Le groupe bancaire UBS a conseillé à certains clients de sa banque privée, particulièrement exposés à la dette privée, de réduire leurs allocations, rapporte le Financial Times. Cette recommandation a lourdement pesé sur le Technology Income Fund de Blue Owl, dont environ 60% du capital provenait de clients UBS, principalement asiatiques. Le fonds a subi environ 400 millions de dollars de retraits au quatrième trimestre 2025, puis des demandes représentant plus de 40% de sa valeur début 2026. L’épisode illustre la dépendance des fonds semi-liquides aux grands réseaux de banque privée, estime le FT.
Longtemps marqués par le lourd héritage de 2008, les gérants et les investisseurs sont désormais dithyrambiques à propos des titrisations des prêts à effet de levier en Europe, également soutenues par un allègement de la réglementation. Mais l’explosion des fonds captifs dédiés aux tranches «equity» a réécrit les règles, et ce n’est pas sans risque.
Les tendances du crédit se sont améliorées en mai, avec une croissance annuelle des prêts au secteur privé repassée à +3,3%, portée par une reprise des prêts aux entreprises.
En dépit de moindres volumes, la valeur des opérations de fusions & acquisitions a rebondi durant ce premier semestre 2026, un début d'année marqué par des transactions de grande envergure. L'intérêt des investisseurs se concentre notamment sur les secteurs des télécommunications, de l'énergie, des infrastructures et de l'intelligence artificielle, relèvent les banques d'investissement.
Sans surprise, la BCE a augmenté de 0,25% ses taux directeurs. Une hausse qui devrait n'avoir qu'un effet minime sur les taux de crédit immobilier appliqués par les banques françaises.
Le modèle hexagonal qui repose sur une combinaison taux fixe et solvabilité des emprunteurs plutôt que sur le tandem taux variable et valeur du bien est défendu. Pour le grand bonheur des banques. Le comité écarte toute idée de changement et alerte sur les risques liés au futur cadre prudentiel européen.
Les banques européennes n’ont pas forcément beaucoup resserré leurs conditions de crédit, les prêts au secteur privé ayant continué à progresser à un bon rythme en avril. En revanche, les agrégats monétaires comme M3 ont vu leur rythme de croissance fortement ralenti pour des raisons techniques comme les transferts des dépôts vers de l’épargne longue.
L'accord de 1,3 milliard de dollars entre Blackstone Life Sciences et la biotech américaine Apogee Therapeutics illustre la maturité d'un modèle de financement non dilutif, qui séduit désormais au-delà des start-up en quête de survie jusqu'aux plus grands labos.
Les régulateurs américains veulent assouplir les exigences de fonds propres des banques afin de les replacer au cœur de l’origination des prêts hypothécaires. Mais le large recours à la titrisation et la forte part de marché prise par les acteurs non bancaires dans le prêt hypothécaire pourraient en limiter les effets.
Les deux groupes américains visent les entreprises et les sponsors qui ont besoin de financement privé en Europe et au Moyen Orient. Le programme s'étale sur cinq ans.
Interrogé par Les Echos sur la crise de confiance «inédite» que traverse le marché du crédit privé aux Etats-Unis, Justin Muzinich, PDG de la société d’investissement Muzinich & Co, spécialisée en la matière, estime qu’il s’agit «du cycle financier habituel» où «l’abondance nourrit les excès» et certains «perdent de vue la relation entre risque et rendement». S’il estime que «des opérations méritent d'être passées au crible dans le secteur de l’assurance aux Etats-Unis», le marché du crédit privé «n’est pas assez important pour causer un risque systémique». Il ajoute que les limites de retraits imposées dans certains fonds semi-liquides vendus aux particuliers n’a rien de surprenant, les fonds ayant appliqué leurs règles de fonctionnement.
Un recours collectif déposé en février allègue que la société avait surévalué la valeur liquidative du BlackRock TCP Capital, avant sa dépréciation de janvier.
Les sociétés de gestion du panel crédit de L’Agefi restent majoritairement dans la neutralité quant à leur exposition au crédit et aux perspectives à un mois. Une douzaine d’entre elles optent toutefois pour la surpondération sur cette classe d’actifs.
Les banques européennes ont toutefois commencé à resserrer les conditions de crédit au premier trimestre, et devraient poursuivre au deuxième trimestre, sachant que le crédit réagit généralement avec un certain délai aux chocs économiques.
Le plan de sauvegarde accélérée valide l'éviction d'EQT, qui avait acquis Colisée en 2021 pour plus de 2 milliards d'euros, au profit des créanciers du groupe.
Malgré les défaillances d’entreprises en hausse un peu partout depuis des mois, les banques détiennent globalement moins de prêts non performants qu’en 2022, notamment issus de l’industrie.
Les investisseurs fortunés ont tenté de retirer plus de 20 milliards de dollars des fonds de crédit privé au cours du premier trimestre, selon le Financial Times. Cela illustre la tension croissante qui pèse sur une classe d’actifs qui avait connu un essor fulgurant pour devenir une force dominante à Wall Street. Les 20,8 milliards de dollars de demandes de rachat ont touché les grands groupes du secteur, notamment Apollo Global Management, Ares Management, Blackstone, Blue Owl et KKR, selon le Financial Times qui a analysé un ensemble de fonds gérant collectivement 300 milliards de dollars. Ils ont honoré à peine la moitié des demandes de retraits reçues.