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« Dans le secteur bancaire, les systèmes cloud pourront répondre aux nouvelles exigences de marché »
Alors que le secteur bancaire et en particulier celui des paiements connaît de profondes transformations technologiques, Camille de Mari, Directeur Issuing Data Solutions de Visa, pour la France, la Belgique et le Luxembourg détaille dans cette interview vidéo les principaux facteurs qui expliquent ces transformations et spécifiquement le passage vers le cloud.
« Les systèmes legacy ont été conçus il y a plus de 20 ans, essentiellement en silo, avec des processus qui ne sont pas en temps réel. Or les nouvelles exigences de marché demandent toujours plus d’agilité, d’instantanéité, sur l’ensemble des opérations bancaires. Des mises à jour seraient extrêmement complexes. A côté de cela les systèmes par cloud vont répondre à ces nouvelles exigences car il n’y a plus d’infrastructures locales, avec des logiciels qui ont un seul code source pour un seul client, ce qui permet l’instantanéité et des modifications en continue. Les banques vont ainsi pouvoir se recentrer sur l’expérience clients et sur le produit » analyse Camille de Mari.
Ces transformations technologiques ont des impacts importants sur les modèles organisationnels des banques traditionnelles. Camille de Mari observe qu’elles sont l’occasion d’insuffler de nouvelles méthodes de travail, des questions de compétence et de compétitivité se posant également. Cependant une migration progressive, avec l’existence de deux systèmes en parallèle est possible, ce qui permettra de réduire le risque opérationnel.
Pour les banques, Camille de Mari souligne deux principaux défis : « un défi technologique, à travers un changement radical, avec des questions de résilience et de sécurité, et des enjeux humains et organisationnels. »
Pour sa part Visa a fait l’acquisition de Pismo, qui permet de proposer au marché aussi bien une plateforme de core banking que d’« issuing card processing ». Cette plateforme a été interconnectée avec l’écosystème Visa, pour « permettre aux banques d’accélérer leur digitalisation, leur transformation, de pouvoir lancer de nouveaux produits » précise Camille de Mari.
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