Alors que la guerre provoque une extrême volatilité des marchés pétroliers et gaziers, la course mondiale à la sécurité énergétique pourrait renforcer la Chine dans sa position de leader des énergies renouvelables.
L’indice FAO des prix alimentaires pour le mois de mars est en hausse de 2,4% par rapport à février, à cause de la hausse des prix de l’énergie et des engrais, atténuée par l’abondance de la production de céréales.
L’attaque contre deux fonderies d’aluminium à Bahreïn et aux Emirats arabes unis a fait bondir le prix du métal, tandis que le blocage du détroit d’Ormuz entrave l’approvisionnement mondial et pèse aussi sur les prix. Mais l’arrivée prochaine de nouvelles capacités de production en Asie devrait aider à la détente des marchés.
Les corrélations sont nombreuses entre la hausse des prix du pétrole ou de l’énergie et celles des prix agricoles. Encore plus quand 30% du commerce mondial des engrais agricoles transite par le détroit d’Ormuz. Mais les répercussions sont généralement plus longues sur les prix alimentaires.
Malgré la hausse des cours, le système pétrolier mondial a pu contenir le choc lié à la guerre en Iran depuis quatre semaines. Mais cette phase touche à sa fin. Même si la guerre s’arrêtait demain, le déséquilibre entre offre et demande de brut et de produits raffinés mettra du temps à se résorber.
La Maison-Blanche et Wall Street se concentrent sur les cours du pétrole WTI, qui ont moins augmenté jusqu’à présent, et même décroché en milieu de semaine dernière. Pour autant, ce n’est pas forcément la référence la plus importante aux Etats-Unis, où la production de carburants lourds comme le diesel et le kérosène nécessite l’importation de pétroles plus adaptés.
Le rééquilibrage du marché implique une réduction massive des capacités de production des aciéristes chinois et une concentration plus importante entre les intervenants.
Brandon Craig va succéder à Mike Henry à la tête du groupe australien, leader mondial du cuivre. Si la ligne de conduite de la diversification est affirmée, le nouvel homme fort plaide pour une empreinte géographique renforcée sur les Amériques. Sans exclure des acquisitions.
La justice américaine a donné raison au groupe anglo-australien qui dépensera 500 millions de dollars pour une campagne de forage préalable à l’exploitation de ce gisement géant.
Malgré le déclenchement des hostilités au Moyen-Orient, le gaz américain a affiché jusqu’ici une moindre amplitude de prix que lors des trois mois précédents tandis que le gaz européen a présenté une forte volatilité.
Le blocage du détroit d’Ormuz n'affecte pas seulement l'or noir. Il touche également les exportations de soufre. Ce dernier entre dans les processus de raffinement de plusieurs métaux de transition, ce qui renchérit leurs prix, déjà en forte hausse depuis quelques mois.
Les cours du gaz européen ont atteint un plus haut de trois ans alors que la fermeture de l’usine de GNL qatarie et le blocage du détroit d’Ormuz perturbent ce marché au niveau mondial. Une hausse des prix durable pourrait à nouveau poser un problème d’inflation en zone euro.
Après les sommets historiques de 2022-2023, les cours ont connu une phase de normalisation sur le blé et le maïs, et la bonne campagne 2025-2026 continue à tirer les prix vers le bas. Malgré des tensions persistantes sur les marchés plus financiarisés, et un coût des intrants toujours élevé pour les agriculteurs européens.
Malgré de bonnes performances dans le cuivre l'an dernier, le groupe anglo-australien est pénalisé par la baisse de ses prix de vente et la hausse de ses coûts dans le minerai de fer.
Après une année 2025 difficile, le groupe minier devrait prochainement lancer une augmentation de capital pour sécuriser ses positions financières. La Bourse apprécie peu.
Le groupe a enregistré un repli de ses ventes de 16% sur les neuf premiers mois de 2025 et son résultat net est dans le rouge de près de 600 millions d’euros. Sa dette nette continue à se creuser.