Les corrélations sont nombreuses entre la hausse des prix du pétrole ou de l’énergie et celles des prix agricoles. Encore plus quand 30% du commerce mondial des engrais agricoles transite par le détroit d’Ormuz. Mais les répercussions sont généralement plus longues sur les prix alimentaires.
Malgré la hausse des cours, le système pétrolier mondial a pu contenir le choc lié à la guerre en Iran depuis quatre semaines. Mais cette phase touche à sa fin. Même si la guerre s’arrêtait demain, le déséquilibre entre offre et demande de brut et de produits raffinés mettra du temps à se résorber.
La Maison-Blanche et Wall Street se concentrent sur les cours du pétrole WTI, qui ont moins augmenté jusqu’à présent, et même décroché en milieu de semaine dernière. Pour autant, ce n’est pas forcément la référence la plus importante aux Etats-Unis, où la production de carburants lourds comme le diesel et le kérosène nécessite l’importation de pétroles plus adaptés.
Le rééquilibrage du marché implique une réduction massive des capacités de production des aciéristes chinois et une concentration plus importante entre les intervenants.
Brandon Craig va succéder à Mike Henry à la tête du groupe australien, leader mondial du cuivre. Si la ligne de conduite de la diversification est affirmée, le nouvel homme fort plaide pour une empreinte géographique renforcée sur les Amériques. Sans exclure des acquisitions.
La justice américaine a donné raison au groupe anglo-australien qui dépensera 500 millions de dollars pour une campagne de forage préalable à l’exploitation de ce gisement géant.
Malgré le déclenchement des hostilités au Moyen-Orient, le gaz américain a affiché jusqu’ici une moindre amplitude de prix que lors des trois mois précédents tandis que le gaz européen a présenté une forte volatilité.
Le blocage du détroit d’Ormuz n'affecte pas seulement l'or noir. Il touche également les exportations de soufre. Ce dernier entre dans les processus de raffinement de plusieurs métaux de transition, ce qui renchérit leurs prix, déjà en forte hausse depuis quelques mois.
Les cours du gaz européen ont atteint un plus haut de trois ans alors que la fermeture de l’usine de GNL qatarie et le blocage du détroit d’Ormuz perturbent ce marché au niveau mondial. Une hausse des prix durable pourrait à nouveau poser un problème d’inflation en zone euro.
Après les sommets historiques de 2022-2023, les cours ont connu une phase de normalisation sur le blé et le maïs, et la bonne campagne 2025-2026 continue à tirer les prix vers le bas. Malgré des tensions persistantes sur les marchés plus financiarisés, et un coût des intrants toujours élevé pour les agriculteurs européens.
Malgré de bonnes performances dans le cuivre l'an dernier, le groupe anglo-australien est pénalisé par la baisse de ses prix de vente et la hausse de ses coûts dans le minerai de fer.
Après une année 2025 difficile, le groupe minier devrait prochainement lancer une augmentation de capital pour sécuriser ses positions financières. La Bourse apprécie peu.
Le groupe a enregistré un repli de ses ventes de 16% sur les neuf premiers mois de 2025 et son résultat net est dans le rouge de près de 600 millions d’euros. Sa dette nette continue à se creuser.
Directeur de la gestion matières premières chez Ofi Invest AM, coauteur du livre Métaux, le nouvel or noir (2023, Editions du Rocher) avec Emmanuel Hache, le gérant analyse la valorisation des métaux critiques, les risques de tensions jusqu’à 2040 et l’urgence de proposer des solutions.
Durant le semestre écoulé, la contribution du métal rouge à l’excédent brut d’exploitation du groupe australien a pour la première fois dépassé celle du minerai de fer.
Le minerai a connu un pic à la fin janvier après des annonces laissant anticiper une forte demande alors que les approvisionnements restent difficiles. Le cours est redescendu mais la tendance de fond reste à la hausse à long terme.
La Banque des territoires entre au capital d’un projet porté par Imerys pour développer la filière du lithium française. Un investissement stratégique qui permet à l'Etat de répondre en même temps à ses objectifs de décarbonation et à ses ambitions de souveraineté nationale.
L'aciériste a publié des résultats en baisse au titre de 2025 mais il anticipe une hausse de la production dans toutes les régions cette année grâce notamment aux mesures de protection mises en place sur le Vieux continent.