisqu’il ne pourra exercer qu’un seul mandat si les statuts du groupe restent inchangés.
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