La possible arrivée d'une proche de Shinzo Abe à la tête du pays a fait décoller les valorisations des actions japonaises et dévisser le yen. Les taux se tendent.
En ce début octobre, les prévisionnistes sondés par L’Agefi ont assez peu changé leurs anticipations, ajoutant seulement une baisse de taux pour la Fed par rapport à début septembre.
Les pessimistes craignent qu’une diminution de la population entraîne une stagnation de l’économie et du progrès, en plus de déséquilibres pour les systèmes de retraites et de sécurité sociale. Les optimistes estiment que la diminution du nombre d’enfants pourrait se traduire par une réallocation différente des ressources.
L’économie de l’archipel est toujours en expansion, mais la divergence s’intensifie entre des services qui tournent bien et une production manufacturière qui souffre des droits de douane.
A la faveur de sa stratégie d’assouplissement monétaire non conventionnelle menée dans les années 2010, la banque centrale est devenue une baleine sur le marché des fonds indiciels cotés d'actions japonaises.
Les principaux indices ont grimpé dans la séance, sur fond de baisse du yen et de perspectives de relance fiscale. Les anticipations de hausse des taux sont repoussées de plusieurs mois.
Les investisseurs n’ont cependant pas modifié leurs anticipations de politique monétaire pour l’automne. Ils restent davantage préoccupés par un possible renversement de Shigeru Ishiba au sein du Parti libéral-démocrate.
Le gouverneur de la Banque du Japon (BoJ) a tenu un discours assez restrictif, qui a pu surprendre ou contenter les investisseurs selon qu’ils croient ou non en un retour de l’inflation au Japon. Les pénuries de main-d'œuvre pourraient être un facteur de stabilisation des hausses de salaires et de prix.
Les taux longs japonais continuent d’être sous pression après l’inflation de juillet et l’échec du parti au pouvoir aux élections estivales à la Chambre haute. La baisse de la demande internationale pèse aussi sur ces obligations.
Le taux imposé aux importations japonaise aux Etats-Unis est fixé à 15%, contre une menace initiale de 25%, y compris pour le secteur automobile qui s'envole à la Bourse de Tokyo.