Les banques européennes n’ont pas forcément beaucoup resserré leurs conditions de crédit, les prêts au secteur privé ayant continué à progresser à un bon rythme en avril. En revanche, les agrégats monétaires comme M3 ont vu leur rythme de croissance fortement ralenti pour des raisons techniques comme les transferts des dépôts vers de l’épargne longue.
L'accord de 1,3 milliard de dollars entre Blackstone Life Sciences et la biotech américaine Apogee Therapeutics illustre la maturité d'un modèle de financement non dilutif, qui séduit désormais au-delà des start-up en quête de survie jusqu'aux plus grands labos.
Les régulateurs américains veulent assouplir les exigences de fonds propres des banques afin de les replacer au cœur de l’origination des prêts hypothécaires. Mais le large recours à la titrisation et la forte part de marché prise par les acteurs non bancaires dans le prêt hypothécaire pourraient en limiter les effets.
Les deux groupes américains visent les entreprises et les sponsors qui ont besoin de financement privé en Europe et au Moyen Orient. Le programme s'étale sur cinq ans.
Interrogé par Les Echos sur la crise de confiance «inédite» que traverse le marché du crédit privé aux Etats-Unis, Justin Muzinich, PDG de la société d’investissement Muzinich & Co, spécialisée en la matière, estime qu’il s’agit «du cycle financier habituel» où «l’abondance nourrit les excès» et certains «perdent de vue la relation entre risque et rendement». S’il estime que «des opérations méritent d'être passées au crible dans le secteur de l’assurance aux Etats-Unis», le marché du crédit privé «n’est pas assez important pour causer un risque systémique». Il ajoute que les limites de retraits imposées dans certains fonds semi-liquides vendus aux particuliers n’a rien de surprenant, les fonds ayant appliqué leurs règles de fonctionnement.
Un recours collectif déposé en février allègue que la société avait surévalué la valeur liquidative du BlackRock TCP Capital, avant sa dépréciation de janvier.
Les sociétés de gestion du panel crédit de L’Agefi restent majoritairement dans la neutralité quant à leur exposition au crédit et aux perspectives à un mois. Une douzaine d’entre elles optent toutefois pour la surpondération sur cette classe d’actifs.
Les banques européennes ont toutefois commencé à resserrer les conditions de crédit au premier trimestre, et devraient poursuivre au deuxième trimestre, sachant que le crédit réagit généralement avec un certain délai aux chocs économiques.
Le plan de sauvegarde accélérée valide l'éviction d'EQT, qui avait acquis Colisée en 2021 pour plus de 2 milliards d'euros, au profit des créanciers du groupe.
Malgré les défaillances d’entreprises en hausse un peu partout depuis des mois, les banques détiennent globalement moins de prêts non performants qu’en 2022, notamment issus de l’industrie.
Les investisseurs fortunés ont tenté de retirer plus de 20 milliards de dollars des fonds de crédit privé au cours du premier trimestre, selon le Financial Times. Cela illustre la tension croissante qui pèse sur une classe d’actifs qui avait connu un essor fulgurant pour devenir une force dominante à Wall Street. Les 20,8 milliards de dollars de demandes de rachat ont touché les grands groupes du secteur, notamment Apollo Global Management, Ares Management, Blackstone, Blue Owl et KKR, selon le Financial Times qui a analysé un ensemble de fonds gérant collectivement 300 milliards de dollars. Ils ont honoré à peine la moitié des demandes de retraits reçues.
Un mois après le début du conflit opposant les Etats-Unis et l'Iran, les banques augmentent progressivement leurs taux de crédit à l'habitat. Ceux-ci pourraient se stabiliser autour de 3,5 % d'ici à la fin de l'année.
Pour éviter une hémorragie qui pénaliserait l'ensemble des porteurs, Apollo est contraint, à son tour, de refermer le portail au nez des investisseurs, n'honorant qu'à 45% les demandes de rachat sur le fonds Apollo Debt Solutions. Prévu dans les statuts des BDC, le mécanisme de « gating » est malheureusement efficace... jusqu'à ce qu'il soit activé.
Les fonds de dette privée ont levé 14,8 milliards d'euros en France en 2025, une hausse de 74% en un an, tandis qu'ils ont déployé 15,9 milliards d'euros dans 379 opérations, selon l'étude annuelle de France Invest et Deloitte. Un rebond porté par les grands fonds et par la forte progression des refinancements.