L’année 2026 pourrait bien ressembler à 2025, année marquée par la grande divergence de performance entre les taux américains et les taux euros ou japonais. Avec partout une tendance à la pentification et à la hausse des primes de terme.
Le yen a atteint un plus bas historique face au yuan «offshore» (CNH), alimentant les craintes d’inflation importée alors que la Banque du Japon (BoJ) se retrouve coincée entre une hausse des prix plus durable et une croissance molle également pénalisée par sa devise.
La BoJ devrait relever ses taux mais le risque d’un dérapage lié aux stratégies de portage sur le yen est plus limité. En revanche, les investisseurs scrutent l’impact sur la pentification des courbes de taux.
La contraction du PIB nippon s’est aggravée au troisième trimestre en raison de la faiblesse des investissements. Pour les économistes comme pour les marchés, la Banque du Japon (BoJ) devrait quand même remonter ses taux en décembre, en prévision notamment de nouvelles hausses de salaires susceptibles de maintenir l’inflation sous-jacente élevée.
Malgré un flou persistant sur l’économie américaine à cause du manque de données depuis la fin du «shutdown», les panélistes de L’Agefi continuent à suivre les mêmes raisonnements que les marchés concernant l’assouplissement monétaire, qui pourrait s’accélérer à la Fed et être terminé à la BCE. Avec les risques, respectivement à la hausse et à la baisse, de ne pas revenir à 2% d’inflation en 2026.
L’inflation est restée stable à Tokyo, où les analystes attendaient une baisse, et la production industrielle a progressé de manière inattendue. Ces indicateurs soutiennent une probabilité accrue de voir la Banque du Japon (BoJ) décider d’une hausse de taux en janvier, ou même désormais potentiellement dès décembre.
Le programme de dépenses publiques initié par la première ministre Sanae Takaichi pourrait compliquer la tâche de la Banque du Japon si l’inflation continuait d’augmenter dans les prochains mois.
La monnaie nippone a poursuivi sa dépréciation face au dollar, dépassant le seuil des 155 yens. Les tensions entre Tokyo et Pékin, autour de la question de Taïwan, et les menaces commerciales, ont pesé sur la devise.
Le PIB japonais s’est réduit de 0,4% au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent, inversant la tendance du deuxième trimestre 2025, principalement en raison des droits de douane. Si elle durait, la faiblesse de la consommation des ménages pourrait compliquer la décision de la Banque du Japon de remonter son taux directeur.
Pour les investisseurs interrogés par L’Agefi, la situation sur les taux de la Fed demeure d’autant plus floue que le blocage administratif (shutdown) ne permet plus d’avoir de données précises sur l’économie américaine. Le prochain mouvement de la BCE dépendra des risques sur la croissance, donc aussi du contexte extérieur.
La production et les ventes mondiales du groupe nippon en septembre ont tiré parti d’une demande dynamique aux Etats-Unis et d’une bonne résistance sur le marché européen.
Les données d’inflation renforcent l’idée d’une hausse de taux dès ce jeudi, mais la banque centrale japonaise devrait d’abord adopter un nouveau ton pour apprivoiser le nouveau gouvernement.
La candidate du Parti libéral-démocrate au poste de Première ministre a noué, in extremis, un accord de coalition avec un petit parti de centre-droit. Le Nikkei 225 se rapproche désormais des 50.000 points.
La rupture de l’accord parlementaire historique entre le Parti libéral démocrate et son allié, le Komeito, pourrait empêcher Sanae Takaichi d’être élue première ministre.
La possible arrivée d'une proche de Shinzo Abe à la tête du pays a fait décoller les valorisations des actions japonaises et dévisser le yen. Les taux se tendent.
En ce début octobre, les prévisionnistes sondés par L’Agefi ont assez peu changé leurs anticipations, ajoutant seulement une baisse de taux pour la Fed par rapport à début septembre.
Les pessimistes craignent qu’une diminution de la population entraîne une stagnation de l’économie et du progrès, en plus de déséquilibres pour les systèmes de retraites et de sécurité sociale. Les optimistes estiment que la diminution du nombre d’enfants pourrait se traduire par une réallocation différente des ressources.