L'Allemagne est revenue de justesse en zone d'expansion en janvier avec un indice PMI à 50,1. Dans l'Hexagone, la contraction est moins sévère que prévu.
Le chef économiste de Goldman Sachs était de passage à Paris mi-janvier. Il explique à L'Agefi sa vision de l'économie américaine et européenne pour les mois à venir. Les décisions de l'administration Trump pourraient avoir de réelles conséquences outre-Atlantique sur l'inflation et la croissance, mais en Europe, le principal problème est ailleurs.
Pour Olivier Lendrevie, fondateur de MoneySmart, le principal écueil demeure les disparités de fiscalité et régimes de retraite des pays membres de l’Union. Elles entravent toujours le développement du projet 10 ans après son lancement.
L'Europe déplore le déclassement de son industrie bancaire vis-à-vis des Etats-Unis, tandis que JPMorgan et Goldman Sachs dévoilent ce 15 janvier des résultats impressionnants. Mais loin de pousser à la constitution de banques européennes plus solides, Rome, Madrid ou encore Berlin tentent de décourager les projets annoncés. Une aberration.
Le PIB allemand a rétréci de 0,2% en 2024, après -0,3% en 2023. Une première depuis le début des années 2000. Des exportations encore en baisse devraient amener le pays à revoir son modèle économique.
La nouvelle de sanctions renforcées des Etats-Unis contre le pétrole russe tombe mal, au moment où Donald Trump veut annoncer des mesures inflationnistes, qui font monter le dollar et les taux. Mais l’hypothèse de voir perdurer dans le temps ces choix politiques ainsi que les cours du dollar et les taux élevés apparaît difficile à envisager.
L’Agefi propose une synthèse des perspectives macroéconomiques présentées par les principales banques d’investissement. La croissance américaine fait moins débat que les éventuelles baisses de taux de la Fed, conditionnées par les prochaines mesures de l’administration Trump. Malgré l’incertitude encore élevée, les prévisionnistes convergent pour estimer que les mesures américaines seront moins fortes que redouté.
La hausse des prix, tirée par les services et l’énergie, a atteint 2,4% en décembre. Une progression conforme aux attentes des économistes qui n'a pas perturbé les rendements souverains européens.
L’institution présidée par Christine Lagarde entre dans une période décisive. Certains estiment qu’elle est la seule à pouvoir soutenir la relance de l’économie en zone euro. Les gouverneurs plus restrictifs ne semblent pas de cet avis.
L'indice PMI composite est toujours en zone de contraction, sous 50, mais il s'est amélioré par rapport à son niveau de novembre et dépasse les estimations initiales.
Au Royaume-Uni, la production de crédit plafonne en raison de ménages prudents. En zone euro, le crédit continue de progresser mais encore trop timidement.
Cette confiance est notamment liée à l’augmentation de la population active, comme en Espagne avec l’immigration. La France et l’Allemagne devraient tout de même connaître une hausse du chômage en 2025.
Les places asiatiques hors Japon ont terminé en hausse. La Reserve Bank of Australia (RBA) n’a toujours pas baissé son taux directeur, et les prix de l’énergie ont évolué en hausse, grâce aux bonnes nouvelles venues des Etats-Unis pour le pétrole, à cause du froid et du risque d’approvisionnement pour le gaz naturel européen.
En France et en Allemagne, les indicateurs avancés d'activité PMI composites se sont légèrement redressés tout en restant nettement sous le seuil de 50.