La hausse des prix hors éléments volatils comme l'alimentation et l'énergie est restée stable, à 2,7%, mais elle est légèrement supérieure aux attentes.
Les prêts aux entreprises ont redémarré, mais presque uniquement sur des maturités inférieures à un an plutôt utiles pour gérer des problèmes de trésorerie. La remontée des prêts aux ménages permet globalement d’accroître à nouveau la masse monétaire.
Le gouverneur portugais Mario Centeno a essayé de secouer les autres gouverneurs de la banque centrale jeudi, plaidant pour une baisse de 50 pb en décembre face au risque pour la zone euro d’être en retard sur la croissance.
Les indices PMI «flash» confirment une poursuite globale de la contraction, dans la continuité de la baisse constatée depuis juin si on ne compte pas le mois d’août dopé par le tourisme et les JO en France.
L’Italie a attiré mardi un record de 200 milliards d’euros de demande sur deux émissions obligataires par syndication à 7 ans et 30 ans, pour seulement 13 milliards proposés. La révision à la hausse de la perspective de Fitch sur sa notation semble avoir aidé.
Le Fonds monétaire international anticipe toujours une croissance mondiale de 3,2% en 2024, dont 2,8% attendus aux Etats-Unis et 0,8% dans la zone euro.
Le Conseil des gouverneurs a baissé ses taux de 25 points de base, comme attendu. Sans donner de pistes pour la suite, mais avec un discours plus ouvert qu’en septembre.
Les gouverneurs les plus «restrictifs» pourraient renoncer à la réduction de taux «graduelle» préconisée en septembre. Et donc accélérer le cycle par une nouvelle baisse de 25 pb la semaine prochaine.
La production industrielle a progressé de 2,9%, à son rythme le plus élevé depuis trois ans, grâce à un rebond dans l’automobile. Mais cette donnée reste volatile et la tendance est à la baisse avec des facteur structurels de long terme pénalisants.
Les gouverneurs les plus accommodants fourbissent leurs arguments en faveur des baisses de taux. Au point que les plus restrictifs ont commencé à changer de ton.
Sur les marchés, plusieurs économistes estiment que la banque centrale européenne est en retard dans le cycle d’assouplissement nécessaire. Certains arguments peuvent leur donner raison.
Ce nouveau ralentissement des prix en septembre, sous la cible de 2% de la Banque centrale européenne, renforce le scénario d'une nouvelle baisse des taux au mois d'octobre.
Plusieurs indicateurs économiques seront regardés de près par les banques centrales européenne et américaine. TotalEnergies organisera aussi sa traditionnelle journée investisseurs de l'automne.
Malgré la désignation du gouvernement Barnier, les investisseurs s’inquiètent de sa capacité à redresser les finances publiques à court terme. Et la situation pourrait se compliquer avec des emprunts nets records attendus l’an prochain.