Nos articles d’actualité et d’analyse sur l'économie japonaise (croissance, politique monétaire, marchés financiers, variation du yen…), son évolution, ses perspectives et son impact sur les principales institutions financières.
La devise qui fait l’objet d’une spéculation depuis des mois s’était affaiblie après la décision de la Banque du Japon, le 28 avril, de laisser son taux inchangé. Or, la devise nippone semble avoir été soutenue ces derniers jours par des achats massifs. Mais les investisseurs doutent de l’efficacité d’une telle action.
Les prévisionnistes interrogés par L’Agefi ont relevé leurs prévisions de taux à 10 ans pour toutes les géographies dans six mois, mais pas toutes dans des proportions importantes. Ils annulent également a priori la perspective d’une baisse de taux de la Fed avant fin octobre. Et remontent un peu leurs espoirs pour le yen.
Bien que le conseil de politique monétaire ait décidé de maintenir le taux à 0,75 %, il est désormais de plus en plus clair que la hausse pourrait intervenir dès le mois de juin à cause de l’inflation potentielle due à la crise au Moyen-Orient.
En dépit d’un taux directeur à court terme inchangé à 0,75 %, la prochaine réunion de juin laisse désormais augurer d’un relèvement. La banque centrale nippone pointe les effets inflationnistes des tensions dans le Golfe
Un protocole d’accord a été signé afin de coordonner les politiques commerciales et de sécuriser les approvisionnements. L’objectif est de s’émanciper de la domination chinoise sur la plupart de ces matières premières.
Sa technologie de conduite fondée sur l’intelligence artificielle équipera à terme 90 % de ses modèles qui seront développés sur une plateforme commune.
C’est leur plus forte exposition à la flambée des prix du pétrole qui rend les devises asiatiques vulnérables à la spéculation. La Banque centrale indienne a pris une première mesure pour contrer la tendance et la Banque du Japon renforce son discours.
L’inflation globale a diminué sous l’effet de nombreuses subventions à l’économie. Mais l’inflation sous-jacente dite «core core» reste élevée, alors que les négociations salariales semblent parties pour une nouvelle augmentation moyenne autour de 5%.
La banque centrale nippone a maintenu son taux directeur à court terme inchangé à 0,75% mais reconnaît les risques inflationnistes que représente la forte hausse du prix de l'or noir due au conflit au Moyen-Orient.
Les économies asiatiques sont plus dépendantes de l’approvisionnement en pétrole et en gaz du Golfe. Si la crise dure, elles verraient l’inflation s’envoler et leur croissance s’en trouverait entamée.
Le dernier trimestre 2025 a vu le taux de croissance atteindre 1,3% en rythme annualisé, soit légèrement au-dessus des prévisions du marché qui s’élevaient à 1,2%. La bonne tenue de la consommation et de l’investissement y est pour beaucoup.
Les économistes ont ressorti leurs calculettes et mis à jour leurs scénarios macroéconomiques avec un pétrole durablement au-dessus de 100 dollars. Un tel choc, ajouté aux droits de douane et à la politique migratoire des Etats-Unis, pourrait amener la Fed à gérer une nouvelle situation de stagflation.
Le groupe nippon trouve un accord avec le fonds activiste sur la valorisation de sa filiale Toyota Industries. En relevant de près de 10% son offre de retrait, le groupe automobile nippon valorise cette société, pièce maîtresse de son projet de réorganisation, pas moins de 30 milliards de dollars.
Les gérants interrogés par L'Agefi anticipent assez peu de changement de taux directeurs dans les six prochains mois, en dehors de la hausse de la Banque du Japon et d’une à deux baisses de la Banque d’Angleterre.
Les indicateurs de consommation et de production sont positifs, l’inflation semble maîtrisée, la Banque du Japon devrait rester prudente avant de remonter son taux directeur.
L’idée d’un « effet Abe/Kishida » reste pertinente pour comprendre la trajectoire japonaise actuelle, même si Sanae Takaichi a une approche plus souverainiste, dans un monde où l’innovation devient un enjeu de souveraineté. La politique industrielle n’est plus conjoncturelle mais structurelle. La large victoire de Sanae Takaichi renforce cette continuité car elle stabilise l’agenda industriel et pourrait accentuer la dimension géopolitique des choix économiques dans un contexte de fragmentation géoéconomique en accentuant la dimension sécuritaire de sa politique industrielle.
La Première Ministre Sanae Takaichi aurait exprimé ses réserves sur la possible hausse des taux auprès du gouverneur de la banque centrale. De quoi agiter les marchés, soucieux d'une dette publique déjà lourde.
En janvier, l’inflation japonaise est tombée à +1,5% après +2,1% en décembre. Presque toutes les catégories de produits voient leurs prix reculer sauf l’alimentation, qui ralentit tout de même nettement.