Les publications de vendredi ont confirmé une hausse du modérée du PIB au deuxième trimestre, mais aussi un ralentissement de la consommation en juillet et de l’inflation en août.
La Banque centrale européenne (BCE) a actualisé le 30 juin dernier sa stratégie monétaire redéfinie en 2021, en souhaitant la rendre plus «énergétique» et «agile» pour réagir face aux chocs d’inflation. Probablement pas plus «accommodante». Critiques et interprétations.
Le PIB a reculé de 0,3% en rythme trimestriel entre avril et juin, en raison notamment de la forte baisse de la production industrielle. Les économistes doutent du rebond de l’économie allemande cette année.
Washington et Bruxelles ont présenté les détails de leur accord-cadre commercial. Le secteur automobile devrait être taxé à hauteur de 15% et non pas 27,5%. Une exemption qui ne concerne pas les vins et spiritueux. L'Europe ouvre ses portes aux produits américains et investira massivement aux Etats-Unis. Un « grand accord », selon Donald Trump.
Les indices PMI confirment la résilience de l’activité dans le secteur privé en août avec une amélioration notable dans le secteur manufacturier. Mais la croissance reste faible.
Elles ont reculé de 1% en juin après 0,8% en mai, en raison de la baisse des commandes hors zone euro, le signe des premiers effets de la hausse des droits de douane américains.
L'indice PMI manufacturier de la région est conforme à une première estimation et proche de l'équilibre alors qu'il a été revu en baisse dans les deux plus grandes économies de la zone monétaire.
Les prix à la consommation ont progressé en France de 1% sur un an en juillet selon les données préliminaires, comme en juin, et de 0,2% sur un mois. L’Allemagne et l’Italie voient leur indice des prix remonter sur un mois en juillet, pour un taux annuel de 1,8% et de 1,7% également inférieur à la cible de la Banque centrale européenne.
Le ralentissement constaté au deuxième trimestre contraste avec des chiffres un peu trompeurs du premier trimestre. La demande générale reste faible, mais quelques pays remontent la moyenne.
Les données sur le crédit s’améliorent un peu plus chaque mois, même si la croissance des prêts aux entreprises et aux ménages est restée très modérée en juin. Avec une légère inquiétude pour les entreprises qui ont remplacé des prêts à long terme par des prêts à court terme.
Le Conseil des gouverneurs a adopté une posture volontairement attentiste. Le discours encore un peu restrictif de Christine Lagarde a convaincu les marchés, pour qui une dernière baisse de taux aurait désormais lieu, au mieux, en décembre et non plus septembre.
Le taux de rémunération des dépôts demeure ainsi à 2% alors que l'inflation semble contenue dans la zone euro et que les négociations avec les Etats-Unis sur les droits de douane sont dans leur dernière ligne droite.