Nos articles d’actualité et d’analyse sur les évolutions des différents marchés de matières premières (blé, maïs, gaz, charbon, cuivre, fer, terres rares etc.) et sur les principaux acteurs internationaux du secteur.
Les cours de l’énergie ont à nouveau bondi mercredi après des informations selon lesquelles le président Donald Trump aurait demandé à ses conseillers de se préparer à un blocus prolongé de l’Iran. Un décalage d’un mois ne serait pas dramatique pour les prix du gaz européen. Un décalage de deux mois pourrait en revanche changer le calendrier de reconstitution des stocks, et causer un cercle vicieux pouvant ramener les cours TTF au-dessus de 100 euros/MWh.
Le blocage du détroit d’Ormuz fait peser un risque d’approvisionnement en engrais et en énergie sur les agriculteurs de nombreux pays. Pour éviter une crise majeure, l’organisation a établi un plan d'action qui nécessite un soutien politique.
Le fonds de pension indonésien Danantara est entré en négociation pour racheter la plus grosse mine de nickel au monde, détenue par la société française Eramet.
Un protocole d’accord a été signé afin de coordonner les politiques commerciales et de sécuriser les approvisionnements. L’objectif est de s’émanciper de la domination chinoise sur la plupart de ces matières premières.
Un certain nombre de devises se sont reprises depuis l’annonce d’un cessez-le-feu entre les Etats-Unis, l’Israël et l’Iran le 8 avril, mais très peu sont vraiment revenues à leur niveau d’avant-guerre.
Soutenu par l’administration Trump, le groupe USA Rare Earth prévoit de s’emparer du producteur brésilien Serra Verde, valorisé 2,8 milliards de dollars, dans le cadre d’une opération payée en cash et en titres.
Le fabricant chinois de batteries électriques va créer une filiale qui englobera la recherche de ressources minérales, le traitement des minerais et la commercialisation de produits chimiques.
L’économiste James Hamilton a proposé en 1996 le Net Oil Price Increase (NOPI), indicateur asymétrique qui ne retient que les hausses du prix du pétrole dépassant le maximum observé sur les trois années précédentes.
Selon Bloomberg, la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) a lancé une enquête autour de deux séries de transactions suspectes effectuées sur les contrats à terme sur pétrole juste avant de récents revirements du président concernant la guerre en Iran.
Il faut rouvrir le détroit d’Ormuz, selon l’organisation mondiale pour l’agriculture, sous peine de mettre en difficulté les agriculteurs et de réduire la production agricole, ce qui provoquerait immanquablement une inflation alimentaire.
Alors que la guerre provoque une extrême volatilité des marchés pétroliers et gaziers, la course mondiale à la sécurité énergétique pourrait renforcer la Chine dans sa position de leader des énergies renouvelables.
L’indice FAO des prix alimentaires pour le mois de mars est en hausse de 2,4% par rapport à février, à cause de la hausse des prix de l’énergie et des engrais, atténuée par l’abondance de la production de céréales.
L’attaque contre deux fonderies d’aluminium à Bahreïn et aux Emirats arabes unis a fait bondir le prix du métal, tandis que le blocage du détroit d’Ormuz entrave l’approvisionnement mondial et pèse aussi sur les prix. Mais l’arrivée prochaine de nouvelles capacités de production en Asie devrait aider à la détente des marchés.
Les corrélations sont nombreuses entre la hausse des prix du pétrole ou de l’énergie et celles des prix agricoles. Encore plus quand 30% du commerce mondial des engrais agricoles transite par le détroit d’Ormuz. Mais les répercussions sont généralement plus longues sur les prix alimentaires.
Malgré la hausse des cours, le système pétrolier mondial a pu contenir le choc lié à la guerre en Iran depuis quatre semaines. Mais cette phase touche à sa fin. Même si la guerre s’arrêtait demain, le déséquilibre entre offre et demande de brut et de produits raffinés mettra du temps à se résorber.
La Maison-Blanche et Wall Street se concentrent sur les cours du pétrole WTI, qui ont moins augmenté jusqu’à présent, et même décroché en milieu de semaine dernière. Pour autant, ce n’est pas forcément la référence la plus importante aux Etats-Unis, où la production de carburants lourds comme le diesel et le kérosène nécessite l’importation de pétroles plus adaptés.
Le rééquilibrage du marché implique une réduction massive des capacités de production des aciéristes chinois et une concentration plus importante entre les intervenants.