La Société Générale acte la baisse du télétravail, BoursoBank est épargnée
Il n’y avait guère de suspense mais la décision est désormais actée. Mercredi, la Société Générale a présenté aux représentants du personnel la nouvelle charte de l’entreprise concernant le télétravail, que L’Agefi a pu consulter.
Comme annoncé aux salariés en juin dernier par le directeur général, Slawomir Krupa, la banque va durcir sensiblement sa politique en matière de travail à distance. A partir du 1er octobre prochain, la règle passera à un jour de télétravail par semaine (voire moins dans certains cas) contre une moyenne de deux jours jusqu’à présent.
La plupart des organisations syndicales représentatives ayant claqué la porte des négociations devant l’inflexibilité de la direction sur le sujet, cette charte est décidée de manière unilatérale par l’entreprise.
11 jours flexibles
Des éléments négociés avec le Syndicat national de la banque (SNB), seul syndicat - non représentatif à lui seul - ayant accepté de poursuivre les discussions, ont toutefois été inclus dans le document. L’instauration de 11 jours de télétravail flexibles supplémentaires par an est ainsi prévue. Sauf exception, ces jours pourront être pris, une fois par mois, y compris par les salariés non éligibles à la politique de télétravail régulier. Ces derniers occupent essentiellement des fonctions commerciales exigeant un contact avec les clients au sein de la banque de financement et d’investissement (GBIS).
Dans les agences du réseau de banque de détail, les salariés auront droit à un ou deux jours de télétravail par mois selon les postes, à l’exception des conseillers d’accueil qui en sont exclus.
Ces changements concernent les organes centraux de la Société Générale mais pas l’ensemble de ses filiales pour le moment. BoursoBank, Société Générale Assurances ou encore Ayvens relèvent en effet d’accords distincts. Pour ces entités, le calendrier devrait être différent mais la volonté de la banque est d’appliquer le cadre défini par Slawomir Krupa l’an dernier à la totalité du groupe, à l’exception de BoursoBank.
La banque en ligne de la Société Générale bénéficie de conditions particulières qu’elle devrait garder. Une bonne partie des salariés de BoursoBank est en effet à 100% en télétravail aujourd’hui.
Chez Ayvens, les salariés bénéficient actuellement de deux jours de télétravail par semaine en moyenne et le quota se situe entre deux et trois jours chez Société Générale Assurances.
A lire aussi : Les banques françaises restent attachées au télétravail après le coup de tonnerre de la Société Générale
Plus d'articles du même thème
-
BNP Paribas déplore les manquements de la justice américaine dans le litige sur son rôle au Soudan
Selon la banque française, le dossier des demandeurs déposé le 21 août aux Etats-Unis n'apporte aucun élément nouveau par rapport au jugement de première instance rendu en octobre 2025 qu'elle conteste. BNP Paribas reste confiante sur le prochain jugement d'appel. -
Monte dei Paschi officialise son appétit d'ogre pour Banco BPM et Banca Generali
Les deux offres d'achat seront soumises au vote des actionnaires de la banque de Sienne le 29 octobre. -
Monte dei Paschi passe de cible à prédateur
Le conseil d’administration de la banque siennoise a approuvé une double offre visant Banca Generali et Banco BPM, afin de contre-attaquer l’OPA de sa concurrente Intesa Sanpaolo. Le nouveau groupe aurait une capitalisation de 70 milliards d’euros.
ETF à la Une
Vanguard sort trois fonds Ucits actions mondiales
- La BCE craint une correction boursière liée à l’IA
- La tension sur les taux rompt la torpeur estivale
- Crédit Agricole Assurances accélère sa diversification et mise sur l’affinitaire
- Scott Bessent se porte au secours des Treasuries
- Stellantis écorne un peu plus son image en rappelant près d'un million de véhicules
Contenu de nos partenaires
-
Entre gris clair et gris foncé« Ils sont la clé pour 2027 » : comment le RN veut fidéliser le vote des retraités
Pour la présidentielle, Marine Le Pen ne veut surtout pas perdre le vote des aînés qu’elle a eu tant de mal à conquérir. À elle d’entretenir la flamme face aux nouvelles rivalités, comme celle d’Edouard Philippe -
La Fabrique de l'OpinionLa politique est-elle devenue une cellule de crise permanente ?
Brice Soccol : « Nous demandons désormais à l’Etat, à ses représentants, aux élus locaux d’être présents partout où apparaît un risque. Qu’ils alertent, qu’ils anticipent, qu’ils réglementent, qu’ils indemnisent et, lorsque la crise survient, qu’ils interviennent immédiatement » -
Présidentielle : l'art délicat du ralliement
En 2017, le soutien de Bayrou à Macron a propulsé la campagne du candidat. Un ralliement réussi nécessite un bon timing. Il peut aussi servir à déstabiliser l'adversaire